LETTRE DE M. DB
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pa Hano ^^
Itciliition, do Premier Consul, de la ReslauralioD nnce orientale. Quelle grandeur elle aura dans ,r! Telle qu'elle est, à ses débuts, elle fait avec le lunade civilisé un commerce annuel d'une quaran- ^ mine de millions, dont les trois quarts sont dans ^Wea mains françaises, commerce rudimentaire k < ^biffre de 40 millions, mais destiné à recevoir ledév ^^ppement que comporte un territoire plus grand que I U France, plus riche, et qui, placé sur la route ot (lu commerce qui s'ouvre entre l'Ausiralasie, l'Ei ■■t l'Afrique orientale, deviendra l'enlrepiît nécessaire de ce commerce, remplissant ainsi, en Tace élïQiluedu continent africain, depuis le cap de Bonne- Egpérance jusqu'au delik de l'Equateur, le rûle de ~ s-à-via de la côte asiatique, avf;c et
, différence que l'îlot anglo-chinois de Ilong-kong
produit rien par lui-même, tandis que Madagascar Ljoudra aus transactions dont il sera l'intermédiaire, 1 ressources intrinsèques d'un grand pays Là, dans cette possession que l'on vous conseille ni'abandonner, et qui tombera aux mains de nos
s l'abandonnez, là est la compensation des sacrl Sbes nécessités par d'autres entreprises, moins
■e, mais qui ont été rendues inévitables par la fiiblesse et l'insouciance de notre diplomatie, LJance que l'on s'était accoutumé à prendre pour de la jugesse, dans l'état d'esprit engendré chez nous p: une longue désuétude de la vie publique, préparant Ii désastres où le gouvernement impérial a sombré, et les
I. Ce poiDl de vue est signalé dons uns remarquable éluda allribu''e i l'amîrnl Fonmier, let Coloniei Mceiaaîret. Pari», Puai Olleodorf. 188B,
discordes civiles qui ont ensanglanté l'avènemi notre troisième République. Là est la réparatî nos forces. Là est le relèvement de notre marim cbande et militaire. Là tous avez, en outre des i lions stratégiques et topographiques, l'espérienc faite, et qui se poursuit avec succès, d'un recrut facile, abondant, de matelots, d'hommes de pe; toute sûreté, auïiliaïres excellents des équipa^ vos (lottes dans les mers chaudes du globe. Li avez, dès maintenant, pour vos diverses industri sCrs débouehés et de sûrs retours de matière: mières. Là vous aurez, aussitôt que vous le voi ne fût-ce que dans la perception des droits de di des sommes plus que suffisantes pour couvrir to frais, toutes les dépenses de l'occupation et de la nisation. Que de sources de prospérité! que ments pour la solution de la crise sociale qui sé< notre pays I n
Voilà ce qu'il faut faire de Madagascar : une c française de peuplement aous la souveraineté t de la France, une terre française et un marché n soumis à notre loi, oii personne autre que nos i
NAtlX [PAHMI LESQUELS SONT COMPRIS TOUS LES GÈNES DE l'île, SANS EN EXCEPTER LES HOVAs)
d'immunités que ce qu'il nous conviendra d'ace Nous serons chen nous. La maison pourra être . talière, l'étranger pourra y Être admis mais il ne j être l'égal du maître de la maison. La France seu être maltresse,
La politique du parti inféodé à notre grande ^ d'Outre-Manche en sera contrariée. C'est ui malheur. Notre devoir et notre métier de Françai pas de prêter la main aux Humanitaires qui, per
LETTKE DE M. DE XAHT. >^^^^
q«e c le monde est destimé à de\-emir am^io-saxon et que ce sera un bien », s*ingèrent de seconder le Destin et renient faire de Madagascar qui est à nous, ane province anglaise, comme ils ont fait naguère du Lessouto <rû était aux Boêrs, du Zambèze qui était Portugais* ^^ rOoganda qui était à nous, de Zanzibar où nos «iroits égalaient ceux de TAngleterre et de TAllemagne, «le. Sans prétendre recouvrer ce qui, grâce à eux est irrémédiablement perdu, nous nous permettons de croire que la civilisation française en vaut une autre <^t que rintérèt français est respectable autant que n'importe quel autre. Nous avons été assez spoliés! Pour le bien de THumanité, comme pour notre honneur, il n*est pas nécessaire que la France abdique ou partage le règne dans un domaine qui fait partie inté* grante de notre patrimoine national.
Notre nation se doit à elle-même d* asseoir enfin sa iouperaineté sur sa grande île de la mer des Indes, la plus ancienne possession française dans ces parages, ^tla plus vaste de toutes, la plus belle, la plus féconde, ^^plus importante à tous égards, la plus facile à conserver, la plus nécessaire au développement de notre puissance maritime, industrielle et commerciale, la seule où ne soyons gênés par aucun voisinage, celle en un mot où se trouvent accumulées, sur un territoire «lu moins égal à celui de la France européenne, toutes fes conditions de prospérité qui font de cette France ORIENTALE le plus précicux domaine où puisse s'exercer l'activité de notre nation.
De Mauy.
PREMIERE PAhii;.
liA REPRISE DE POSSESSION ET L'ADMINISTRATION DE SYLVAIN ROUX
d'après des documents inédits