‹ La France avec ses colonies;Chapitre 103 sur 147 · l^e mouvement des échanges. — Le commerce · texte numérisé non relu

l^e mouvement des échanges. — Le commerce

intérieur s'exerce sur tous les produits de l'agriculture et d( l'industrie française qui ne sont pas immédiatement consom mes par les producteurs et sur tous les produits importés de l'étranger; et, comme la plupart des marchandises passent er plusieurs mains avant d'être définitivement absorbées par k consommation, il est très-probable que ce commerce rouïi chaque année sur une somme supérieure à 80 milliards. L'êra luer avec précision est impossible ; mais on peut se faire un< idée approximative de son progrès en comparant, à diverse époques, soit le transport des marchandises sur les chemin; de fer et les voies navigables, soit le service des postes, soi l'octroi des grandes villes.

La facilité des communications a pour effet de l'accroître ainsi le nombre des lettres, qui était de 65 millions en 1830 s'est élevé à 364 millions en 1869, à 340 en 1873.

238. Les marchés et les foires. — On distingue k commerce en détail, quia pour objet de satisfaire immédiatemen aux besoins journaliers de la population, et qui se fait d'ordi naire entre marchand et consommateur, et le commerce en gros qui a pour objet de former les grands approvisionnements, e qui a lieu entre négociants.

Le premier est exercé dans tous les centres de population et avec d'autant plus d'activité que la population est plus nom breuse : Paris, Lyon et Marseille tiennent à cet égard les premiers rangs.

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.e second est exercé surtout dans les grands centres de popuon, qui sont aussi centres de consommation, dans les grands itres de production agricole ou industrielle et sur les grandes ces qui servent de tête de ligne ou de croisière aux routes plus fréquentées. La construction des chemins de fer qui, sur lucoup de points, a changé la direction des transports, a afttli, à ce point de vue, l'importance de certaines villes et accru îportance de plusieurs autres : ainsi, par exemple, Orléans a "du et le Mans a gagné.

Lu moyen âge, le grand commerce, plus rare qu'aujourd'hui, faisait à des époques fixes, sur des points déterminés par la :ure même des routes : telles étaient les foires de Champagne, ;re la vallée de la Saône et celle de la Seine ; les foires de )n et de Beaucaire, sur le Rhône ; celle du Lendit, près de ds. La fréquence et la sûreté des communications ont moé ces habitudes, et nos grandes villes sont pour ainsi diro i foires permanentes. La foire de Beaucaire était la seule ' eût conservé jusqu'à ces derniers temps une importance lable.

'agriculture est restée, par les conditions mômes de saproi tion, plus fidèle à ces usages. Dans toutes les villes, petites -Mandes, elle a ses ?narchés, qui sont permanents dans les - populeuses et qui, dans les autres, se tiennent une ou plufois par semaine, quelquefois par mois ; on compte liion 7,000 marchés en France. Le plus considérable est le i ché des bestiaux de Paris, établi à la Villette. Elle a aussi l< foires qui se tiennent une ou plusieurs fois par an, et qui l',dinaire sont affectées à la vente d'un produit particulier : tëjni les plus considérables on compte encore celle de Gui- **h près de Falaise, et celle de Caen, où l'on fait un grand I merce de chevaux.

5e section.

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