COLONISATION
Le ehilTrc de la population :
44G7 âmes ', savoir :
Indigènea et Comoriens
Vëuiu dea culniiiea frunçsises
(nolainmont de la Réniiion)..
Venus de France (7 compris lee
Venus de letranger (y compris
tes Mauriciens)
Le nouveau venu à Madagascar se trouve aux prises avec deux facteurs de ce climat : la chaleur, et les émanations telluriques, l'un et l'autre porta
a Iriplé.
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de rudes atteintes a Thomme qui n'est pas né sur
ce sol.
Autant que possible T Européen n'y doit arriver qu'à partir du mois de mai jusqu'en octobre. Il a ainsi le temps de s'accoutumer aux nouvelles conditions de son existence ; il doit être revêtu de laine, sur la peau même, car les transitions brusques de température sont fatales. Les vêtements doivent être de couleur blanche; une sobriété parfaite est exigée, car les excès, en tous genres, sont les meilleurs auxiliaires de la malaria.
Un des meilleurs moyens d'éviter la fièvre est de vivre, non dans l'isolement en rase campagne, mais dans les centres de population : l'agglomération humaine qui, ailleurs, crée la fièvre typhoïde et autres maladies infectieuses, est un préservatif de l'intoxication tellurique. On a reconnu qu'au centre des villes situées dans les plaines marécageuses, la fièvre ne sévit pas. Il est donc nécessaire de créer des bourgs peuplés. Nulle part, la fièvre n'a fait plus de victimes qu'au poste de Mahatinzo, où l'on avait voulu construire un sanatorium pour les troupes. Le sanatorium n'est possible, dans ces climats, qu'à une altitude égale ou supérieure à 3 000 mètres.
En ce qui concerne l'amélioration du climat — et la destruction des effluves palustres par des travaux de drainage, de canalisation, les effets de ces tra-
vaux — . dans 1rs climats torrides sont hypothétiques et beaucoup plus théoriques que dcmontrés. Le
reboise me ut, riques, a du
nations tellul'avantage d'améliorer le climat pport ihermoin citrique et de fournir des ombrages salutaires.
On ne peut guère espérer un acclimatement individuel définitif sur le littoral, s'il s'agît d'hommes de race européenne, surtout d'hommes du Noid, et il plus forte raison d'hommes accoutumés à un certain bien-être.
Les créoles de Bourbon, de Maurice et des autres colonies sont mieux en situation de fournir les éléments d'une colonisation à Madagascar.
Aux uns et aux autres les hauts plateaux de l'ile Bourbon offrent, à proximité, des sanatoria de premier ordre, où il faudra indispensablemeni .lillent se retremper quelquefois, à moins I ne leur facilite l'accès des platcuux de la montagne d'Ambre.
Voilà pour ce qui concerne l'individu. An regard de sa descendance, on peut malheureusement être affirmalif.
Le meilleur moyen de constituer une population douée des aptitudes nécessaires pour résister au climat est l'union avec les filles du pays. C'est nthropologiquc , historiquement
lent hvfi^îéuiques.
consistant à se préserver du soleil, à user quotidiennement de bains froids, à se nourrir convenablement, à ne jamais coucher en plein air, à sortir le moins possible la nuit, à se soumettre de temps en temps aux préparations de quinquina pendant quelques semaines, elles relèvent de la médecine courante et n'ont pas besoin d'être indiquées ici.