‹ La France à Madagascar, 1815-1895Chapitre 20 sur 71 · Archivea du I · texte numérisé non relu

Archivea du I

Il«UDiol

Prospérité. Le capitaine Bancks % qai commandait la goélette, fut arrêté.

« Lorsque j'appris ce fait, écrivait M. Milius à Jean René, je crus ne pas me tromper en soupçonnant le capitaine seul d'avoir abusé de votre pavillon pour couvrir un honteux trafic dont le profit devait lui être entièrement personnel, et j'eus la satisfaction d'apprendre que je ne m'étais pas trompé. Disposé cependant à faire une exception en faveur d'un pavillon ami, il a fallu toute la rigueur des obligations que la loi de mon Souverain et de tous les souverains réunis de l'Europe m'impose pour persister dans les mesures de sévérité que je ne pouvais éviter de prendre sans me compromettre. Dans la position pénible où je me trouve par rapport à vous, j'ai du moins la certitude que vous êtes séparé de la cause qui nous occupe, et le plaisir de voir que vous n'avez pris aucune part aux tentatives de cette fraude. » M. Milius terminait sa lettre en annonçant qu'il allait demander au roi l'autorisation de rendre à Jean René la goélette confisquée.

M. Sylvain Roux, lui, n'y mit pas tant de formes et manifesta en ces termes son indignation au chef de Tamatave :

a Comment se fait-il, mon cher Jean René, que ne comptant avoir que des choses agréables à vous

Page 1