Homme à gages
«*e sa lovaal^ ordinaire. STlrain Ronx, aprcs mymr éil qo* I* sicnr Daittt est o dcconsi<)<'-ré de tous ». ajocuil : ■ Je ne sais pas s'il le mérite »,
Qu'il le mériïit on non, le fait cert:iia est que »o*r* a|*eBt était on personnage vaniteux et incapaUe, et que réellement ■ mieux valait ne pas ■Toir d'agy^t à Tamatave que d'y avoir celui que Boas ayioBS k.
Tek éUiral. tant à Sainte-Marie que dans nos résidences dirers«s, les auxiliaires sur lesquels le eommaDdant de Madagascar devait faire fond pour or^^niser son administration intérieure et nouer «a maintenir ses relations avec les chefs indigènes.
Disons-le : le* seuls hommes qui secondèrent rffJImx-nt le chef de noire expédition furent quelque» traitants dc\-ooes, pour la plupart \-ieux Madagascjiricns, comme Lagardère. Arnoux, Alfarand, Canyon, tous ayant comme lui le feu sacré. Il trouva aussi un utile concours dans les chefs de Sainte-Marie, dont il obtint proinptement l'abéis- Mnco et le serment de vassalité, le respect et le déx-oucmenl. Va autre chef lui fut aussi très utile : Jacques GlonH, un Français, régent de Tanibée pendant la minorité du jeune prince Mandi-Tsara, iini avait été confié à Sylrain Roux.
OVsl nu milieu de tant de c.-iuses diverses de
troubles et de chagrins, entouré de tant d'éléments
d'insuccès, n*ayant plus que quelques hommes
^'•(«bout autour de lui, malade lui-même, c'est
ce moment que le commandant apprit la grave mesure que prenait le gouverneur de Bourbon : on lui retirait la Bacchante.
Il lui fallut protester encore et il le fit en ces termes :
« Si vous gardez chez vous la Bacchante et que nous soyons réduits a n'avoir ici que la flûte la Normande^ toute désarmée et amarrée à quatre amarres, comment pourrai-je garantir rétablissement d'aucunes insultes qui pourraient nous être faites, soit par les naturels de la Grande Terre réunis à ceux de Sainte-Marie, soit, ainsi que le craint lui-même le ministre, de la part des pirates sortis de l'Amérique méridionale ou des Antilles? Les Malgaches, monsieur le gouverneur, ne sont contenus que par la vue d'un bâtiment prêt h les corriger s'ils se livraient à leurs penchants et à leurs coutumes d'assassiner les Européens qui viennent s'établir dans leur pays. Ils s'inquiètent fort peu d'un bâtiment réduit à la condition d*un ponton, mais redoutent à l'excès la présence d'un bâtiment flottant, et surtout d'un bâtiment armé.
« Si M. Frappas, au lieu de s'amuser a faire la traite des nègres, eût fait ce qu'il devait faire, et ce qu'il avait promis au ministre, en mettant le plus grand zèle dans l'exécution des ordres qu'il recevait de moi, j'aurais pu alors expédier ce bâtiment pour la côte du N.-O. de Madagascar, y sonder les dispositions du puissant chef des
MADACASCAK.
Suoalavea, tâcher de faire avec lui des traités susceptibles de nous (iffiir la tranquillité du côté de Radiuna, qui, s'il n'est pns contenu dans son nmbilion par la crainte de voir son pays envahi pendant qu'il serait absent, finirait panions donner beaucoup d'inquiétudes, par rapport aux projets du gouvernement sur Tintîngue et autres lieux de la Grande Terre.
« Monsieur le gouverneur, daignez rendre la vie et l'activité à notre étnblissecnent en rapportant votre arrêté du 3 avril relativement à la Bacchante. Sa Majesté, en me nommant, sur la proposition de S. E., commandant des établissements français formés et à former à Madagascar, a sans doute entendu que ce titre ne serait pas illusoire. »
Il lui fallut en outre mettre de nouveau sous les yeux du gouverneur et ses instructions et les ordres donnés par le ministère à M. Frappas.
On sent toute l'arnierturae qu'il y a dans ces lignes : Sa Majesté, en me nommant, sur la proposition de S, E., commandant des établissements français formés et à former à Madagascar, a sans doute entendu que ce titre ne serait pas illusoire.
Illusoire I et ce n'était pas autre chose.
Oui, ce titre était illusoire !
Illusoires, les ia.struetîons données h M. Sylvain Roux!
Illusoires, les pouvoirs à lui conférés!
Illusoires, les projets forni'
'es! ^^
Illusoire tout, puisqu'on avait placé le commandant sous les ordres immédiats d'un homme qui, non seulement ne connaissait pas Madagascar et ne paraissait pas se soucier d'y venir — malgré les invitations sans nombre que lui adressait le commandant, — mais encore semblait avoir un parti pris de résistance, de dénigrement et d'hostilité contre tout ce que faisait ou voulait faire le che( mis à la tête de l'expédition de Madagascar et contre l'expédition en elle-même.