‹ La France à Madagascar, 1815-1895Chapitre 7 sur 71 · LETTRE DE M. DE MAHT. XIX · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. DE MAHT. XIX

table dans les moyens d'existence de Tintéressante oligarchie dont le prince Henri d'Orléans et tant d'autres voyageurs avant lui ont tracé le tableau véridique.

Ce que Ton veut de nous, c'est la reconnaissance à Madagascar d'une autorité autre que la France, d'un gouvernement fictif, près de qui nous accréditerons un résident, mais qui aura une existence propre, en dehors de nous, système qui implique en même temps que la prépondérance des Anglo-Hovas dans l'île, l'admission des autres étrangers sur le pied d'égalité avec nous. La France n'aura d'autres avantages sur eux que d'avoir les frais et la responsabilité à notre charge, outre la gloire d'avoir fait l'expédition et l'honneur de rendre profitable, facile et sûr au monde entier l'accès et le séjour de Madagascar. Tout le monde y aura droit au traitement de la nation la plus favorisée, c'est-à-dire que nous serons obligés de laisser accorder à tous le traitement qui nous sera fait à nous-mêmes. Ce sera comme par le passé, et plus encore, un métier de dupes. Chacun l'entend ainsi, chez nos voisins.

Les clergymen comptent bien avoir le droit de continuer, à l'abri du système, leur propagande anti-française. Le commerce et l'industrie anglaise, et les aventuriers anglais de tout acabit s'apprêtent à mettre toutes les ressources de l'île en coupe réglée. Ils l'avouent ingénument dans des propectus répandus à profusion. Ne leur demandez pas, au surplus si pareille débonnairelé est de mise chez eux. Ils vous répondront que John Bull est maître chez lui, dans ses possessions d'outre-mer plus encore que dans la noble Albion. Et il vous expliquera que s'étant installé, grâce à notre bénévole diplomatie, à notre place dans l'Ouganda, il en a chassé nos missionnaires à coup de mitrailleuses

Maxim, liquidé leurs établissements par l'incendie, i massacré leurs adhérents, suspects de sympathies frait^ ça î ses,

Les Italiens non plus ne se gênent pas. La maisoil d'Orgon leur appartient. Le plan d'établissement dit leurs colons à Madagascar à l'ombre de notre proled lorat, esl fait. Un homme qui s'y connaît, un peraon.' nage ofliciel, M. le consul d'Italie, l'expose en fc bons termes. Laissons-lui la parole « .... Appelés bénéficier des ressources de ces régions, nos étt grants [émigrants italiens) pas plus que leur descefe dance, n'y perdront leur nationalité (la lienne]. Restant sous la dépendance de leur propre pq et régis par ses !ois, ils y formepont une colonie pol tique, commerciale et agricole, en relations constants avec la mère patrie. — ■ L'Etat y trouvera poui un quantum de jeunes recrues rompues aux e

de la vie coloniale Il faut donc rechercher d'aboi

l'endroit spécial vers lequel devra être dirigée

émigration C'est à la ^one centrale qu'il faut donni

la préférence. Ici

i élevée qu'en Italie, ne l'est jamii

LOS provinces méridionales

ence y est facile et peu coûteuse.

"ble à l'Européen toi

première colonie I

est salubre , régions saines de l'Europe. La ta

pérature, pas plui

autant que dans i

centrales, L'exisli

Le travail des champs e

l'année..,. Il serait bon

placée autour d'un seul centre, afin de mettre I

émigrants mieux à portée de se soutenir et de \

prêter assistance. Ce centre ne tarderait pas à acquêt

une force d'attraction qui y amènerait de nouyen

habiianls, et, dans un avenir plus ou moins rappre

servirait de point de départ à de nouvelles coloi

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