‹ La France au DahomeyChapitre 62 sur 122 · LE FORT SAINT-LOUIS · texte numérisé non relu

LE FORT SAINT-LOUIS

fort de Ouidah tomba en ruines, étant abandonné parle sieur Bonnaud qui était mort ; son fils, Pierre, indolent, sans ressources, sans instruction, laissa tout à l'abandon. »

Malgré l'évacuation du fort en 1797, les couleurs de la France y avaient été maintenues. Depuis 1841, la jouissance et la garde en étaient remises à des négociants français, et il était établi d'une manière authentique que cette concession n'était que temporaire et sujette à reprise, sans indemnité, en cas de besoin imprévu pour le service de l'Etat. Notre prise de possession effective n'a été qu'un retour vers les choses du passé. Les tirailleurs sénégalais montent désormais la garde devant le fort Saint-Louis, et moi je m'assieds dans les palabres sur le tabouret de cabécère ayant appartenu au coussougan ' Guécloi/, dont on me fait cadeau. Tous les jours à 1 0 heures un coup de canon est tiré, suivi de la retraite pour la sieste. L'artilleur est un soldat d'infanterie de marine, remplissant l'emploi de peintre dans les ateliers du génie. Dans les campagnes d'outre-mer, on n'a pas toujours des spécialistes sous la main, et chacun fait un peu de tout.

i. Percepteur du roi.

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