Les affluents de la Garonne. — Elle reçoit
1° sur la rive droite :
\A Ariége, qui sort des Pyrénées, arrose Foix , et roule quelques paillettes d’or: d’où son nom (Aurigera);
Le Lers, qui vient des Corbières;
Le Tarn (350 kilomètres, dont 147 navigables), qui occupe tout le sud-est du bassin; il prend sa source au mont Lozère, baigne Milhau, Albi, Montauban, reçoit l’Agout et Y Aveyron (qui passe à Rodez);
Le Lot (450 kilomètres, dont 306 navigables), qui prend aussi sa source sur le versant septentrional du mont Lozère et qui coule à peu près parallèlement au Tarn, presque partout encaissé entre des rochers; il reçoit la Trueyre et arrose Mende et Cahoi's;
Le Dropt;
La Dordogne (465 kilomètres, dont 292 navigables), qui occupe tout le nord du bassin; elle prend sa source au mont Dore, où elle se forme de deux ruisseaux, la Dore et
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la Dogne, reçoit la haute Vézère (grossie de la Corrèze , qui passe h Tulle), l’Isle (grossie de la Dronne), qui passe hPérigueux; elle arrose elle-même Libourne, et se réunit au bec d’Ambèsà la Garonne pour former la Gironde;
2° Sur la rive gauche:
La Save ;
Le Gers , qui passe à Auch;
La Baise , qui comme les deux précédentes rivières coule du plateau de Lannemezan entre les collines d’Armagnac, et arrose une riche contrée.
42. Le bassin de la Garonne. — Sa superficie est d’environ 6 millions d’hectares, et sa ceinture est formée par les collines de Saintonge et de Périgord , le dos d’entre Loire et Garonne, les Cévennes méridionales et centrales , les Corbicres occidentales, les Pyrénées, les monts de Bigorre, et les collines d’Armagnac .
43. Les bassins secondaires de la Garonne. — Ils sont au nombre de trois :
1° Le bassin de la Charente, bordé par le plateau de Gatine, les collines du Poitou, les collines du Périgord et de Saintonge. Ses principaux cours d’eau sont:
Le Lay grossi de l’Yon qui arrose la Roche-sur-Yon ;
La Sèvre Nior taise, rivière pittoresque, qui passe à Niort et reçoit la Vendée ;
La Charente, qui prend sa source dans les collines du Poitou, passe à Angouleme , Roche fort , et reçoit la Boulonne;
La Seudre ;
2° Le bassin des Landes , qu’aucune ceinture appréciable n’enveloppe et dont l’unique cours d’eau est la Leyre qui se jette dans le bassin d’Arcachon ;
3° Le bassin de VAdour , bordé par les collines d’Armagnac, les monts de Bigorre, les Pyrénées occidentales et les monts de la Basse-Navarre, lequel comprend :
L’Adour, qui prend sa source dans la vallée de Campan, près du pic du midi de Bigorre, arrose Tarbes, Bayonne, et reçoit sur sa rive droite, la Midouse qui arrose Mont-de -
Marsan , sur sa rive gauche, le Suy de France, de nombreux gaves dont le principal est le gave de Pau qui arrose Pau et reçoit le gave d’Oloron, et la Nive, dont le confluent est à Bayonne ;
La Nivelle , qui se jette dans la mer, à Saint-Jean de Luz; La Bidassoa , qui sépare l’Espagne et la France.
44. L’Escaut et ses affluents. — L’Escaut, dont le bassin présente une plaine peu ondulée et bornée par le plateau (V Artois et les collines de Belgique , prend sa source en France, à l’extrémiié du massif des Ardennes , dans le département de l’Aisne, coule en serpentant vers le nord, arrose Cambrai, Valenciennes , tourne brusquement à l’ouest sur notre frontière, puis se dirige à travers la Belgique vers la mer du Nord où il se jette par deux larges estuaires, après avoir arrosé Anvers. Grâce à de nombreuses écluses, il est navigable de puis Cambrai, sur unelongueur de 3l2kil. (cours total 350 kilom.), dont 62 sur le territoire français.
Ses affluents, en France, sont : la Scarpe qui arrose Arras, et la Lys , grossie de la Deule (qui arrose JMle).
Deux autres petites rivières qui se jettent dans la mer du Nord sont les dépendances du bassin de l’Escaut, V Yser et J Aa.
45. La Meuse et ses affluents — La Meuse, qui prend sa source à l’extrémité du plateau de Langres , près des monts Faucilles dans le département de la Haute-Marne, et dont l’étroit bassin est serré entre les collines de l’Argonne et le plateau des Ardennes, disparaît pendant 6 kil., coule vers le nord-ouest, arrose Neufchateau , C.ommercy , Verdun où elle devient navigable, Sedan , Mézières , sort de France, près de Givet , et va, à travers la Belgique et la Hollande, se jeter dans la mer du Nord, en confondant ses eaux avec celles du Rhin et môme de l’Escaut dans le labyrinthe des
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îles de la Zélande. De Verdun à la frontière, on compte 261 kil., et de la source à la mer 900 kil.
Ses affluents, en France, sont:
1° Sur la rive droite, le Chiers et la Semoy, profondément encaissés dans le plateau des Ardennes;
2° Sur la rive gauche, la Sambre, qui naît dans le massif des Ardennes et dont le confluent est à Namur, hors de France.
46. Le Rhin et ses affluents. — Le Rhin est un grand fleuve dont le cours a environ 1,350 kil. et qui est navigable, sans interruption, depuis Bâle seulement, sur une longueur de 860 kil. Son bassin est borné par les Alpes au sud; par les contre-forts des Alpes centrales et une série de chaînes à l’est, sur le territoire allemand; à l’ouest, du côté français, par le Jura , les Vosges et leur prolongement.
Le fleuve lui-même a ses sources en Suisse, au massif du Saint Gothard ; il coule vers le nord, forme le lac de Constance , se dirige, au sortir du lac, vers l’ouest, tombe d’une chute magnifique, non loin de Schaffouse; puis, presque au sortir de Bâle, arrêté par les Vosges, il forme un coude vers le nord en séparant l’Alsace et le grandduché de Bade. Là ses eaux s’épandent dans la plaine formée de ses alluvions et enveloppent un nombre considérable d’îles, d’Huningue au confluent de la Lauter : cette partie du Rhin a servi pendant deux siècles et demi de limite entre la France et l’Allemagne; la guerre de 1870-71 nous a rejetés derrière les Vosges. Parvenu en Hollande, le fleuve se divise en plusieurs branches; une partie de ses eaux s’écoule dans le Zuyderzée par YYssel, une petite partie se rend directement à la mer du Nord par le Vieux Rhin , et la plus grande quantité se môle par les deux branches, dites Lcck et Wahal, avec les eaux de la Meuse.
Parmi les affluents de la rive gauche, il y a à citer :
L ’Ill, qui a donné son nom à l’Alsace, passe à Colmar , à Strasbourg , et arrose un territoire naguère français;
La Moselle, le seul affluent du Rhin qui nous reste au-