‹ La France à Madagascar, 1815-1895Chapitre 42 sur 71 · LES FOUETS · texte numérisé non relu

LES FOUETS

Sor tous les points de notre territoire dont il vient d'être parlé, il existe des forêts. Les arbres sont de hante futaie, très droits et de bonnes essences. L'exploitation en est facile, mais il faudrait ne s'y liTrer qu'avec une excessive prudence, de crainte d'enlever aux terres cultivables ces abris naturels.

Toutefois on peut trouver excessive la défense absolue qui est faite aux colons d'Anamakia, notamment, de demander à ces forêts les bois nécessaires pour la construction de leurs maisons ; aussi sont-ils obligés de loger dans des paillottes dont quelques-unes sont dans le plus misérable état. Rien n'empêcherait que Ton ne marquât certains arbres, en décroissance, et qu'on ne permît aux colons de les travailler et de les employer.

De même doit- on penser qu'il n'est pas de bonne administration d'avoir transporté aux montagnes d'Ambre — au prix de quels frais et do quels sacrifices! — les matériaux nécessaires a lu construction du pavillon et du poste que Ton entendait y établir, alors que sur les lieux on pouvait trouver tous les bois nécessaires, pièce», planches et bardeaux.

333 KABAG&BCAR.

Mfiishi constructiou même de ce pavillon élaitellc chose uccessaire? On l'appelle un sanatorium, et nous croyons en eiTet que l'air que l'on respire sur les montagnes d'Ambre, que nous avons visitées, est snlutaiie et vivifiant. Mais, en l'état, ce sanatorium uc pourra jamais profiter qu'à l'administrateur qui aura les moyens de se faire transporter sur les lieux et d'avoir des correspondances très coûteuses avec la ville pour son appruvisionuement.

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