LETTRES
DE NOS SEIGNEURS LES ÉHÊQyES
Archevêché de Bordeaux.
« Bordeaux, le 3 octobre 1869.
« MONSIEUE,
« J'approuve parfaitement l'idée de faire concourir les poètes de nos diocèses pour célébrer l'imposante autorité de l'Eglise réunie en Concile général. C'est en même temps une œuvre de filiale affection pour l'illustre et bien-aimé Pontife dont Dieu élève le courage à la hauteur des attaques et des difficultés auxquelles il n'a cessé d'être en butte depuis son élection. Je fais des vœux ardents pour le succès de cette gracieuse et pacifique croisade, et c'est avec empressement que je vous offre ma souscription. Je suis heureux d'y ajouter une ode que vient de m'envoyer M. Donis, curé de Saint-Louis de Bordeaux. Dès que vous lui aurez accusé réception, il vous fera passer sans retard la somme exigée dans votre programme. Espérons qu'il ne sera pas le seul, et que d'autres poésies suivront ce premier envoi.
« Je vous remercie des olfres de service et des sentiments que vous m'exprimez dans votre lettre, certainement trop élogieuse. Mais Horace accorde une grande licence aux peintres et aux poètes. Et, quand un cœur pieux comme le vôtre dépasse les bornes, on courbe la tête et l'oa ne peut s'empéchei- de lui payer un tribut d'estime et d'alfection.
c( Agréez, mon très-cher Monsieur Peladan, l'assurance de mes meilleurs sentiments.
« f Ferdinand, Card. Donnet, « Arch. de Bordeaux. »
— XXXVIÍI
« Besançon^ 23 septembre 1869«.
« Monsieur,
« Vous pouvez me compter au nombre de vos souscripteurs pour V Album de la Poésie catholique; mais autre chose est que je vous donne cette souscription, et autre chose que je vous fournisse un poëme. Notre Jura est plutôt mathématicien que poëte, et, sous ce rapport, sans vouloir lui porter préjudice, je ne peux pas le garantir.
« Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.
« f GÉSAIRE, Card. Archev. de Besançon. »
Archevêché de Bourges.
(t Bourges, le 11 octobre 1869.
« Monsieur le Directeur,
u Je souscris bien volontiers à V Album de la Poésie catholique que vous préparez à l'occasion du Concile.
« Dans les circonstances actuelles, plus que jamais peut-être, toute œuvre qui a pour but de resserrer les liens entre Rome et la France, doit être encouragée et
soutenue. Aussi est-ce de tout mon cœur que je m'associe à votre pensée de glorifier, par la poésie catholique , le grand événement religieux qui se prépare, persuadé que le Concile fera éclater, une fois déplus, aux yeux de tous, la grande unité catholique, et, en particulier, l'union intime de l'Eglise de France avec l'Eglise mère et mai" tresse des églises du monde.
« Agréez, Monsieur le Directeur, avec tous mes vœux pour le succès de votre œuvre, l'assurance de mon humble dévouement en N.-S.
(t f C. A., Archev. de Bourges. «
Petil Séminaire de Castres.
« Castres, le 28 septembre.
« Monsieur,
« Il me serait difficile de trouver dans mon diocèse ^ quelque religieux qu'il soit, des muses à la hauteur des sujets que vous proposez,
!< Je me bornerai par conséquent à souscrire pour un exemplaire, au prix que vous avez indiqué, kV Album que vous pensez oifrir au Saint-Père.
« Veuillez, en attendant, recevoir, avec mes félicitations, la nouvelle assurance de mon cordial dévouement.
« f J. P. Archev. d'Alby. »
Svcché de Paniiers.
« Pamiers, le 16 novembre 1869,
« Monsieur le Dieecteur,
« Votre projet à' Album se recommande par les sentiments qui vous l'ont inspiré à l'intérêt des bons catholiques. Veuillez donc me compter au nombre des souscripteurs qui en désirent le plus vivement le succès, et ;me croyez,
Monsieur le Directeur,, votre très-humble et dévoué serviteur en N. S.
u f Auguste, évéque de Pamiers. »
« Coutances, le 30 octobre 1869,
« M. LE UÉDACTEvn de Semaine /ìe H g ieuse,
« La poésie est une forme du langage dont l'Eglise aime à se servir, pour chanter les louanges de Dieu, et pour lui adresser ses prières.
