SAINTE-MARIE
►rocurant la fraîcheur aux habitants de l'îlot durant es heures torrides.
Je ne ferai pas la description de Sainte-Marie, lais, sans partager l'enthousiasme deFlacourt, qui a considérait comme un vrai paradis, on peut pener que les exagérations pessimistes des auteurs ►fficiels ne sont pas pour encourager les coloniaux ;t les colons.
Sur l'îlot Madame s'élève un monument histcique.
En 1845, une expédition franco-anglaise, après ivoir débarqué hâtivement à Tamatave, était mise în échec. On fit retraite, abandonnant les morts ît les blessés.
Leurs têtes, plantées au bout de pieux, ornèrent ;>endant dix ans la place de Tamatave, Un jour un bourbonnais* alla les prendre et il se trouva que -et acte de courage fut en même temps une action •^rès simple, qu'on s'étonne d'avoir vue si longtemps différée.
Ces tristes restes ont été transportés à Sainte- Marie, lors de l'expédition de 1883.
Sur le roc, en haut de la colline, est le mausolée, modeste et impressionnant : un piédestal de deux mètres de hauteur environ, tout blanc, surmonté d'une croix en fer. On y lit :
Hic CAPiïA jacent!