‹ La France au DahomeyChapitre 38 sur 122 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Enlèvement du pont d'Adégon. — Camp de Poguessa. — Pas d'eau. — Marche sur Oumbouémédi. — Les Dahoméens en campagne. — Akpa. — Le Coto. — Camp de la Soif. — Dévouement des légionnaires. — Retraite sur Akpa. — Premiers parlementaires. (Du 6 octobre au 25 novembre 1892.)

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es blancs sont comme iin grand et méchant oiseau qui se défend par devant en donnant des coups de bec, de chaque côté avec ses ailes et par derrière avec ses pattes. — Après les combats de Dogba et de Poguessa, les Dahoméens définissaient ainsi la vieille formation en carré, très usitée dans les guerres d'outre-mer, quoique insuffisante quand on se trouve en présence de gens tenaces, qui, décidés à se défendre à outrance, s'enfouissent sous la terre et sous les herbes pour riposter avec calme aux salves de l'infanterie.

Le 6 octobre, à 7 heures du matin, des éclaireurs qui protégeaient les travailleurs sur la droite du bivouac d'Adégon signalent des traces de roues de canons. L'ennemi s'est retiré par là. Le chef de bataillon Gonard, qui avait pris à midi le commandement du groupe Lasserre, part à 1 heure pour ouvrir la route et l'améliorer. Les flanqueurs sont reçus à coups de fusil. Tout le monde est bientôt en ligne. M. Gonard demande l'autorisation de pousser de l'avant; il reçoit une compagnie de légionnaires et une de tirail- Avec un entrain, un sang-froid et une méthode absolument remarquables, comme

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