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LE CONCILE ET LA RÉVOLUTION

(TRADUCTION

Le mal depuis longtemps épouvante la terre, -— il a fait couler le sang, cesser la prière, — passer sous le couteau et Pontifes et Rois, — a conspiré dans l'ombre en réclamant ses droits.

Qui pourra dénouer de si noires intrigues, — au torrent débordé opposer assez de digues, — dans leurs complots étouffer les factions, — et mettre finaux révolutions?

Au sommet du Vatican veille un saint Pontife, — de son auguste voix nous l'entendons réveiller — les gardiens d'Israël : « Venez tous, dit-il, — au- » tour de votre Père réunissez-vous bientôt :

» C'est là depuis longtemps ce que le monde es- » père. )> — Des quatre vents du Ciel, à l'appel du Saint-Père, — arrivent les Evêques, les Pères dans la Foi, — qui donneront au peuple une nouvelle loi.

Vénérables vieillards, forts de leur faiblesse ! — « Pour venir au secours de l'Église en détresse, — » par ces faibles moyens, Dieu nous dit, c'est ainsi » — que je saurai toujours vaincre les portes de » l'Enfer. »

Esprit-Saint, éclairez la Très-Sainte-Assemblée ' — de nos Pères en Dieu tout à fait composée . — De vos dons sacrés envoyez un rayon — sur les successeurs de saint Pierre et saint Paul.

Et vous. Mère de Dieu, notre sainte Vierge, — auprès de votre Fils vous ne prierez pas seule, — pour venir en aide à celui qui a glorifié — le plus bel attribut de votre sainteté.'

Déjà il ne faut plus qu'une parole pour compléter la gloire — que donne votre belle victoire sur la mort, — et nous croirons fermement ce que déjà chaque année — nous célébrons en pompe le quinze août.

Du Dieu crucifié, votre parfait modèle, — vous suivez les chemins. Une afiliction cruelle — a abreuvé votre âme et la nuit et le jour, — Saint-Père, courage, toujours nous vous suivrons.

Déjà luit le soleil d'une plus belle époque. — Pour vos vieux ans l'espérance rayonne. — Longtemps soyez à nous et mettez sous vos pieds — avec leurs projets tous les francs-maçons.

Ce sont là mes souhaits pour votre Tête auguste : — Je les fais dans une langue que, au jour de la Pentecôte, — sans doute l'on n'entendit pas, mais que près de mon berceau, — il m'en souvient , ma mère gazouilla en patois.

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