LETTRE DE M. DE MÀHT. XVII
ide hova elle-même n'est pas homogène. Elle se cornse de sept à huit cent mille âmes dont plus de la Mtié esclaves. Elle n'est pas liée à son gouvernement ir une religion unique. Bon nombre pratiquent le tichisme , d'autres professent le protestantisme Qglais, d'autres le protestantisme norvégien, d'aupes le catholicisme français, ceux-ci plus rudement )pprimés par le gouvernement, lequel est sectateur ies missions anglaises. El le gouvernement, qu'est-il? Demandons-le à l'un de nos explorateurs les plus récents, les plus éclairés et les plus pondérés, le prince Henri d'Orléans :
Une détestable oligarchie!... « Un gouvernement qui n'en a que le nom et qui n'est en réalité, que le syndicat de quelques familles réunies pour exploiter le plus grand nombre. — Des princes barbares, coupables encore de sacrifices humains et d'horreurs qu'il m'est impossible de décrire ici. — Une royauté reconnue maîtresse d'une île dont elle possède à peine la moitié. — Un peuple ne travaillant que juste assez pour vivre, sûr qu'il est d'avance de se voir dépouillé 8'il arrive à mettre de l'argent de côté. — Une administration vendue à l'encan se payant elle-même sur ses administrés — .... Ici le vol, là le brigandage, ailleurs la piraterie. — Partout l'arbitraire, l'anarchie et, à leur suite, l'insécurité *. »
Le voilà pris sur le vif, ce soi-disant gouvernement, dont la prétendue souveraineté sur Madagascar, fiction inventée contre nous par le patriote et politique anglais sir Robert Farquhar au début de ce siècle,
1. Hknri-Ph. d'Orléans, A Madagascar. Paris, Galmann Lévy, 1895, p. 37.
Ae* Hawaa qn a'cst ^'«ae wmmrpatùoa, ce sera peif* tBcr le Jcsordre oè ce sTst^ae a jelê Madagasc •ers WNM aliéaer, tatit de boa, celle fois, les peapUdes dont l« eoBcoors noos est ixnirlant nécei ■aire et qui, ne pouTani cnûre qoe notre inlention di niére ait été de les sonmettre â la race pergécutni qu'ils aliborrent. nous sont restées fidèles jnsqu'à pli »eni, en dépit de l'abandon où nous les avons la depuis 1S85.
Le protectorat c'est la consécration de l'esclavag ijuand les hommes tes plus sérieux, les plus comp tuntN, comme M. Bonnemaison ', affirment que noi premier acte devra être d'abolir cette institution ho) Ivune et ruineuse. Autrefois, on provoquait les sy» palbieH de la cbrétienté en faveur des Hovas, émam' IiatDur» des esclaves. Aujourd'hui, ce mensonge ( nvir^. On se rabat sur la douceur du maître hova eti frillcltfi (le son esclave. L'esclavage est devenu une in^ union ronJamuntule, légitime. On en vante la moraKj On nn exige U conservation de peur d'apporter, par! libération de ces inrortunés, une perturbation ret
1, tf»(uriV'ir .U »ad«saicar. Tarbes, LeBCai