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MADACASCAB.
»e sont TD brusqoFiDent et même brutalement rf-tirer l«s portions de terre où îU étaient arrivés à s'installer, et cela sans îndemnilv pn'alable, aniquement parce que leur partielle de terre était considérée comme nécessaire au service mililaire.
Sans prétendre obtenir qu'il en soit dès ici procédé à leur égard au moyen des sages prescription» qui, en France et dans les vieilles colonies, régissent l'expropriation pour cause d'utilité publique, les colons — qui vont s'installera Diego- Snarez sur la foi des encouragements et des promesses émanés de tontes les autorités, — les colons auraient droit de demander pour leurs propriétés une protection immédiate et efficace.
Mais que faire lorsque tous les pouvoirs sont centralisés entre les mains d'un gouverneur, maître absolu de procéder comme il l'entend, en toutes choses, et ayant même le droit de légiférer en matière d'impôts? Fatalement, et si bien intentionné que puisse être le haut fonctionnaire armé de ce droit redoutable, des erreurs peuvent être commises, qui dégénèrent en abus.
Les concessions rurales sont essentiellement provisoires et aléatoires; elles comportent en général une superficie de cinq hectares, insuffisante a un colon venu dans un pays neuf non seulement pour y gagner le pain quotidien, mais encore pour y cliercher fortune. KUes ne sont dcsinécs il devenir définitives que le jour où elles
auront été complètement entourées. Telle est la règle.
A cette obligation, qui est imposée aux concessionnaires de cinq hectares, échapperont évidemment les personnes qui, sans même être encore venues a Diégo-Suarez, ont bénéficié des concessions de cent hectares. Il serait à désirer que le même traitement fût appliqué h tous.
On peut s'étonner que des agriculteurs comme GangnantS duquel nous avons lu Téloge dans un rapport officiel, et qui en peu de temps a mis tout son terrain en culture — ainsi que nous nous en sommes assuré, — on peut s'étonner que de tels travailleurs ne soient pas autrement favorisés et n'obtiennent pas de plus considérables concessions : à leur égard l'expérience est faite et ils ont aujourd'hui, ce qu'ils ne possédaient peut-être pas au début, des ressources suffisantes pour mettre en valeur et faire fructifier de grandes étendues de terrain.
Le malheur de nos colonies nouvelles, c'est qu'on n'y voit en général, au début, que des personnes que des revers de fortune ou autres ont poussées à s'expatrier. Venus sur un territoire neuf pour y chercher l'existence, les colons, dénués de tout moyen de travail, sont appelés à déployer, dans la lutte pour la vie, une énergie d'autant plus