« Il était juste, qu'une manière si noble d'exprimer les pensées de l'esprit et les mouvements du cœur, fût employée au sujet de ce grand événement du Concile œcuménique sous les voûtes du Vatican,
« J'approuve donc avec bonheur votre idée d'offrir au Saint-Père un Recueil de poésies françaises, ayant trait à cette réunion detous les Evêques du monde, autour de cette Pierre mystérieuse, dont parle l'Ecriture, et qui n'est autre que Jésus-Christ.
« Veuillez me compter au nombre de vos souscripteurs, et daignez agréer l'assurance de mes sentiments respectueux et tout dévoués.
« f J. P. Evêque de Coutances et d'Avranches. »
« Lyon, le 22 novembre 1869.
« Cher Monsieur Peladan,
« Avec bonheur je vous envoie mes vœux pour le plein succès de votre Album.
« A SES Auteurs,
« Poètes inspirés de la foi catholique,
Vous avez de David repris la harpe antique.
Et vous venez chanter, dans vos transports chrétiens,.
De la cause de Dieu les généreux soutiens.
« f F. Armand, Cap. Ev. de Sozopolis. »
Ëvêclré (le Luçoa (Cabinet du Prcial).
Luçon, le 25 octobre 1869
« Monsieur,
« J'ai l'honneur de vous adresser un mandat de cinq francs, montant de ma souscription à Y Album de la Poésie catholique, à l'occasion du Concile.
« Agréez, Monsieur, l'assurance de ma haute considération.
« f Charles, Ev. de Luçon. »
Svîche de Saint-Brieui.
« Saint-BrieuCy le 15 octobre 1869.
» Monsieur,
(» Je regrette que votre projet de V Album de la Poésie catholique ne m'ait pas été connu plus tôt.
« Je vais faire appel, par notre Semaine religieuse, à la verve de nos poètes. Si, au lieu de s'exprimer en français, elle parlait notre vieux et énergique brezouek (1),
( 1) Nous avons, parmi nos poésies de l'AlIium, des 'pièces en idiome brezouek ou breton, en idiome languedocien et en idiome provençal. La îraduction française accompagne ces poésies.
la plus ancienne langue parlée en Europe, elle serait plus à l'aise ; mais il faudrait renoncer à se faire comprendre de la foule.
« Agréez, Monsieur, mes meilleurs sentiments.
(( f Augustin, Ev. de Saint-Brieuc.
« P. -S. Je souscris pour cinq exemplaires, et je les désirerais reliés. »
Ivèché de Hodez.
« Rodez, le octobre 1869.
« Monsieur,
« Mgr l'Evêque de Rodez regarde comme bonne la pensée que vous avez d'un Recueil de Poésies sur le prochain Concile, et souhaite que l'exécution du projet réponde à la pensée qui l'inspire.
« Il me charge de vous dire qu'il souscrit pour un exemplaire.
« Veuillez, Monsieur, agréer mes hommages respectueux et empressés.
« J. BURGUIÈRE, Ch. secr. part. »
Evêehé (le Viviers.
« Viviers^ le 15 novembre 1869.
(Í Monsieur,
« Je connais votre excellent esprit sur le choix des bonnes et utiles impressions, et je vous prie de me réserver deux Albums relatifs au Concile.
« Votre livre, j'en suis persuadé, n'anticipera pas, comme le font tant de journaux, même réputés bons, qui commencent par s'ériger en Pères du Concile, et qui dictent à cette vénérable Assemblée les décrets qu'elle devra porter.
« Agréez, Monsieur, mes sincères félicitations de vouloir suivre le saint Concile au lieu de le précéder.
« t Louis, Ev. de Viviers. »
Evcchc (l'Aire.
<( Aire, le 26 septeynbre l&6i>
« Monsieur,
« Je vous envoie bien volontiers la modique somme de cinq francs pour ma souscription à VJLbum de la Poésie catholique, que vous préparez à l'occasion du prochain Concile universel. Vous en trouverez ci-inclus le montant en timbres-postes.
(I Vous me rappelez, Monsieur, nos relations en librairie. Jè profite de cette occasion pour vous féliciter de votre loyauté dans les transactions et pour vous remercier de votre exactitude dans les envols.
« Agréez, Monsieur, mes sentiments respectueux et tout dévoués.
« f Louis Marie, Ev. d'Aire, o
Evècbé lie Nevers.
« Nevers, le 25 octobre 1869.
« Monsieur,
« Monseigneur m'a chargé de vous informer qu'il souscrit pour un exemplaire de V Album de la Poésie catholique, dont je vous ferai passer le prix aussitôt livraison.
« Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mon respect.
« Baron, Chancelier. »