INDIGÈNES
Garde civile indigène.
Garde civile indigène.
Effectif 1906.
Effectif 1906.
Effectif anglais 1906.
Police indigène.
Effectif allem»' 1906.
Effectif 1906.
Nos effectifs annuels de Tarmée coloniale sont de 60.000 hommes. L'armée d'occupation d'Indo-Ghine» tout à fait insuffisante contre tout ennemi extérieur, était formée, en 1906, de 32.000 hommes dont 14.000 Européens. Dans ces nouvelles conditions, pour des effectifs aussi réduits, pensez-vous qu'il nous serait nécessaire d'entretenir une armée coloniale distincte et une direction spéciale de cette arme au ministère de la guerre? Ne serait-il pas beaucoup plus logique, dans ce cas, de fondre toutes ces troupes d'Afrique avec celles d'Algérie et de Tunisie dont les effectifs sont de 7B.000 hommes?
Toutes nos possessions d'Afrique doivent arriver à faire partie d'un même tout. La première condition pour parvenir à ce desideratum^ si important à réaliser, serait que tous ces pays dépendissent d'un seul ministère. Cette nécessité a, d'ailleurs, été défendue trop vivement par tous les coloniaux, pour qu'il vaille la peine d'y insister.
La Chambre a, par plusieurs votes, par maints discours, exprimé son désir de changer totalement les méthodes coloniales. Nous voulons adopter une véritable politique d'association avec tous nos sujets, en leur laissant la part la plus large dans l'administration, dans la juridiction de leur pays; nous avons résolu de pratiquer une politique coloniale ne nécessitant que très peu de fonctionnaires, se rapprochant le plus possible de ce protectorat tunisien qui nous a donné des résultats si magnifiques et peut être considéré comme l'idéal de l'administration à adopter dans nos possessions lointaines. Puisque, de l'avis de tous, nos colonies africaines devraient dépendre d'un seul ministère, il serait logique qu'elles relevassent de celui qui a le plus de pratique de cette sorte de protectorat, de ce genre de gouvernement, c'est-à-dire d'un sous-secrétariat du ministère des affaires étrangères.
Aux gens compétents en matière budgétaire de déter-
miner toutes les simplifications, toutes les économies qu'il serait possible de réaliser dans cette voie fructueuse, où des suppressions ne feraient qu'amener plus d'unité de vues et d'action, une administration à idées plus larges, mieux en correspondance avec l'idéal que nous nous feisons aujourd'hui de ce que doit être un rég[ime colonial pour amener parmi tous nos protégées le bien-être, la prospérité, le loyalisme qu'il est de notre plus grand intérêt de développer chez tous nos sujets. Qu'il suffise d'indiquer aux désirs d'économie ce vaste champ d'investigations, après avoir simplement énuméré les réductions budgétaires qui, mathématiquement, résulteraient de la suppression même des causes qui font actuellement l'objet des dépenses correspondantes à ces réductions.