‹ La France au XIXe siècle [microforme]Chapitre 8 sur 11 · TR M RENNES · texte numérisé non relu

TR M RENNES

tro ereneterrenetrarné trans eureéésontnssnieennuse |

lèle, qui dura sept ans, dont deux seulement du temps de Louis XVIII. 11 vaut mieux le garder tout d’un bloc peur

la troisième et dernière conférence où j'exposerai le règne de Charles X,

S'ATIT LARMES EORMRSE L THOSE rase

Louis XVIII survécut deux ans à son grand ministre le duc de Richelieu, et mourut à Versailles le 16 septembre 1824, après avoir reçu chrétiennement les sacements de l'Eglise ; il était âgé de 69 ans, On a prétendu qu'il était quelque peu libre-penseur, Je pense que cela vient de ce qu'on ne le trouvait pas aussi expansif en matière religieuse que son frère Charles X ; il était froid et réservé en cela comme en toutes choses, quoique sincèrement religieux, Une note laissée par quelqu'un qui vivait dans son intimité, dit expressément : “ ]J] était profondément religieux, et communiait régulièrement aux grandes fêtes de l’année ! ”,

Ce yrince a été appelé “ l’Auguste du 19° siècle 2”, Le mot est peut-être un peu foit, On doit avouer, cependant, que son règne de dix ans fut véritablement pour la France, épuisée par la Révolution et les guerres de l'Empire, un règne réparateur,

Le pays était ruiné, le territoire envahi, la dette immense, et le trésor vide : à force d'économie et de probité, le gouvernement de Louis XVIII rendit prospères les finances de la France : l’industrie, l’agriculture et le commerce prospérèrent également.

Il était difficile, à cette époque, d'établir en France un gouvernement parlementaire ; et cependant la Restauration y réussit, sinon d’une manière parfaite, du moins dans une mesure très satisfaisante,

1— Le Correspondant de 1877, 11, 406.

2— M. de Larcy, La Restauration.

L'idée fixe de la grandeur, de l'antiquité, de la majesté de sa race donnait à Louis XVIII un véritable empire. Lis généraux même de Bonaparte le confessaient : ils étaient plus intimidés devant ce vieillar.1 imposant que devant le maître terrible qui les avait commandés dans tant de bataillca,

Fils de Louis XIV, et homme de son temps, il avait le double sentiment de sa dignité et de ses devoirs ; et il reste, en définitive, pour la France le modèle des monarques Constitutionnels,

Saluons ici, messieurs, en terminant, saluons une dernière fois le grand homme auquel il avait succédé sur le trône de France, et qui ne mourut que deux ou trois ans avant lui, là-bas, sur le rocher de Sainte-Hélène, petite tle de quatre lieues de longueur sur quatre et demie de largeur, perdue au milieu de l’Atlantique, entre l'Afrique et l'Amérique, entourée de côtes élevées et inabordables, où l'on ne peut arriver que par un seul point, Bonaparte y descendit à la mi-octobre 1815, sous la garde de son geôlier sir Hudson Lowe, et y mourut le 5 mai 1821, muni de tous les sacrements de l'Eglise :

“ Général, disait-il à Montholon, quelques instants avant de rendre l'esprit, je suis heureux d’avoir rempli mes devoirs de chrétien ; je vous souhaite À la mort le même bonheur ”.

Le gouvernement de Louis-Philippe obtint de l'Angleterre, en 1840, que ses restes mortels fussent apportés à Paris pour y être inhumés, conformément au vœu qu'il avait exprimé :

“Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, près de ce peuple français que j'ai tant aimé ”,

Quel est le voyageur qui, visitant la capitale de la France, ne se rend pas aux Invelides pour y voir et admirer le tombeau de ce grand homme ?

piles à. LE CAEN QD E STE ONE Eee péns ventre tip rage mr soon mer

Le colonel Charras, parlant quelque part de Bonaparte : “ II appliquait, dit-il, les forces de son esprit à se persuader que ses désirs étaient des réalités..; 1”.

Cela est vrai surtout de Bonaparte à Sainte-Hélène : durant les cinq ans et demi qu'il vécut sur ce rocher lointain, il dicta une infinité de choses aux amis fidèles qui l’entouraient, expliquant à son avantage les incidents les plus diff. ciles de sa carrière, disposant tout au point de vue de sa gloire, arrangeant et façonnant sa vie pour l’immortalité, composant en un mot cette légende napoléonienne, qui est devenu le thème des chansons de Béranger, des écrits de Paul-Louis Courier et de tant d’autres.

11 paraissait n'oublier qu'une chose, c'est qu'il avait laissé en Europe des documents oMiciels, sa correspondance, par exemple, qui contrôlait, rectifiait, démentait cette légende, et mettait les faits dans leur vrai jour :

“ La légende n'a qu’un temps, écrit M. Dareste, l'histoire ne prescrit pas ses droits, Une heure vient où elle les retrouve, et où elle peut, tout en admirant le plus grand de ses grands hommes, lui retourner à son tour l'apostrophe qu'il lançait au Directoire : “ Qu'avez-vous fait de la France ? ” ?

Eh ! bien, malgré tout, messieurs, la légende napoléonienne reste, et elle restera toujours dans l'imagination des peuples, même chez les classes éclairées, parce qu'elle repose sur des faits d'une nature grandiose et sublime, qui depassent infiniment les événements ordinaires, Les détails seuls peuvent prêter à la critique : l’enseinble est quelque chose de grand et d’admirable, où l'esprit humain aime à se reporter dans les jours de défaillance, où l’art ira toujours puiser comme à une source intarissable d'inspiration.

1— Charras, Histoire de la campagne de 1815: Waterloo. 2— Dareste, Histoire de France.

se #l ds

Voyez les tableaux d'Hornce Vernet, qui érnent le palais de Versailles : qui ne s'arrête avec admiration devant ces pages d'histoire qui lui rappellent tant de glorieux faits d'armes tant de victoires incomparables ? Qui ne se sentirait yrofondément ému en présence des Adieux de Fontainebleau, ou de la scène si touchante et si délirante du Retour de l'ile d'Elbe !

Oui, quoi qu'on ait dit et écrit sur la légende napoléonienne, Bonaparte restera toujours dans la mémoire des hommes comme l’un des personnages les plus extraordinaires et ls plus étonnants qui aient jamais passé dans le monde,

PMU ++ LUE) MNMENT Lneepebinntenmmenbeass + ca aghen

a nat

Page 1