SIXIÈME PARTIE
LE COMMERCE
. 216. Le commerce. — Le commerce a pour objet de livrer à la consommation, en lieu et en temps opportun, les produits de l’agriculture et de l’industrie. On l’appelle quelquefois industrie commerciale, parce qu’il est, en effet, une des formes de l’activité humaine appliquée à la satisfaction de nos besoins. Il consiste tantôt dans le transport des marchandises du lieu qui les produit au lieu où le besoin de les posséder se fait sentir, tantôt dans la simple accumulation de ces marchandises entre les mains du négociant qui les conserve jusqu’au moment où les consommateurs les viendront acheter.
Il s’exerce, soit sur les produits de l’agriculture et de l’industrie indigènes, en donnant lieu aux échanges de produits entre concitoyens, et, dans ce cas, il s’appelle le commerce intérieur ; soit sur les produits des contrées étrangères, apportant à la France, en échange de ses propres produits, les denrées des régions tropicales, les métaux, les objets qu’elle ne fabrique pas ou qu’elle fabrique moins bien, et, dans ce cas, il s’appelle le commerce extérieur.
Le commerce consistant dans l’échange, c’est-à-dire dans le transfert de la marchandise des mains d’un propriétaire entre les mains d’un autre propriétaire, et étant le plus souvent accompagné du transport d’un lieu en un autre
ne saurait se passer de moyens de communication , les uns servant à l’échange môme et comprenant les monnaies et mesures , les autres servant au transport et comprenant les voies de communication tracées par les hommes sur la terre ou sur ses cours d’eau et la navigation sur la mer.
1 rc section.