SERVICE POSTAL
Pour fixer les idées sur les progrès que le service postal a réalisés en France dans l'espace d'un demi-siècle, il suffira de comparer les chiffres correspondant aux années 1836 et 1886. En 1836, le service postal transporta, dans Tannée, 78.970.000 lettres et 46.250.000 journaux ou imprimés, soit en totalité i25.2î^0.000 plis transportés.
lin 1886, le service postal a distribué 654.120.000 lettres et 838.595.000 imprimés ; soit un total pour l'année 1886 de 1.492.715.000 plis transportés, chiffre 12 fois supérieur à celui fourni par l'année 1836.
Les produits bruts de l'administration des postes s'élevèrent, en 1836, à 38.348.000 francs : ils ont été, en 1886, de 140.003.000 francs. Le rapport entre ces deux chiffres est environ de 1 à 3, 7, ce qui signifie que le coût des ports de lettres et d'imprimés,
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en France, est aujourd'hui presque quatre fois moindre qu'il y a 50 ans.
En 1836, le service des postes se faisait par le transport des ballots sur voies carrossables et les défectuosités de ce système Justifient pleinement le chiffre réduit d'objets distribués par les bureaux de poste et le prix élevé qu'exigeait alors l'administration. Mais si nous comparons deux époques également favorisées par la construction d'un vaste réseau de chemins de fer, on verra que le progrès du service postal est encore incontestable.
En 1869, année où l'administration des postes atteignit, sous Tempire, son plus grand développement, il fut distribué 364.000.000 de lettres et 367.000.000 imprimés, soit un total de 731.000.000 objets, environ la moitié du chiffre obtenu aujourd'hui. Les sommes reçues par le trésor, en 1869, et provenant de postes, s'élevèrent à 86.000.000 francs qui, comparé avec celui des recettes de l'année 1886 se trouve, avec celui-ci, dans le rapport de 1 à 1,6, au lieu de 1 à 2. Le prix d'affranchissement des pièces qui circulent par la poste a diminué, en France, dans ces dix dernières années, dans la proportion de 40 0/0, en même temps que la circulation doublait.
La planche XIV représente, graphiquement, la circulation des lettres et des imprimés dans les bureaux de poste français, de 1858 ù 1886 inclusivement; les lignes rouges qui traversent la partie bleue indiquent les recettes brutes provenant de laffranr-hissement des lettres ; elles atteignent leur maximum à partir <lc l'année 187:2, jusqu'à l'année 1S77 inclusivement, époque où la réduction du prix d'affranchissement des lettres augmente considérablement le chiffre des plis distribués par la poste. Là, le progrès est donc évident.
H l'est encore plus pour les imprimés comme on peut s'en rendre compte par l'examen de la môme planche.
Le tableau suivant fournit ces données numériquement :
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