‹ La Franc-maçonnerie et les moyens pour arreter ses ravagesChapitre 46 sur 78 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

I<a Franc-Maçonnerie anéantit la patrie*

Il est, pour tous les peuples, une chose sacrée, plus sacrée que la liberté, plus précieuse que la vie, c'est la patrie. Ce mot résume ce que l'homme à de plus cher : « Tout Tamour qu'on a pour-soimême, pour sa famille et pour ses amis, dit Bossuet% se réunit dans l'amour qu'on a pour sa patrie, où notre bonheur et celui de nos familles et de nos amis est renfermé. » Car la patrie, c'est la société des choses divines et humaines; c'est le pays, c'est le repos et la sûreté de la vie, c'est 'a gloire, c'est la douce religion. Oui, la religion, qui ennoblit, sanctifie et divinise tout ce qu'elle touche, donne une force toute particulière à l'amour de la patrie ; elle le revêt de la vertu d'en Haut, parce qu'elle est le lien qui rattache la patrie de la terre à la patrie *du ciel. La patrie est donc ce que nous devons le plus aimer ici bas, plus

1. Politique de r Écriture sainte, liv. .1, a, 6. Saint Augustin «DseigQe la môme chose, dans son traité du Libre arbitre, liv. I, N. 32.

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même que nos parents K Fût-elle ingrate et injuste envers nous, nous devrions encore, à l'exemple de Jésus-Christ, lui conserver toute notre affection et verser des larmes amères et abondantes sur ses malheurs ; car « il n'y a plus de joie pour un bon citoyen quand sa patrie est ruinée '. » Une des plus grandes récompenses que le sénat romain pût accorder à un citoyen était de déclarer qu'il avait bien mérité de la patrie. Saint Augustin, dans sa lettre CIII (ailleurs CCLIII), rapporte l'opinion de Nectaire, qui soutenait que ceux qui ont bien mérité de la patrie ont une place à part et plus élevée dans le ciel et qu'ils habitent davantage avec Dieu '. Par contre, le crime de lèsepatrie a été scppolé parricide par toutes les nations; c'est un parricide si monstrueux qu'il renferme en lui seul la malice et la noirceur de tous les autres crimes : l'homicide, le parricide, le sacrilège, en un mot, tous les forfaits et toutes les scélératesses, dit saint Augustin, sont contenus dans le parricide de la patrie ^. Aussi, les séditieux

1. « Quanta ait charitas patriœ, qnoniam nosti, prœtereo; sola est enim quie parentum jure Tineat aifectura. » Saint Augustin, Épitre 90, aiUeura201.

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