‹ La France au DahomeyChapitre 53 sur 122 · VERTUS MILITAIRES DU CORPS EXPÉDITIONNAIRE · texte numérisé non relu

VERTUS MILITAIRES DU CORPS EXPÉDITIONNAIRE

entendait les cris : Koial koial Dahomé; la troupe admirable de patience et d'énergie, buvant de la boue et même ne buvant pas.

L'armée française a fait son entrée dans ce pays particulier, autrefois fermé à la civilisation, comme une colonne de fourmis en migration. Celle de tête hésite par instants, tâtonne, fait un détour, puis, toujours à la même allure, reprend sa marche. Derrière elle, à chaque arrêt, c'est un petit désordre; on se resserre, on s'écarte, le sillon subit une interruption.

Mais le chef marche toujours, ayant pour lui la ténacité, poursuivant un but, préférant quatre journées sans pertes à un combat heureux avec tués et blessés, ne désespérant jamais du succès final.

La médaille commémorative du Dahomey, instituée le 24 novembre 1892 par le gouvernement de la République, a créé à cette expédition exotique une place toute spéciale dans l'histoire de notre expansion coloniale, à côté des autres campagnes d'outre-mer, Tonkin, Soudan, Madagascar.

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