LETTRE DE M. DE MAHY. XXV
3S, véritable Normandie tropicale comme Ta êminent officier de notre marine, M. Tamiral ; de Langle qui a visité et exploré le pays, vous avez, dans la plus grande partie du pays, at excellent, où les Européens peuvent vivre .iller comme en Europe, et dans certaines seulement, des endroits insalubres faciles à où bon nombre d'Européens sont, au sur- ;jà établis avec leurs familles et font un compuctueux. Là, nous avons Tespace, et aucun )Our nous inquiéter et nous gêner. Le pays trois millions d'habitants divisés en tribus disdispersées sur un territoire aussi beau, aussi uè la France et dont la majeure partie est absoiride d'habitants.
i seule de ces tribus nous est hostile, ou pour lire le gouvernement d'une seule tribu, gouînt détesté dans l'île entière, même dans sa peuplade, qui ne demande qu'à en être déli- 3Utes les autres tribus se réclament de notre neté par des traités nombreux formant une n interrompue, où lé droit antérieur et supéla France est chaque fois reconnu, proclamé ué par les naturels eux-mêmes- Là, nous poujs étendre et diriger un salutaire courant d'im- •n française, sans risquer de léser les droits els ni les intérêts des indigènes, car, encore ), l'espace ne manque pas. Là, vous pouvez iblir sans exciter la jalousie des hommes du ar — circonstance d'un intérêt primordial l s'agit de colonisation — la proportion des dépasse de beaucoup celle des hommes et avec un ^Prançais est recherchée dans les
familles indigènes comme un très grand hoimeur-
a Là, vous ëles atteodus par des populations amies où de nombreux Français ont déjà fait souche et ont donné naissance à des générations métisses trsE fécondes, trËs intéressantes, parlant français et qui sont vfltres.
a Voua ne pouvez pas les abandonner, elles, et les tribus que vous avez compromises, vous ne pouvei pas livrer tout ce monde ans vengeances de l'oligafchie usurpatrice dont les attentats n'ont été que trop favorisés par nos faiblesses passées.
« Il ne s'agit pas, au surj>lus, d'exterminer la peu* plade hova dont le gouvernement actuel nous est ho^ tile; il s'agit simplement de la faire rentrer dans 1$ rang, en la délivrant elle-même de la tyrannie qniU, tient sous le joug et qui se sert d'elle comme d'un i(i*M trument de révolte contre nous, de destruction contin les autres tribus de l'île. i
a Elle et les autres bénéficieront de notre présenc*>! de notre industrie, de nos capitaux, de nos lois, debliberté et de la douceur qui accompagnent parioulli! souveraineté de la France, car, faut-il le répéter, encore, il ne s'agit pas de détruire ou d'opprimer telle' ou telle tribu de l'Ile.
Le Byropatique et généreux génie de la France i*' s'accommode pas de ces proscriptions. Le Français nij fait pas périr les races à c(\té desquelles il s'implanUr il les adopte et s'y allie, les épouse, les assimile, Iw élève à la civilisation par les liens du sang, par la proi pagande, par la salutaire contagion des idées et deH mœurs, par le bienfait de nos lois tutélaires. C'est ainsi que notre troisième République réalisera li pensée traditionnelle de Richelieu et de Colbert, delS
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