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LES EAUX

(fleuves, rivières, lacs, étangs.)

(Voir la carte no 4 .)

31. La direction générale. — Les eaux, dont le cours est déterminé par les pentes du sol, forment en France sept bassins principaux et ont trois directions distinctes :

1° Dans l’intérieur du grand arc de cercle formé pas les Pyrénées, le système des Cévenncs et des Ardennes, c’està-dire dans l’intérieur des deux grands golfes de l’époque antédiluvienne, elles coulent au nord-ouest vers la Manche et le golfe de Gascogne (Seine, Loire, Garonne) ;

A l’extérieur de ce grand arc, elles coulent.

2° Celles qui sont au nord des Faucilles et des Ardennes, dans la direction du septentrion vers la mer du Nord (Rhin, Meuse, Escaut);

3° Celles qui sont au midi des Faucilles et du Jura, vers la Méditerranée dans la direction du sud (Rhône).

La France compte plus de 200 cours d’eau navigables (!) ou flottables, c’est-à-dire capables de porter des bateaux ou des bûches de bois à brûler, et par conséquent dépendant du domaine de l’État, sans compter les petites rivières, les torrents et les ruisseaux, beaucoup plus nombreux, qui font tourner des roues de moulin et de manufacture, ou qui arrosent des prairies. Nous ne mentionnons que les principaux, c’est-à-dire ceux dont la portion navigable dé-

(1) La longueur totale sur laquelle ces cours d’eau sont classe's comme flottables ou navigables est d’environ 11,000 kil. dont 8,800 navigables.

passe 20 kil. ou qui ont, à quelque autre titre, une certaine imporlance. (Voir Tabl. de Stat. n° 6.)

32. La Seine. — La Seine prend sa source au mont Tasselot dans la commune de Chanceaux , département de la Côte-d’Or, à 433 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce n’est d’abord qu’un petit cours d’eau descendant vers le nord-ouest jusqu’au delà de Troyes sur la pente générale des terrains de cette région, laquelle n’est pas de moins de 3 mètres par kilomètre ; la pente moyenne n’est plus ensuite dans le reste de son cours que de 15 centimètres par kilomètre. Le lleuve arrose Chatillon-sur- Seine, Barsur- Seine, devient navigable à Marcilly où se termine le canal de la haute Seine; arrêté par la rangée des collines qui marquent la limite du terrain crétacé dans le bassin de la Seine, le fleuve se détourne vers l’ouest, tourne les collines, arrose Noyent- sur- Seine, puis il reprend la direction nord-ouest, vers laquelle l’incline le relief du plateau d’Orléans et des collines du Perche; il conserve cette direction jusqu’à son embouchure, malgré les nombreux méandres que son cours dessine dans une riche plaine d’alluvion entre deux rangées de collines; Melun, Corbeil, Paris, Saintf)enis , Mantes , Elbeuf ', Rouen sont les principales villes qu’il arrose. Après un cours de 800 kilomètres dont 600 sont navigables, il se jette dans la Manche, entre le Havre et lion fleur, par un large estuaire (12 kil.). La marée se fait sentir jusqu’à Pont-de l'Arche, au delà de Rouen ; c’est ce qui a permis à cette dernière ville d’être le principal port de la Seine, lorsque les chemins de fer n’existaient pas et que le commerce employait des bâtiments d’un faible ton nage.

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