‹ La France (avec ses colonies) (volume 2)Chapitre 12 sur 87 · Les affluents de la Loire. — Elle reçoit · texte numérisé non relu

Les affluents de la Loire. — Elle reçoit

1 0 Sur la rive droite :

Le Furens, qui passe <\ S aint-E tienne ;

L ’ Arreux, grossi du Bourbince dont le confluent est à Digoin ;

L’Aron, qui se jette en face de Decize ;

La Nièvre, qui tombe dans la Loire à Nevers ;

L’Authion ;

La Maine, le seul important parmi les affluents de droite, qui arrose Angers; elle est formée par la réunion de la Mayenne , qui naît dans les collines de Normandie, et qui passe à Laval, et de la Sarthe, qui naît au plateau duPerche, passe à Alençon, reçoit l’Huisne, arrose le Mans où elle devient navigable, et est grossie du Loir venu de la forêt d’Oi léans;

U Er dre, qui se jette à Nantes ;

2° Sur la rive gauche :

L’Allier (avec la Dore et la Sioule), grande rivière de 370 kilomètres, qui prend sa source dans la forêt de Mercoire (montdelaMargeride), coule parallèlement à la Loire, d’abord dans une vallée étroite, puis dans la belle plaine de la Limagne, devient navigable près de Brioude, arrose Moulins, et dont le confluent est un peu au-dessous de Nevers.

Le. Loiret, formé par deux belles sources et n’ayant que 12 kilomètres de cours;

LE SOL

Le Cher, qui naît dans les monts de la liasse-Auvergne et se grossit de l’Yèvre qui passe à Bourges, et de la Sauldre ;

L’Indre, qui coule au milieu des prairies et qui passe à C hâteauroux ;

La Vienne, qui prend sa source au plateau de Mille- Vaches^ passe à Limoges, reçoit la Creuse qui coule très-encaissée, et le Clain qui passe à Poitiers ;

Le Thouet ;

La Sèvre nantaise, dont la vallée est pittoresque;

L ’Acâenau, déversoir des eaux du lac de Grandlieu.

38. Le bassin de la Loire. — Ce bassin a une superficie d'environ 13 millions d’hectares, c’est-à-dire du quart de la Fi ance ; il est bordé par les coltines du Maine, le dos d'entre Seine et Loire, les Cé venues septentrionales et centrales et le dos d’entre Loire et Garonne ; montagneux dans la partie du sud-est, c’est-à-dire sur le Massif central d’eù lui viennent ses principauxaffluents, il se développe, au nord et au nordouest, en belles et riches plaines.

39. Les bassins secondaires de la Loire. — On rattache au bassin de la Loire les petits lleuves qui coulent en Bretagne, au sud des monts de Bretagne et des monts d’Arrée :

L 'Aulne, qui se jette au fond de la rade de Brest;

Le Blavet , grossi du Scorlf, dont le confluent est à Lorient ;

La Vilaine, qui prend sa source dans les collines du Maine, devient navigable près de Bennes et reçoit Ville et VOust.

40. La Garonne. — La Garonne (380 kilomètres, dont 468 navigables) prend sa source dans le val d’Arran (à la montagne de Plaine-Béret), en Espagne, entre en France par l’étroit défilé du Pont-du-Roi, se dirige d’abord au nord-ouest, puis, au confluent de la Neste, vers le nord-est,

en suivant les pentes des Pyrénées elle arrose* Saint -Galiciens; et devient navigable près de Cazeres ; elle arrose Muret ; à la hauteur de Toulouse, elle rencontre les pentes du Massif central qui la font dévier vers le nord-ouest, et, jusqu’à son embouchure, elle conserve cette direclion en dessinant quelques grandes ondulations : c’est au coude du fleuve, non loin du col de Naurouse, qu’a été bât i Toulouse. Elle arrose ensuite Agen , Marmande , la Réole. A proximité du bec d'Ambès, point où la Dordogne réunit ses eaux à celles du fleuve, elle prend le nom de Gironde qu’elle garde jusqu’à sonembouchure, surunelongueurde75kilomètres, etbaigne Blaye ; c’est alors moins un fleuve qu’une longue baie qui se rétrécit au moment d’entrer dans la mer, entre la pointe la Coubre et celle de Grave en face de Roy an. Le flot, connu sous le nom de mascaret, s’y précipite avec impétuosité; il remonte jusqu’à- 120 kilomètres au delà de Libourne et de Bordeaux, et, à certaines époques de l’année, il est plus redoutable encore que la barre de la Seine.

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