LA FRANC-MACONHfiRIB
pour allumer dans les âmes des flammes violentes, et attiser les passions les plus pernicieuses. En effet, dans le domaine de la connaissance et de la science, ils répudient la lumière céleste de la foi : or, ce flambeau éteint, Tesprit humain est d'ordinaire entraîne dans Terreur, ne distingue plus le vrai, et vient facilement sombrer dans les bas fonds d'un abject et honteux matérialisme. En matière de mœurs, ils rejettent dédaigneusemont Téternelle et immuable raison, et méprisent Dieu, souverain législateur et suprême vengeur; ces fondements enlevés, il ne reste plus aux lois de sanction convenable, et la règle de la vie ne relève plus que de la volonté et du caprice des hommes. Dans la société, la liberté sans mesure, qu'ils prôpeht et poursuivent, engendre la licence : la licence est suivie. du renversement de Tordre, le plus grand et le plu^s funeste fléau de la chose publique. De fait, 0n n'a pas vu de société plus hideuse et plus misérable, que celle où de pareilles doctrines et de tels hommes ont pu prévaloir quelque temps. Si de récents exemples n'en faisaient foi, on se refuserait à croire que des hommes, transportés par la fureur du crime et de l'audace, aient pu se précipiter dans de si grands excès, et, retenant par dérision le nom de liberté, se livrer à des saturnales de meurtres et d'incendies K » Oh I je le sais, ces conséquences, tous les francs-
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maçons ne les veulent pas; il en est même qui les ont en abomination. C'est que, pour Thonneur de l'humanité, il n'est pas possible à l'homme de détruire, jusque dans leurs racines, tous les principes de rectitude que Dieu a mis à la base de sa nature intellectuelle. Plusieurs francs-maçons conservent même dans leur cœur un reste de cette bonté et de cette compassion que le Créateur y a répandues en le façonnant. Apres avoir vu les horreurs de la Commune de Paris, un homme qui avait occupé l'une des hautes dignités de la Franc-Maçonnerie, écrivait, en 1872, à un journal catholique : «Vous ne me connaîtrez jamais personnellement... Il arrive aujourd'hui que parmi nous, francs-maçons, beaucoup se trouvent, sinon complètement, au moins en quelque chose, dans ma situation d'esprit Plusieurs, même des grades élevés, n'avaient pas soupçonné que la Secte à laquelle ils promettaient de renverser les monarchies et l'Église catholique exigerait un jour remploi des moyens sauvages de la Commune, et s'appliquerait à dépasser l'Internationale... Ils s'aperçoivent avec terreur que la politique, la diplomatie et la fortune sont devenues le partage de la canaille pétrolienne... Dieu tire le bien du mal, et la Franc-Maçonnerie, telle qu'on l'a connue, puissante, formidable par ses ramifications immenses, s'éten^ant des sommets du pouvoir aux échoppes de l'artisan , cette Franc-Maçonnerie va disparaître. Elle sera remplacée par des
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associations de brutes et d*iinpies , qui passeront sur le corps de« la société, lui feront des plaies horribles et se noieront dans le sang qu'elles auront versé, avec leur propre sang. »