‹ La France a RomeChapitre 120 sur 177 · LA CLEF ET LE GOUVERNAIL · texte numérisé non relu

LA CLEF ET LE GOUVERNAIL

Donnés par Jésus à saint Pierre, et qui sont aajourd'liiii en la possession de Eûtre Saint Père le Pape Pie IX.

Un seul Pasteur, un seul troupeau !

Je VOUS invoque, Esprit-Saint, donnez-moi votre lumière pour chanter les louanges du véritable Père des fìdèles; si vous ne venez à mon aide, comment parviendrai-je à composer un chant en l'honneur du Vicaire de mon Dieu ?

Anges du Paradis, vous saintes et saints bienheureux, daignez entendre la prière que je vous fais prosterné ; j'ai les yeux remplis de larmes, je les élève au Ciel, demandez donc pour moi à Jésus les grâces dont j'ai besoin !

Et vous, Harpe du pays d'Armor, ajustez bien vos cordes; Harpe d'or, vibrez maintenant d'une façon stridente et gaie, afin que, au-delà des monts, on vous entende, à Rome, auprès de la chaire de saint Pierre, la chaire de la vérité!

Depuis longues années, glorieusement assis dans cette chaire, Pie IX conduit sur les flots le vaisseau sacré du Pêcheur; sa maiti est posée sur le gouvernail, le vent gonfle les voiles, et il sait prendre le bon chemin au milieu des abîmes I

Si j'étais petit oiseau blanc, si j'étais ange du bon Dieu, je m'envolerais à ses pieds et je chanterais d'une voix gaie; mais puisque je ne suis pas ange, puisque je suis dépourvu d'ailes, chantons avec entrain, ô ma Harpe, des confins de la Basse-Bretagne.

Gloire, honneur et longue vie à Notre Saint-Père le Pape, car il est le vrai métayer de l'héritage du Fils de Dieu ; qu'ils soient loués, les Chrétiens de tout l'univers, qui vont, sur le vaisseau de l'Église, à la béatitude avec Lui !

Depuis 1800 ans ce vaisseau vogue sur les mers; vent furieux, fais tous tes efí'orts, jamais tu ne briseras son gouvernail; écueils, tonnerre, éclairs, vous ne pouvez rien contre lui : la mer sait se soumettre et n'ose point l'engloutir !

Gens incrédules et insoucieux, échoués dans les sables du rivage , n'est-ce point ici une chose admirable, un spectacle merveilleux ? Ouvrez donc les yeux et voyez ; appelez à vous le Pilote et il vous accueillera avec plaisir à son bord !

Réunis dorénavant, comme frères, sur le pont du vaisseau, nous irions, en esprit, à la suite des Evêques, entourer la chaire de notre Père, lui demander de nous bénir, et contempler dans sa main la clef du Paradis !

On n'entendrait plus dès lors les hurlements du loup dans les bois, les brebis pourraient paître en paix dans les gazons; et, comme dit l'Evangile, un Pasteur unique surveillerait un seul tioupeau, et il y aurait grande joie dans le ciel!

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