‹ La Franc-maçonnerie et les moyens pour arreter ses ravagesChapitre 56 sur 78 · s. Matthieu f ch. xxii · texte numérisé non relu

s. Matthieu f ch. xxii

2. « Reddite quœ sunt Caesaris Csesari, et quœ sunt H^ï, Oeo, id est, imagioem Gœsaris, Gœsari, quœ est in nummo, et imaginem Dei, Deo, quœ est in homine, ut Cœsari quidem pecuniam reddas, Deo temetipsum. » De Idotolatria, cap. xv.

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chrétien, dirai-je avec saint Jean-Chrysostome, lorsque vous euteadrez dire qu'où doit remire à César ce qui est à César ,.il ne fai^t pas y comprendre ce qui offense la piété et la r^igion, car, ce qui est opposé à la foi et à la vertu n'est pas rimpôtetle tribut de César^maifi celui duDiable ^ » La politique des curés ne consiste donc pas en d'autre chose qu'à empêcher les hommes de payer le honteux et criminel tribut de Satan, que son exacteur^la Franc-Maçonnerie, vient extorquer en son nom par le mensonge et la menace.

Épouse du Christ, qui est la sagesse éternelle^ par qui les rois régnent et les puissants rendent la justice,, l'Église plus que qui ce soit pourrait faire de la bonne politique. Aux siècles de foi. quand sa maternelle influence était acceptée, il y avait encore du mal dans les sociétés, et il y en aura jusqu'à la fin du monde, parce que jusqu'alors Satan agira avec les trois concupiscences ; mais, dans ces siècles, le mal était flétri et condamné^ et l'abominable justification des faits accomplis aurait soulevé Tindignation publique. Alors il y avait des guerres, mais l'Europe n'était pas comme un vaste camp retranché , la triste nécessité d'en-

1. « Tu autem cum audie, reddenda esse Cœsari qu2B sua sunt, illa solum dici non dubita quae pietali et religioni nihil officiant; nam quod fidei ac virtuti obest, non Csesaris, sed Diaboli tributum et vectigal est. In S. Matthxumy cap. xxn. C'est le commentaire de cette parole des Apôtres devant les exigences injustes de la tyrannie : Obedire oportet Deo tnagis quam hominibus, Act.f v, 29.

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rôler tout ce qu*îl y a de valide dans la population et d'enlever, en temps de guerre, tous les bras à l'agriculture et à l'industrie, y était inconnue : les batailles étaient le cboc de deux armées, et non de deux nations entières qui se ruent l'une sur lautre. L'Église est partout exclue de la politique ; elle s'abstient même de donner des conseils, parce qu'ils ne seraient pas reçus ; et quand elle élève la voix pour revendiquer ses droits foulés aux pieds et défendre l'honneur et les intérêts de ses enfants, la Franc-Maçonnerie l'accuse d'usurper les droits de César et va jusqu'à la rendre responsable des calamités que la main de Dieu déchaîne sur les peuples. Ces calomnies ne m'étonnent pas de la part des impies et des incrédules. Le Sauveur a. ait : Le disciple n'est pas au-dessus du maître : s'ils m* ont persécuté y ils vous persécuteront. Le Sauveur a été persécuté et crucifié ; il a passé pour un séditieux; ses ennemis Font accusé devant Pilate de soulever le peuple et de mettre la perturbation dans toute la Judée, après avoir bouleversé la Galilée ' ; et leurs accusations eurent un td succès dans le peuple, que Jésus, le juste, le saiat par excellence, qui avait passé en faisant le bien, fut mis au nombre des scélérats. Pilate ne fut point surpris de la conduite des chefs qui excitaient la multitude contre le Sauveur : il savait qu'ils étaient convaincus de son innocence,

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