Ces droits sVnteiident, par quiulal
La fabrication des boutons qui, au premier abord paraît insignifiante, se chifTre par 50.000.000 fr. par an et n'intéresse pas moins de 30.000 travailleurs. En 1830, celte même industrie ne produisait pas plus de 2.000.000 fr.
Les parapluies et les ombrelles représentent iS.OOO.OOOfr. par an et exigent li. 000. 000 fr. de tissus de soie. Leur fabrication occupe 12.000 personnes parmi lesquelles dominent les femmes.
L'industrie des corsets s'est notablement développée. Elle emploie aujourd'hui 10.000 ouvrières et sa production atteint 12.000.000 fr. La fabrication des bretelles et jarretières occupe 3.500 ouvriers et produit 11.000.000 fr. par an.
Les modes représentent un chiffre annuel très-important : 250.000.000 fr., dont 30 0/0 au plus pour les matières premières, car dans aucune industrie peut-être l'adresse et le goût de l'ouvrière ne jouent un plus grand rôle. Du reste, les salaires sont relativement élevés et peuvent atteindre jusqu'à 500 fr. par mois pour les bonnes garnisseuses.
L'industrie des fleurs artificielles et celle des plumes ont comme débouché principal la précédente, mais fabriquent aussi pour l'exportation. Une fleuriste habile, qui gagnait de 2 fr. à 2 fr. 50 il y a 15 ans, arrive aujourd'hui au salaire de 3 fr. 50, et de plus, ce métier est essentiellement moral en principe, car il est l'un des rares que la femme puisse exercer chez elle. On évalue la production annuelle des fleurs artificielles à 30.000.000 fr. et celle des plumes à 15.000.000 fr.
Pour terminer cette énumération qui menacerait de devenir fastidieuse, je citerai la valeur de la production annuelle des chapeaux pour hommes: liO.000.000 fr.
Conclusion. — Nous croyons donc que les industries textiles doivent prendre place, au point de vue de l'importance, immédiatement après les industries alimentaires. En outre, il faut remarquer qu'elles sont les seules qui offrent à la femme et à l'enfant un travail en harmonie avec leurs forces. Cette dernière considération quoique sans intérêt pour certains philanthropes utopistes qui vou draient, non sans raison en théorie, voir la femme à la maison et l'enfant à l'école d'apprentissage, me parait au contraire, dans le siècle où nous sommes, plaider puissamment en faveur des industries textiles qui n'ont, d'ailleurs, pas besoin de cet argument pour être l'objet de la sollicitude des Pouvoirs.