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LA NAVIGATION MARITIME

(Voir dans l'Atlas la France économique, planche du commerce, caites 5 et 6.)

231. Le cabotage. — La navigation maritime comprend i navigation sur mer et aux embouchures des fleuves jusu'au point où la marée porte les bâtiments ; elle est divisée n cabotage ou navigation sur les côtes (1), et navigation au mg cours.

L'administration des douanes entend par petit cabotage la avigation d'un port français à un autre port français dans la iéme mer, et par grand cabotage la navigation d'un port franlis à un autre port français d'une mer à l'autre, Océan et éditerranéc (2) (Voir Tabl. de stat., n° 3G). On compte 77,000 lyages faits annuellement par les caboteurs français et on évae le poids des cargaisons à près de 3 millions de tonnes ; lles-ci consistent surtout en grains et farines, sel, vins, houille, is et matériaux. Ce mode de transport n'est pas en progrès.

1) Navigation de cap en cap, d'où capotage.

'2) Le Code de commerce entend le mot cabotage dans un autre sens : comprend sous ce nom la navigation entre le 27e et le 30e degré de itude septentrionale et entre le 44e degré de longitude orientale et ir>e degré de longitude occidentale, c'est-à-dire la navigation des mers tarope.

Au cabotage se rattachent la poche côtière (1) et la pèche du hareng.

Les ports où le cabotage est le plus actif sont Marseille, le Havre, Bordeaux, Bunkcrque, Rouen, Cette, Tonnay-Charente, Roche fort, Arles, Nantes, Brest. Les principaux ports d'armement pour la pêche du hareng sont Gravelincs, Boulogne, Dieppe, le Tréport, Saint-Valéry, Fécamp, Courseulle ; pour les sardines, Duiiarnenez, etc. ; pour les huîtres, Granville, etc. ; pour les autres pêches, presque tous les petits ports qui en font leur principale industrie.

232. E<a navigation an long cours. — La navigation au long cours s'étend à tous les pays hors de France ; elle se partage en navigation avec nos colonies pour laquelle la marine française jouit de certains privilèges, et en navigation de concurrence ou navigation dans les pays étrangers, où elle se trouve en concurrence avec les autres marines.

A cette catégorie se rattache la grande pêche, pêche d( la morue, employant 6o0 navires environ, et pêche de la baleine, pour laquelle la France n'arme plus depuis plusieur: années.

La grande navigation, qui a lieu, en premier ordre, entre 1j France et Y Angleterre, en second ordre entre la France, Yltalie la Turquie, Y Espagne et la Russie, a son point de départ dan nos grands ports, Marseille et le Havre au premier raiii' Bordeaux, Nantes, Bunker que, etc., au second.

L'effectif de la marine marchande en France est d 15,600 navires jaugeant plus de 1 million de tonnes, dor ol6 navires à vapeur jaugeant 18o,000 tonnes. Depuis trente an? le nombre des navires est à peu près stationnaire ; mais 1 tonnage a quelque peu augmenté et les bateaux à vapeur soi devenus plus nombreux. Sur ce total, plus de 1,300 bâtimen sont affectés à la navigation au long cours (Voir Tabl. de stat n° 3 o).

Le mouvement général de la navigation, comprenant,

(l) La pêche côtière et la grande pêche sont de ,'véritables industri qu'on peut assimilera la chasse ou rattacher aux industries extractive (Voir § 150.)

rentrée et à la sortie, la navigation de concurrence à laquelle prennent part les pavillons étrangers (7,945,000 tonnes en 1873), comme le pavillon français (4,580,000 tonnes), la navigation réservée avec les colonies (environ i million de tonnes), la pêche et le cabotage (3,714,000 tonnes), est de 17 à 18 millions de tonneaux (Voir les Tabl. de stat., nos 36, 37 et 38). 233. Les services maritimes. — Parmi les moyens de transport que fournit la navigation, il y en a qui sont réguliers, :'est-à-dire qui consistent dans des départs périodiques a jour fixe, comme les départs des diligences ou des trains de chemins de fer; ceux-ci constituent les services maritimes qui emploient presque tous la vapeur, et qui transportent une très-notable partie des marchandises et presque la totalité des voyageurs.

