‹ La France au DahomeyChapitre 51 sur 122 · Voir p · texte numérisé non relu

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ventre. » Tacodonou fit préparer beaucoup de barre, rassembla ses guerriers, attaqua son bienfaiteur, le battit et le fit prisonnier. Il traça l'enceinte d'un grand palais et dans les fondements fit enfouir tout vivant le roi Dan. La contrée s'appela depuis Danhomé (ventre de Dan) .

Les successeurs de Tacodonou sont :

1650. Adanzou Ier, qui établit les sacrifices humains;

1680. Vibagée;

1708. Goudjà-Troudo. Ce fut un grand conquérant: il porta les armes dahoméennes jusqu'à la mer et commença les guerres contre les Nagots;

1729. Bossa-Ahadi, dit Tegbouéssou. Ce roi avait l'habitude de faire couper les nez;

1775. Adanzou II;

1789. Winouhiou. Il eut pour successeur Ebomi ; puis vinrent les trois derniers rois, sur lesquels nous avons des renseignements plus précis, Adandozan, Guéso et Glé-Glé.

Adandozan fut le premier roi qui assista aux batailles, ses ancêtres se contentant d'y envoyer leurs sujets. Il gouverna très malle pays, vu qu'il était toujours saoul, m'a dit un jour un vieux cabécère de Ouidah, de qui je tiens quelques documents historiques. Le roi tuait beaucoup d'innocents sans raison. Le peuple mécontent résolut de le déposer, et une ère d'intrigues et de conspirations commença pour le Dahomey. Guéso, frère du roi, aidé par un métis brésilien, Don Francisco Félix da Souza ', se prépara à renverser son frère. Au bout de sept ans il réussit à prendre le trône par un coup de main. Adandozan fut jeté en prison et on rien entendit plus parler. De 1818 à 1858 régna Guéso. Ce fut une période prospère pour le Dahomey. Ouidah devint un grand centre commercial. Il y avait beaucoup de traitants et les chemins étaient ouverts à tous ceux qui voulaient venir s'installer dans la pays.

Glé-Glé s'attacha particulièrement à débarrasser le Dahomey de ses liens de vassalité envers les Nagots; il fit la guerre aux Egbas, ne leur paya plus tribut, mais ne réussit pas à enlever Abéokouta.

Il partit et emmena en captivité les habitants de Kétou, Savé, Hollis. Il régna trente et un ans. Il détruisit quelques tribus mahis, mais il fut la cause première des événements qui se produisirent. Il refusa de reconnaître le traité de 1878, préparant ainsi la ruine de son pays. Il voulut avant de mourir laisser le trône à Sassé, son premier fils; ce prince fut empoisonné et Condo se fit reconnaître prince héritier. La rumeur publique accusa ce dernier d'avoir assassiné son frère et tous les vieux déclarent aujourd'hui que Glé-Glé a été achevé par son fils, qui lui succéda sous le nom de Bhanzin-Ahidjéri, Hossubowélé [le monde a fait un œuf et la terre l'a fait voir, roi requin). Pendant l'occupation d'Abomey, on procéda à des fouilles pour découvrir les trésors, les armes et les objets d'art de ce pays. Hélas! tout n'était qu'une

1. Guéso créa pour lui la dignité de Cha-Cha (Xa-Xa), gouverneur de Ouidah. Voir p. 136.

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