SAINTE-MARIE
pauvreté du sol et l'insalubrité du climat. Aucune plante ne vient et les hommes meurent. Il serait sage d'évacuer au plus tôt cette île, que la France n'aurait jamais dû coloniser.
N'en déplaise à M. Génin, il faudrait au contraire ne plus laisser Sainte-Marie dans le honteux abandon où nous l'oublions depuis trop longtemps et lui rendre l'importance que comportent sa situation géographique et la fertilité de son sol.
C'est Sainte-Marie qui fut choisie en 1819 pour la base de notre colonisation à Madagascar ; c'est par elle que Ton commença la « reprise de possession ». Hélas! Sylvain Roux, l'apôtre et la victime d'une œuvre à laquelle il consacra sa vie, connut tous les déboires et endura toutes les souffrances pour avoir donné à son pays un port sur lequel l'Angleterre avait jeté son dévolu.
Située en face de cette baie d'Antongil, qui fut si longtemps le point d'atterrissement de nos flottes de guerre et le centre de notre commerce avec Madagascar, non loin de l'île Marosse, où Mahé de Labourdonnais constitua de toutes pièces sept navires, armés au moyen des volontaires de l'île de France et de l'île Bourbon — Sainte-Marie fut longtemps la suzeraine reconnue et proclamée d'un grand nombre de tribus dévouées à la France. Encore aujourd'hui , malgré le système adopté depuis le traité de 1885, nos relations se continuent avec les indigènes de Tintingue, Foulpointe,
MADAOASCAIl.
la Painte-Lorée. qui, le jour où nous le voudrons t grùco à notre établissement à Sainte-Marie, nous aidoront à réoccuper cette partie de Madagascar, i[ui jadis fut nôlrè.
Quant au sol, les grandes plantations de giro-
Sainte-Maric démontrent
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les
autre chose Gi^nin.
unie partout,
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peut mettre en terre
o patates » dont parle M
Certes, il y a lâ-has des £< mais ou s'y fait aussi, pourvu que les précautions élémentaires soient prises. Je sais tels de nos compatriotes, établis a Amboudifoto ou à Tomani depuis trente ans, qui n'abandonneraient pas volontiers ce Chanaan de leurs premiers rêves.
Un bouquet d'arbres au milieu de la mer : amsi
. l'aperçoit
l'île Sainte-Marie se révèle à celui du bateau. Et cette impression reste entière, accrue et fortifiée encore lorsqu'on approche, lorsqu'on débarque.
Un bras de mer sépare l'île en deux parts non ' reliées entre elles, car le pont métallique éti et annoncé depuis si longtemps reste toujom l'état de projet.
C'est l'ilot Madame qui est le siège de 1:
dence, d'un bel hôtel, du phare et de chantiers de construction. 11 est situé tout au fond de la baie superbe de Port-Louis. Des allées de vieux manguiers énormes le traversent dans tous les sens,
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