FORGES RUSSES EN EXTRÊME-ORIENT EN 1903 AVANT LA GUERRE AVEC LE JAPON
Moyen de communication avec la métropole : Voie de mer et voie ferrée de 10.280 kilomètres, ayant coûté 1.270 millions de francs.
Arsenaux. — Vladivostock devait être le point terminus du Transsibérien. On y avait déjà dépensé 40 millions quand l'occupation de Port-Arthur par les Russes le fit négliger. Aussitôt qu'ils en eurent pris possession, ils remirent Tarsenal en état et y commencèrent des ouvrages de défense.
Armée. — 10.000 hommes de garnison à Port-Arthur. 60.000 hommes environ en Mandchourie.
Forces navales. — Dès 1898, la Russie, envisageant la gravité de sa situation en Extrême-Orient, décida que son nouveau programme naval aurait pour but la disponibilité complète, en 1904, d'une marine moderne supérieure de 25 pour cent à la marine japonaise. Une fièvre hâtive fit expédier en Extrême-Orient les plus fortes unités de combat et tout navire capable d'effectuer la traversée ; toutes les mers d'Europe furent dégarnies. Au début de la guerre, grâce à d'énormes efforts, la Russie avait dans ces parages : 6 cuirassés de premier rang du plus récent modèle, 4 croiseurs cuirassés, 3 croiseurs protégés de T* classe, 25 destroyers, une vingtaine de torpilleurs.