CINQUIÈME ÉPOQUE
Cette période peut facilement se subdiviser en deux parties distinctes, la première comprenant les années 1852-1855, la seconde les années 1856-1858. Les premières années sont caractérisées par la fusion des lignes éparses dans une même région ; «luelqucs concessions sont données aux risques et périls des concessionnaires ; d'autre part, l'Etat accorde quelques subventions ; et enfin, dans d'autres cas, l'Etat agissant conformément aux lois respectives accorde des concessions en garantissant l'in-
1. II est à remarquer que le prix raoyen de chaque kilomètre construit pendant cette période est beaucoup plus bas que celui que nous avons signalé pour la période antérieure (1842-18i7). C'est que de 1848 à 1851, les travaux préliminaires pour la construction de nouvelles lignes furent nuls ou do peu d'importance.
térét à 4 0/0 crun capital amortissable graduellement dans le délai de 50 ans *.
Pendant les années 1855-1858, des chemins de fer sont construits par les Compagnies avec des subventions de TÉtat et des départements, et avec les capitaux provenant de l'émission de titres sous forme d'actions et d'obligations.
D'autres voies ferrées sont construites après en avoir fixé le prix à forfait, l'Etat contribuant pour une part dans les travaux.
Une modification importante fut introduite dans les conventions, portant à 99 ans la durée des concessions de toutes les grandes lignes. Cet avantage accordé à quelques compagnies dont les contrats menaçaient de devenir caducs fît renaître la confiance.
Quelques lignes sont également construites aux risques et périls des compagnies qui assument toutes les responsabilités et exécutent tous les travaux à leurs frais. Enfin, pour d'autres concessions, rÉtat donne sa garantie pour le paiement des intérêts à raison de 4 0/0, pendant 50 ans.
Vers la fin de 1858, l'état des cliemins de fer français était comme suit :
Lignes définitivement concédées 16.085 kil.
Lignes en exploitation 8.683
Lignes en exploitation en 1851 3.625
Lignes construites dans la période 1852-1858. 5 . 058 kil .
Moyenne des lignes construites chaque année 722,57
Dépenses effectuées pour mettre en exploitation les nouvelles lignes 2.674.288.000 fr.
Prix proportionnel de revient pour 1 kilom. 526.759
Dans ce prix est comprise la dépense faite pour les lignes en construction et non encore exploitées.
Sommes totales dépensées pour la construction des voies ferrées ;
Jusqu^en 1858.
Sommes dépensées par l'État. 775.000.000 fr.
— — par les Compagnies 3.286.000.000
— — par les Localités 33.000.000
Total 4.094.000.000 fr.
1. Exposé sommaire de la situation des chemins de fer. — M. Buffeteau-
Partie proportionnelle fournie par TÉtat pour rétablissement des chemins de fer d'intérêt général jusqu'en 1858 23,58 0/0