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PROVINCES

ÉPOOL'E DIS MARIAGES DKS ÉMIGHANTS

ET LEUn NOMDIIK.

OÙ étaient nés

ICCO

les cmigrants.

i:oo

Alsace

et Lorraine.

Angoumois,

Limousin,

IS

Périgord.

Anjou.

Aunis,

Saintonge,

Gascon, Béarn.

Auvergne,

Albigeois,

Languedoc.

Bourgogne,

Nivernais.

Berry,

Bourbonnais.

Bretagne.

Champagne.

Dauphiné,

Franche-Comté.

Flandre,

Hainaut.

Forez, Lyon,

Provence,

Vaucluse.

Maine.

Normandie,

Vexin.

Orléanais et Sens.

Paris

IG

et environs.

Perche.

Picardie,

Beauvûisis,

Artois.

Poitou.

Tourraine, Blaisois.

Colonies

rançaises. Totaux...

Avant 16i0 il y eut 22 mariages de Français célébrés au Canada. (Brochure de M. Fer/and.)

Nota. La province du Perche n'est portée dans ce tableau que pour 29 émigrants, parce que cette émigration provenant des confins limitrophes du Maine et de l'Orléanais, une partie d'entre eux a été portée à ces provinces. On peut

remarquer du reste commont l'éniigration du Perche s' arrête subitement; il en est (le même pour la diminution irès-marf|uée du Maine et du Poitou bien avant 1700. Nous observerons en outre que sur les mariages contractés avant 1610, 7 le furent par dos émigrauts du PercLe.

I^ote O.

(On pourra consulter utilement, en outre des citations suivantes, lechap. m, page 31, et les notes 8 et 9 du cliap. m.)

u Sa Maje>té envoie IfiO filles pour y Être mariées, 6 comte pagnies de oO liommes chacune, et pins de 30 officiers ou gentil!^hommes, « tous pour s'y établir, et plus de i200 antres personnes y vont aussi dans ce « but. >■ (^Lettre de Colbert, 1.^ mai 1609.)

« 11 est arrivé cette année 16o filles, 30 seulement restent à

« marier. Je les ai réparties dans dos familles recommandables jusqu'à ce que « les soldats qui les demandent en mariage soient prêts à s'établir; on leur fait « présent en les mariant de 50 livres en provisions de toute nature et en effets; « il faudrait encore que Sa Majesté en envoyât 150 à 200 pour l'an prochain; « 3 ou 4 jeunes filles de naissanci^ trouveraient aussi à épouser ici des ofliciers « qui se sont établis dans le p:iys. Je vous recommande d'envoyer des engagés.

« Madame Éiiennc, chargée par le directeur de l'hôpital général de la diroc- « lion des jeunes filles qu'il envoie, retourne en France pour en ramener celles

« que l'on enverra cette année Il iiiudrait fortement recommander

« que l'on choisit des filles qui n'aient aucune difTormité naturelle ni un « extérieur repolissant, mais qui fussent fortes, afin de pouvoir travailler dans « ce pays„ et enfin qu'elles eussent de l'aptitude à quelque ouvrage manuel. « J'ai écrit dans ce sens h M. le directeur de l'hôpital. » (Lettre de Talon du (10 novembre 1670, Doc. de tar.)

Voir aussi la lettre de Talon du 2 novembre 1671. Doc. de Par.

Note flO.

Lorsque la sœur Bourgeois s'embarqua avec M. de Maisonneuve pour Montréal en 1653, elle emmena avec elle la femme Marie Milot, du Mans, une autre femme avec son mari, et quelque» filles qu'elle avait choisi avec soin pour la colonie.

En 1658 les ecclésiastiques de Saint-Sulpice exhortèrent et aidèrent de leur bourse un bon nombre d'hommes vertueux et de filles pieuses à aller s'établir à Montréal; il partit ainsi 60 hommes et 32 filles. M. l'abbé Vignal, qui partait pour Montréal, engagea 2 hommts aie suivre. M. l'abbé Souart-1, et M. de Queylus, qui partait aussi, en détermina 23 à partir avec lui. Les 32 filles furent confiées à lu sœur Bourgeois, qui veilla sur elles jusqu'à leur établissement. 11 y avait aussi dans le même convoi 18 filles pour Québec, qui lui furent aussi remises en garde.

En 1672 la sœur Bourgeois ramena de nouveau de France 11 filles, dont 6 destinées à entrer dans son ordre, et 5 autres pour les marier à Québec. En 1679, revenant encore d'un nouveau voyage elle ramena aus>i plusieurs filles pour Montréal, dont plusieurs étaient envoyées par les prêtres du séminaire deSaint-Suljiice. {Vin delà sœur Bourgeois.)

Il est facile de juger, par cet extrait, de la sollicitude que les communautés religieuses et les ecclésiastiques qui s'intéressaient au Canada apportaient au choix et à l'envoi des filles destini'-es à épouser les colons établis dans ce pays. Car tout nous porte à croire que les prêtres des missions étrangères de Québec, les ursulines de cette ville, les jésui'es ?'t :M!tres maisons religieuses agissaient de même de leur côté.

Kote 11.

M Le 29 juin 1639 partit de la Rochelle une flotte de la grande compagnie « de Richelieu ; sur un seul des navires ily avait 200 personnes, dont 1 lO pour « le compte de la société de Montréal. » (Vie de la sœur linurgcois.)

En 16")2M. de Mcsy arriva à Québec avec des gens de robe, des familles venant s'établir dans le pays, et quelques militaires. En 1G(J3 on embarqua 300 colons â la Rochelle, dout 73 furem laissés à Terre-Neuve, etc. {Hist. du Canada deGaruault.)

IVote 12.

La population du Canada en 1663, dit M. Garnaulî, était de 2,000 à 2,500 âmes, dont 800 à Québec ; et en 1648 la mission de Bfauport au cap Tourmente, y compris l'île d'Orléans, comptait 200 âmes, dont 140 adultes. D'autre part nous savons qu'en 16^6. époque du premier recensement régulier que nous ayons du Canada, on y comptait 3,418 habitants: sur ce nombre 4 ou oOO tout au plus provenaient d'émigrants amenés par Talon en 16()5 ou venus sous sa direction, et 300 à 3o0 du bénifice dis naissances de 1603 en 1666. 11 reste, comme ou voit, environ 2,500 âmes pour 1664, chiffre qui concorde assez avec celui de M. Gariiauit.

De ces 2,n00 habitants, SOO provenaient des derniers convois ; depuis 1659 500 environ avaient été amenés parles sulpiciens de Montréal, 200 provenaient de la fin de l'émigration du Perche, 2 à 300 d'une émigraiion du l'oitou dont la cause ne nous est pas connue, 3 à 400 d'envois divers fournis par l'Aunis,, la Normandie et Paris, comme négociants, employés, artisans, engagés, cou* reurs de pelleterie, etc., le surplus formé par la population déjà existante en 1640, et le bénéfice des naissances.

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