‹ La France actuelleChapitre 5 sur 288 · XVI PREFACE · texte numérisé non relu

XVI PREFACE

sérieux, venant d'un homme qui a marqué dans Thistoire de son pays, et appuyés sur des preuves probantes.

En même temps que vous prépariez votre livre, un de mes amis écrivait dans la Revue internationale, qui se publie à Rome, la phrase suivante que vous lirez avec intérêt. « Ce n'est jamais sans un sentiment d'admiration aussi attendrie que profonde que je me rappelle le relèvement paisible et superbe dont ce grand pays a donné le spectacle à l'Europe, à l'issue même de ses désastres et de la convulsion terrible qui les avaient si cruellement aggravés. Quels prodiges d'activité, de persévérance, d'abnégation, de prudence en même temps et de courage n'a-t-il pas fallu rapidement accomplir pour réparer tant de ruines, pour subvenir à tant de besoins, pour combler tant de vides, pour remettre en état, non seulement les rouages d'une administration détraquée par d'aussi formidables secousses, mais les éléments mêmes de la vie sociale, les organes lésés ou paralysés de la production et de la pensée nationale et pour leur imprimer une impulsion plus puissante que jamais ! »

L'auteur de ces belles paroles est M. Tullo Massarani, sénateur du royaume d'Italie. Il appartient, comme vous et nous, à ces races latines dont l'union serait si facile et aurait tant d'influence sur les destinées de la civilisation.

La civilisation. Monsieur, comme vous le dites excellemment a commencé par nous et finirait avec nous, si nous devions succomber. Mais notre drapeau abrite, grâce à Dieu, une nation puissante, nécessaire à la liberté de l'Europe et au progrès de la science humaine.

Veuillez agréer, cher Monsieur, avec tous mes compliments, l'assurance de mes sentiments sincèrement dévoués.

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