A PIE IX, PONTIFE-ROI
Vous nous l'avez dit, ò Saint-Père, Dans les siècles antérieurs, Jamais la barque de saint Pierre Ne subit autant de fureurs Qu'en ces jours de fer où nous sommes. Mais la rage du ñot mouvant Vous redoute, au milieu des hommes.
Gomme l'Ange du Dieu vivant.
0 royauté du sanctuaire Que ne peut renverser le mal !
De Jésus-GhrisL c'est le Vicaire Qui soutient le monde moral.
Il est la céleste espérance Protectrice de nos destins ; Il garde de notre croyance Le dépôt, les décrets divins.
En lui règne comme en sa source Le charme de la charité, Et l'astre du jour dans sa course Symbolise sa majesté.
Aussi ferme que saint Grégoire, Tout aussi grand Léon dix, Il est un prodige de gloire Le porte-clef du paradis.
Sa vertu proclame, ô Marie, 0 lis virginal de Sion, 0 toi que l'âme chaste prie, Ta très-pure Conception.
Aussi regarde-t-il sans crainte Les trames de ses ennemis, Protégé par l'égide sainte L'égide de tes bras amis.
A sa parole évangélique, Les Evéques passent les mers ; Pour lui, sur la lyre angélique.
Retentissent d'heureux concerts, Et l'erreur qui sans résistance Croyait s'asseoir au Saint des saints.
S'étonne de cette puissance Qui déconcerte ses desseins.
0 Pontife, lève la tête Devant le Concile charmé ; Rome pousse un long cri de fête :
Vive Pie neuf le bien-aimé !
Et circulant de plage en plage, Sur les continents et les mers, L'acclamation se propage Jusques au bout de l'univers.