Charles Jeannette
«OSSI-SB
Noiai'tU il y «dit ai>*..'SU]Utioa|;éoçnpUqBe. — Kosfi- i Camlo. — SiïpDllarp* malgaelKs. — L'bc c«airalîs>tioa rtehcuie. — he iriomplie de la logùim »dBÏBistralî*F. — l/tipédiliOR ISSS-B'i. — Pmnnpna tt sa c
■ nia(|uouB ■. — Compagnies sakalaTCs. — L«sr> ci
■ NiiBni-Bé cl k Di^go-Saarez. — Le derw (11- Jean Bart. — Surcauf.
On a connu il y a dix ans Nossi-Bé prospère et (loriMante. En relations de commerce et d'échange uvec lu Héunion, Madagascar, Zanzibar, Bombai, r-Ilefitaît uu entrepôt important et justifiait l'acqui-
ition (ju'en avait faite la France v
Nossi-BfS se trouve située à l'entrée de l'imineiiHi! Iiaie de Pssandava et forme avec elle un port miigiiifique, accessible de jour et de nuit aux liAtiments du plus fort tonnage. Elle est le centre d'un groupe d'fles qui nous appartiennent et dont ipiel<jues-uneB sont habitées.
Sur l'Ilot de Noasi-Comba, qui n'est séparé de NoNsi-Hé que par un étroit chenal, est la sépulture I dcK familles royales de la cote~ouest de la Grande- Terre.
encore aujourd'hui il n'est pas rare de voir im convoi de barques quitter le continent malgache jiour Iniriajiorter a Nossi-Coniba les restes de qoeU
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que haut personnage (s'il est permis de parler ainsi) antankare ou sakalave. L'administrateur de Nossi-Bé ne refuse jamais cette autorisation et consent k interdire aux étrangers Taccès du cimetière, que les Malgaches désirent conserver inviolé.
Il y aurait de curieuses recherches à faire là.
On a pris à tâche d'enlever à Nossi-Bé une partie de son importance : autrefois elle possédait une administration autonome, avec conseil privé, organisation municipale, maire, tribunal de première instance, etc. Aujourd'hui tout cela n'existe plus. C'est Diégo-Suarez qui administre Nossi-Bé, où un administrateur réside et ne gouverne pas.
O triomphe de la logique !
Par le courrier qui quitte Marseille le 12, des instructions concernant Nossi-Bé sont adressées : le paquebot s'arrête bien à Nossi-Bé, mais non les instructions, qui doivent continuer leur voyage jusqu'à Diégo-Suarez. L'administrateur n'en aura connaissance que par le retour du courrier, alors il devra attendre encore un mois pour faire passer sa réponse au gouverneur de Diégo-Suarez, lequel la transmettra au ministère par le paquebot suivant.
Ci trois ou quatre mois pour un échange de
dépêches qui aurait pu avoir lieu en moins de vingt-cinq jours.
11 est banal de rappeler l'histoire du ministre qui voulait que le même boulanger fit du pain à
SM MADÀRASCAIt.
Muyotte le matin et ii Nossi-Bè le soir. Mnis l'oa peut croire que ce géogrpphe émérite a été dis- Iniicé pur t^eliii qui conçut la pensée de simiilifier les rouoges admiaislratifs en rattachant Nossi-Bé à Diégo-Suarez.
Tout concourt à ruiner Nossi-Bé. Les belles exploit.'itions de cannes, si prospères il y a quelques années, sont en plein abandon. Des usines à sucre, établies ii grands frais, se vendent pour rien, se donnent. C'est que nos nationaux ne sont pas protégés contre l'indigne exploitation dont ils sont l'objet de la part des travailleurs indigènes, qui se sauvent sur la Grande Terre des qu'ils ont te<;u une avance de quelque importance.
Elles sont si belles cependant et si riches, ces terres de Nossi-Bé. Tout y vient par enchantement. Le sol est fertile à ce point que l'on y fa^ facilement de cinq k dix coupes de cannes. Pat culture méthodique, pas d'engrais, la nature s plée à tout.
Et c'est ce beau domaine que la France lais d:ins un abandon honteux.
Nossi-Bô rappelle l'un des plus brillants fui d'armes de l'expédition de 1883-84. C'est touti fond de la baie que le capitaine Pejuiequic aujourd'hui lioulenunt-colonel — soutint avec taj d'intrépidité le choc des llovas.
Pennequin, h la tète de la compagnie n magouEifl
coinpijsée enlic
ment d'indiu
aguerris