La République et le premier Empire. — Le comtat
retour au domaine, ayant été réunies, puis détachées pour former l’apanage de princes de la famille royale.
LA POLITIQUE
Venaissin , Montbéliard , Mulhouse se réunirent ou furent réunis à la France, et les guerres de la Révolution lui donnèrent pour frontière, au nord, la ligne du Rhin jusqu’à la Hollande, au sud-est, la ligne des Alpes depuis le mont Blanc. Les conquêtes du Consulat et de l’Empire la firent déborder hors de ces barrières naturelles, et la portèrent, au nord, par l’annexion de la Hollande et des villes hanséatiques, jusqu’à Lubeck, sur la Baltique, à l’est, jusqu’à la source du Rhône, et au sud, par l’annexion du Piémont, de Gênes, de la Toscane et des États pontificaux, jusqu’à Terracine : la France comptait, en 1811, 130 départements. Les désastres de la fin de l’Empire amenèrent le traité de 1814, qui réduisait à peu près la France à ses limites de 1792, et, après "Waterloo, le traité de 1815, qui lui enleva, au nord, Philippeville, Marienbourg, Sarrelouis, Landau, à l’est, la rive septentrionale du lac de Genève, Annecy et Chambéry, 78. Le second Empire. — De 1815 à 1860, la frontière française n’a subi aucune modification. A la suite de la guerre d’Italie, le traité de Turin (1860), en nous donnant la Savoie et le comté de A r ice } reporta sur ces deux points notre frontière à la crête des Alpes; mais la funeste guerre contre la Prusse (1 870-1871), cause de tant de désastres, a ravi à la France le nord-est de la Lorraine et presque toute V Alsace (dép. du Bas ■ Rhin tout entier, presque tout le dép. du Haut- Rhin , le dép. de la Moselle moins i’arr. de Briey, une notable partie du dép . de la Meurthe , un canton du dép. des Vosges.
2 e section.