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LA CÉRAMIQUE ET LA VERRERIE

Cépamiqne. — Il y a en France 212 fabriques de faïence, avec un personnel de 13.000 ouvriers et une force motrice de 2.700 chevaux. La production s'est élevée en 1883 à 44 millions de francs, présentant une légère augmentation relativement aux années précédentes (en 1879, dans des conditions très favorables, elle ne s'élevait qu'à 42 millions de francs).

D'autre part, il existe 278 fabriques de porcelaine qui occupent 13.000 ouvriers et emploient une force motrice de 1.000 chevaux. L'accroissement de la production est ici encore plus marqué : 31.800.000 francs en 1879 et 35.500.000 francs en 1883.

Les salaires ont également suivi une marche ascendante : le salaire moyen d'un simple potier qui ne dépassait pas 1 franc 95 en 1853, atteignait 2 francs 67 en 1877, et 3 francs en 1883. Si Ton considère la journée moyenne dans l'industrie céramique en général, on arrive à 3 francs 93 pour les hommes, 1 franc 77 pour les femmes, 1 franc 21 à 1 franc pour les enfants.

Le grand centre de production de la faïence et de la porcelaine se trouve dans la Vienne et la Haute-Vienne ; il faut citer aussi les usines de Creil et Montereau qui occupent 1.500 ouvriers et produisent environ pour 4 millions de francs à l'année, celles de Gien, celles de Briare où l'on lait exclusivement le bouton de porcelaine et dont les 1.500 ouvriers peuvent fabriquer 7 à 8 millions de pièces par jour.

L'importation des produits céramiques a été de 7 millions de francs ^ en 1886; l'exportation a atteint 12 millions de francs, et a porté principalement sur la faïence et la porcelaine décorée.

I. Lra articles en faïence et eu porcelaine sont soumis a des droits variant entre 1 franc et 25 francs le quintal.

La France partage le premier rang avec l'Angleterre pour ce §eare d'industrie ; la Belgique et l'Allemagne viennent ensuite.

Verres, cristaux et places. — Ces produits sont fabriqués dans 189 usines qui possMent une force motrice de 5.300 chevaux et un personnel de 2 1.300 ouvriers. La production annuelle représente environ 110 millions de francs, dont 28 à 30 millions pour les glaces. Le salaire moyen est dans la verrerie et la cristallerie de 5 francs 37 pour les hommes, 1 franc G8 pour les femmes, 1 franc 38 à 1 franc 11 pour les enfants; dans l'industrie des glaces, la journée de Touvrier s'abaisse à 4 francs 50, celles de la femme et de l'enfant restent sensiblement les mêmes.

La France possède une véritable renommée pour ses cristaux ; les produits de Baccarat et de Saint-Louis sont connus partout, et les merveilleux résultats obtenus dans ces dernières années par les industriels qui font le cristal irisé et de couleur défient toute concurrence.

D'autre part, la puissante compagnie de Saint-Gobain, qui résume presque à elle seule l'industrie des glaces ^, jouit d'une réputation européenne; de ses ateliers sont sorties les plus grandes pièces qui aient jamais été fabriquées, et sa production annuelle peut être estimée à 15 ou 18 millions de francs.

Les verres et cristaux étrangers sont soumis à des droits d'entrée qui varient entre 4 francs 25 et 149 francs, suivant la qualité et l'ornementation. Les glaces paient 1 franc 20 à. 5 francs le mètre carré, d'après leur grandeur.

En 1886, l'importation de ces divers produits a été de 15 millions et Tcxportation de 25 millions de francs, soit une différence nette de 2/5 en faveur des produits français, ce qui est une belle proportion.

L'Angleterre, l'Autriche-Hongrie, la Belgique, sont avec la France, les pays les plus importants dans ce genre d'industrie. La Belgique mérite une mention particulière pour sa production de 60 millions de francs, chiffre important en valeur absolue, et surtout par rapport à la faible population du pays.

i. Sur 7 udiiieâ existant en Fraocc, elle en possède 5.

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