Les principaux services maritimes de l'Océan sont :

1° Les services qu'on pourrait nommer de cabotage, lesquels

conduisent d'un port français à un autre : De Bunkerque au Havre et à Bordeaux ; Bu Havre à Dunkerque, à Ronfleur, à Rouen, à Trouville, à

]aen, à Cherbourg, à Morlaix, à Brest, à Bordeaux ; De Brest au Havre, à Lorient, à Saint-Nazaire et Nantes, à

îordeaux; De Lorient et de Nantes à Belle-Ile ; De Bordeaux aux ports déjà indiqués de l'Océan- 2° Les services pour les pays étrangers, qui sont établis : A Bunkerque pour Hull et Newcastle (Angleterre), Leith

u;osse), Rotterdam (Hollande), Saint-Pétersbourg (Russie); A Calais pour Bouvres (Angleterre), qui n'est séparé de la i ance que par 1 heure 20 minutes de navigation et qui est la rie de communication la plus courte entre Londres et Paris, t pour Londres ;

A Boulogne pour Folkestone et Londres, services rivaux de iUX de Calais ;

A Dieppe pour Newhaven et Londres (Angleterre) ; Au Havre pour divers ports d'Angleterre, Southamplon, verpool, Glasgow, Londres, Hull, pour Rotterdam (Hollande)

et Hambourg (Allemagne), pour Lisbonne (Portugal) et Malaga (Espagne); pour New-York, ce dernier service est fait en 10 à 1 1 jours par la Compagnie transatlantique;

A Cherbourg pour Pool (Angleterre) ;

A Granville pour Jersey ;

A Saint-Malo pour l'Angleterre (Littlehampton, Farmoutli cl Southampton), par Jersey;

A Saint-Nazaire, 1° pour la Vera-Cruz (Mexique), avec escale à Saint-Thomas et à la Havane (Antilles) et services annexes : en premier lieu, dans les grandes Antilles jusqu'à Kingstown (Jamaïque), en second lieu, dans les petites Antilles jusqu'à Fort-de-France (Martinique), et, en troisième lieu, jusqu'à la Nouvelle-Orléans (États-Unis); 2° pour l'isthme de Panama (à Colon-Aspinwall), avec escale à Fort-de-France (Martinique), puis avec services annexes pour le Venezuela jusqu'à Porto-Caballo, pour les Guyanes jusqu'à Cayenne, et avec correspondances, à l'autre extrémité du chemin de fer de Panama, dans l'océan. Pacifique, pour la Californie, l'Amérique centrale, le Pérou, le Chili et même Taïti. Ces services, dans l'Atlantique, sont faits par la Compagnie transatlantique; la traversée de Saint Nazaire à Saint-Thomas dure environ lojours; de Sainl-Thomas à la Vera-Cruz 10 jours, à Cayenne 9 jours, à la Nouvelle-Orléans 8 jours ;

A Bordeaux pour Rotterdam (Hollande) et Hambourg (Allemagne), pour l'Angleterre (Londres, Bristol, Liverpool, Glasgow), pour Y Amérique du Sud, côtes du Brésil et Rio-de-la-Plata, avec escale à Lisbonne et au Sénégal : ce dernier service est l'ait pa i la Compagnie des Messageries nationales ;

A Bayonne pour Santander (Espagne).

Les principaux services maritimes de la Méditerranée sont :

1° Les services de cabotage de Marseille à Nice, Agde, Cette la Corse (Ajaccio, Bastia).

2° Les services pour les pays étrangers qui sont établis ; Marseille, le centre le plus important de la grande navigatioi

LE COMMERCE. oSi*

le la France. Marseille possède les lignes d' 'Algérie et de Tunis, igné directe d'Alger (traversée de 50 heures), lignes d'Oran par Valence, ligne de Tunis, dont les services de la côte d'Algérie ont des dépendances ; la ligne d'Espagne par Cadix et Séville ; a. ligne & Italie qui dessert Livourne, Civita-Vecchia, Naples et iessine, avec service annexe surTrieste ; les lignes du Levant y os plus suivies de toutes celles de France, qui desservent la irèce, Constantinople (traversée de 6 jours \ /2), la mer Noire usqu'aux bouches du Danube (Ibraïla) au nord, et jusqu'à Tréùzonde à l'est (à 3 jours de Constantinople), Alexandrie (traersée de 6 jours), Port-Saïd et les échelles de Syrie, depuis affa et Beyrouth jusqu'à Smyrne.

D'Alexandrie, le chemin de fer conduit à Suez ; le canal de iuez conduit également de Port-Saïd à Suez, tête de ligne des services maritimes de l'océan Indien et du grand Océan, qui ;ont, comme les précédents, faits par la Compagnie des Messageries nationales en concurrence avec une Compagnie anglaise, t qui desservent, d'une part Saigon et Hong-Kong, avec lignes nnexes sur Calcutta (Inde), Batavia (Océanie), Shan'g-haï Chine), Yokohama (Japon) (1), et, d'autre part, la Réunion et taurice. Yokohama se trouve à 51 journées de voyage et Mauice à 27 journées.

Marseille est ainsi le point de départ de tous les grands sériées français de la Méditerranée, et, au delà delà Méditerranée, es services de l'océan Indien et de l'océan Pacilique, comme j Havre est le principal point de départ des services franiis de l'Atlantique. Sur l'Atlantique morne, Marseille a des )mmunications régulières avec Londres, TénérifTe et Buenosyres.

3e section.

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