‹ La Franc-maçonnerie et les moyens pour arreter ses ravagesChapitre 71 sur 78 · Genèse xiv · texte numérisé non relu

Genèse xiv

vérité, aux ennemis jurés de la Papauté et de l'Église. Mais c'est là évidemment une folie! c'est plus qu'une folie, c'est une apostasie. Le prêtre serait alors de ce monde que Jésus-Christ a maudit; il serait ce sel affadi qui n'est bon à rien, pas même à être jeté au fumier \

Mais, si se déclarer pour les bons contre les mauvais et prêter son concours énergique aux entreprises des premiers contre les seconds, c'est de la politique, eh bien, politique soit! C'est de la politique de Jésus-Christ et des Apôtres; de cellelà, le clergé ne peut s'en abstenir; au contraire, il doit en faire de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces, à Taulel, en chaire, au tribunal sacré, dans les catéchismes, au chevet des moribonds, partout, le jour et la nuit : la nuit, en réparant ses forces, pour mieux travailler le lendemain au règne de Jésus-Christ; le jour, en faisant converger vers cette fin sublime ses pensées, ses aspirations et ses actes. Que feraitil de son sacerdoce et du dépôt sacré de la foi, s'il ne travaillait à établir le règne de Jésus- Christ? Le feu pourra oublier sa vertu, le soleil pourra cesser de briller au firmament ; mais j amais le prêtre selon le cœur de Dieu ne cessera de puiser dans le cœur de Jésus le feu de la charité pour en embraser la terre ; jamais la parole évangélique ne sera enchaînée sur ses lèvres et ne

i. s. Luc, iiv, 35.

cessera d'éclairer tout homme venant en ce monde. Et sî, parce qu'il s'est déclaré ouvertement le champion de la cause de Dieu, quelques hommes prennent en haine son ministère 4»acerdota) et perdent leur àme, ils n'auront à se plaindre que d'eux-mêmes et de leur malice. Le bon prêtre, en un certain sens, a été, comme Jésus, établi pour la ruine et la résurrection d'un grand nombre en Israël^ et en signe que ton contredit *.

///. — Nécessité de t action.

Le terme nalurel, le couronnement de Tunion et de l'organisation, c'est l'action. L'union fait ♦ la force ; la force trouve son instrument dans l'organisation ; mais la force et l'instrument sont pour l'action, et ils n'ont pas d'autre raison d'être. Donc agir, agir encore, agir toujours, telle doit être la règle des catholiques. La bonne cause compte, surtout depuis quelques années, de valeureux champions, des hommes de convictions énergiques et d'un cœur généreux, qui agissent vraiment comme de bons soldats du Christ : Labora sicut bonus miles Christi^] ils sont un beau spectacle pour Dieu, pour les anges, et pour les hommes. Mais, hélas ! il faut le dire — ^et telle est la cause principale de nos malheurs — la grande masse des catholiques est demeurée jusqu'ici inaclive et

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