Le Foulbé est connu au Dahomey sous le nom de Filani
HOTEL DE L ADMTNISTATEUR A OUIDAH.
OUIDAH.
rent, mais se rapprochant les unes des autres par les caractères anatomiques, les mœurs et les superstitions. Elle constitue un noyau homogène au point de vue ethnographique.
Ouidah, la ville des serpents et des fétiches, assemblage irrégulier de masures argileuses, est le berceau des Éoués, comme l'indique son nom indigène de Glé-éoué (g lé, terre).
On lui donne aussi le titre de Éféta (fa, tête, éfé, Éoué). Les étrangers l'ont inscrite sur leurs cartes sous l'appellation Whydah; les Portugais et leurs descendants métis la désignent par Ajuda (aide, assistance), en souvenir de saint Jean-Baptiste d'Ajuda, patron du réduit sur lequel flottent encore les couleurs de la maison de Bragance. Les géographes en chambre du xvne siècle ont brodé une histoire fantaisiste sur un prétendu royaume de Juda et sur l'origine sémitique des Dahoméens, qu'on voulait présenter comme les derniers représentants de deux tribus d'Israël égarées au delà des Colonnes d'Hercule.
Les six principales familles Éoués sont :
1° Les Anloos, entre la Volta et la lagune de Togo ; villes principales : Kéta ou Quitta h, Anlo, Ouaya dans les établissements anglais de la Côte de l'Or, Porto-Segouro, et Togo dans la colonie allemande de ce nom.
2° Les Crêpes, qui occupent la région montagneuse située au nord des Anloos (l'Akposo) ; villes principales : Ho, Péki, Kpando et Agomé-Tongwé.
3° Les Anas, qui rayonnent autour d'Atakpamé sur la rive droite du Mono, de Sagada à Pessi.
4° Les Éoués proprement dits, ou Henhoués, qui sont les plus nombreux. Ils sont dispersés