‹ La Française; comédie en trois actesChapitre 11 sur 35 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Chez Gontier. L'n salon banal, yieux et froid, qui a été envahi peu à peu par les établis de tourneur sur bois, les accessoires de chasse et dépêche. Sur le grand côté oblique de ya che, au milieu, une porte-fenêtre donnant sur une pièce d'eau qui baif^ne les murs du château. De chaque côté de cette porte, à un mètre du sol, une grande baie vitrée de petits carreaux. A.\i travers de celle du fond, on aperçoit une tourelle de pierre. Au premier plan, à gauche, une porte cintrée donnant accès à l'autre tourelle. Sous la baie la plus rapprochée de la rampe, un canapé Sous l'autre, un tour à pointes. A gauche de la porte de la tourelle, deux fusils de chasse et un carnier, de l'autre coté, deux cannes à pèche, une épuisette et un seau en ziuc à poissons. Entre la porte-fenêtre et la baie du fond, à des crochets, des chapeaux de paille pour la pêche, bon marché et usés. A droite, une grande porte donnant sur le jardin. Au cieuxième plan, une vieille cheminée à manteau. Une étagère suspendue, avec une trentaine de volumes, nn râtelier de pipes. Au-dessous, un fauteuil Voltaire. Devant la cheminée, une table avec des journaux, un buvard, une papeterie, une lampe à pétrole coiffée d'un abatjour vert. Au milieu, un peu au fond, une grande table Louis XIII témoignant d'un ancien luxe, entourée de sièges. Dans les coins, des morceaux de bois, des balustres non achevés. Au plafond enfumé, des poutres épaisses. Le sol est dallé. Un tapis sous la table près de la cheminée. .

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