‹ La France au LibanChapitre 3 sur 21 · LA PRINCIPAUTÉ DU UBAN · texte numérisé non relu

LA PRINCIPAUTÉ DU UBAN

Les Maronites n'avaient, dans l'origine, d'autres guides que les saints religieux -autour des- ' quels ils s'étaient groupés, et qui avaient couvert le Liban de kurs monastères.

Ils résistèrent toujours aux empereurs d'Orient dans toutes leurs luttes contre le Saint-Siège romain. En 686, un disciple de saint Maron, Jean Maron, était proposé comme successeur de saint Pierre au siège d' Antioche à la place du Patriarche schismatique. Guidés par lui, les fidèles maronites, se retranchant dans leurs montagnes, commencèrent dès cette époque à former une nation indépendante de l'empire byzantin. Aussi, à la fin du IX"* siècle, Godefroy de Bouillon avait à peine abordé Tripoli, que 30,000 Maronites vinrent à sa rencontre et s'unirent aux premiers croisés.

Lorsque notre roi saint Louis est parti pour sa croisade, il débarqua dans l'île de Chypre et trouva là un renfort de trente-cinq mille Maronites. C'est avec . eux qu'il fit sa campagne d'Egypte et qu'il s'empara de Damiette; mais les maladies

eurent bientôt décimé son armée, comme plus tard il est arrivé à Bonaparte. Moins heureux que lui, à la suite d'un combat acharné dans l'intérieur du pays, il était devenu captif. Il écrivit alors au Mont-Liban, et une levée de trente mille Maroni-r tes fut aussitôt faite. A cette nouvelle, les infidèles s'empressèrent d'accepter une capitulation. Saint Louis, rendu à la liberté, vint à Saint-Jeand'Acre ; il y trouva le fils de l'émir du Liban accouru à la tête de son armée pour lui rendre hommage.

Avant de quitter la Palestine, saint Louis, touché d'une fidélité et d'un dévouement que ses ror vers n'avaient fait qu'accroître, adressa à l'émir la charte suivante :

Page 1