‹ La France a RomeChapitre 116 sur 177 · LE DIX-NEUVIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

LE DIX-NEUVIÈME SIÈCLE

La foi de nos aïeux dans les âmes se glace ; La vérité d*en haut ne vit plus dans les cœurs; Le désordre est au fond, le calme à la surface, Tout s'affaisse : la foi, les arts, les bonnes mœurs.

Un joug avilissant courbe les consciences. Le penseur cède au vent d'abjectes passions, Le matérialisme envahit les sciences, Le doute est l'aliment offert aux nations.

D'où viendra le salut? Il est dans les Assises Que l'EgUse du Christ convoque au Vatican; C'est lui qui déjoùra les noires entreprises Des ennemis du bien ameutés par Satan.

Elohim, Elohim, bientôt la voix de Pie, Celui dont sous ton nimbe étincelle le front. Frappera de tes coups le bataillon impie, Et leurs sombres projets alors s'écrouleront.

Une pure lumière a brillé sur les cimes.

Une aube sans nuage éclate à l'Orient;

Je vois des temps nouveaux les promesses sublimes,

Aux mortels transportés le Ciel est souriant.

Reine des nations, sois fière, ô noble France, Car c'est aux premiers rangs que flottent tes guidons ; Dieu te donne aujourd'hui la nouvelle assurance Qu'il marche, qu'il combat avec tes bataillons.

JOHANNIS MORGON.

(OlOCfcSE DE IBELLEV)

A PIE ÎX

Pour mériter, Chrétiens, le séjour des élus, Réclamons le secours de la Vierge Marie,

Celle dont le glorieux Pie A la face du monde exalta les vertus.

Pour le Sauveur Jésus nous brûlerons de zèle, Nous le glorifîrons et la nuit et le jour;

Dans Rome, la Yille Éternelle, Son Vicaire sera l'objet de notre amour.

Seigneur, je veux louer, tous les jours de ma vie. Celui que les Chrétiens nomment leur Rédempteur;

La Vierge entre toutes bénie, Reine des Séraphins et Mère du Sauveur.

Mon Dieu, je quitterai tous les bienspour vous plaire ; Pour demeurer fidèle à votre sainte loi ;

Pour m'unir à votre Vicaire, Le Pontife romain, gardien de votre foi.

A Tombre des autels répandons nos prières; Qu'avec l'encens vers lui s'élève notre amour;

Il est le Père des lumières, L'arbitre souverain de la nuit et du jour.

Il commande à la terre, il vit dans son Eglise, Il dit, en imposant sur saint Pierre les mains :

« Qui te méprise me méprise ; » Pour ce profanateur j'ai dédains pour dédains.

» Mais de l'humilité qui s'incline et t'écoute, » J'enrichirai les jours, je bénirai la mort;

y* Mon œil veillera sur sa route, » Et je le conduirai sain et sauf jusqu'au port. »

YAUGHOT.

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