‹ La France avec ses colonies;Chapitre 104 sur 147 · LE COMMERCE EXTÉRIEUR · texte numérisé non relu

LE COMMERCE EXTÉRIEUR

[Yoir dans l'Atlas la France économique : planche du commerce.)

'. I--a balance des échanges. — Dans l'état actuel *'iwlisation qui a développé les rapports internationaux et

les besoins, un pays ne se suffit pas entièrement à lui-même il consomme certains objets, matières premières, produi manufacturés ou denrées, qu'il doit demander aux pays étrai gers. Il les leur achète ; mais, comme ceux-ci ne les lui fou nissent pas gratuitement, il faut qu'il les paye en leur donna en échange une valeur précisément équivalente en produits son sol et de son industrie ou en métaux précieux. C'est ce <] a lieu pour la France.

On appelle importations la somme des objets qu'un pays ti de l'étranger, exportations la somme des objets qu'il fait soi* de ses frontières pour les livrer à l'étranger.

Quelquefois, un pays agit comme simple intermédiaire prêtant l'office de ses négociants ou seulement l'usage de routes pour le transport des produits d'un pays étrani' dans un autre pays étranger : c'est ce qu'on nomme ; transit.

Les marchandises qui, de quelque manière que ce se, entrent en France ou sortent de France, constituent notre c< merce général. Mais une partie des marchandises importé fait que transiter ou demeurer dans les entrepôts, c'est-. dans des lieux considérés comme neutres, où elles sont cens i n'avoir pas encore pénétré sur le territoire national et où e i n'ont pas, par conséquent, à acquitter les droits de doua . Celles qui acquittent les droits et entrent, à l'importation, d s la consommation française, et celles qui, à l'exportation, ]>viennent de la production française et non des entrepôts, ce tituent seules notre commerce spécial.

Le commerce général de la France, moins le mouven it des métaux précieux, est aujourd'hui de plus de neuf itliards, dont plus de 4 milliards 1/2 à l 'importation et p/vWe 4 milliards à l'exportalion. Le mouvement des métaux précis, très-variable d'une année à l'autre, dépasse généralement \ * liard, dont 700 millions à l'importation.

En 1852, le commerce général de la France ne dépassai! ;i- 4 milliards ; avant 1830, il ne dépassait pas 1 milliard.

Le commerce spécial est de 7 milliards 1/3, dont cm >" 3 milliards 1/2 pour les importations et 3 milliards 3/4 p<> exportations (Voir Tabl. de stat., nos 43 et 44).

0. l/iinporf aiioM tles produits naturels et des Hère» premières. — Pays manufacturier, la France >rte avant tout les matières premières destinées à alimenter manufactures, celles qu'elle ne produit pas et celles qu'elle uiten trop faible quantité. La somme, au commerce spécial, le près de 2 milliards 1/2 pour les matières nécessaires à ustrie et de près de 1 milliard pour les objets de consomlon naturels (Voir Tabl. destat., n° 48). Les fibres textiles, à savoir (1) :

tsoie, qu'elle importe en cocons, en soies écrues ou teintes,

lourrc, pour une valeur de plus de 420 millions de francs ;

la tire de la Chine, du Japon, du Bengale (directement ou

l'intermédiaire de l'Angleterre), du Levant (surtout de

isse), du Piémont et du reste de l'Italie.

> coton, qu'elle a importé pour une valeur très-variable

i ces dernières années, de 200 à 430 millions ; elle le tire

Etats-Unis, dont la production, interrompue quelques années

a guerre civile, a repris son ancienne activité; de l'Inde,

lui envoie, directement ou par voie d'Angleterre, des

îs courte-soie ; de l'Egypte , où le coton est de bonne

ité et où sa culture s'est beaucoup développée ; de la Tur-

; quelque peu de l'Italie, de l'Amérique du Sud et de nos

lie-.

I laine, qu'elle importe pour une valeur de plus de 300 mil-

>| ; elle la tire de l'Australie et de la colonie du Cap (Afrique)

'intermédiaire de l'Angleterre, de la Plata, de la Turquie

Levant qui envoient à Marseille des laines communes ; de

magne, qui fournit à la draperie des laines très-fines; de

gne, renommée pour ses mérinos ; de la Russie méridio-

ete. (2).

filin, le chanvre et le jute, qu'elle importe (surtout le lin)

(U.a valeur de l'importation et do l'exportation varie pour chaque 1 d'une année à l'autre. Elle n'est indiquée ici qu'en vue de donner lée de l'importance relative des diverses branches de notre

2' oir, pour le progrès des importations et des exportations d'année •Jée, les Tabl. de stat. n™ 47 et 48, et comparer les valeurs oxprims les tableaux avec les quantités exprimées au tableau n° 50.

pour une valeur de plus de 100 millions; elle tire le lin de F gique, de Russie, d'Angleterre et d'Allemagne; le cham d'Italie et de Russie ; le jute, de l'Inde par l'intermédiaire i l'Angleterre.

2° Les peaux et pelleteries, qu'elle tire pour une valeur i 100 à 150 millions de la Plata(Buenos-Ayreset Montevideo).! Brésil, de l'Australie (directement ou par voie d'Angleterre), i la Russie et quelque peu de l'Allemagne.

Les poils (10 millions), venant de la Russie, delà Turquie i l'Allemagne, etc.

3° Les denrées coloniales, à savoir :

Le sucre, qu'elle importe pour une valeur d'environ 100 1 lions ; elle le tire moitié de ses colonies, (Réunion, Guadeloi? Martinique, etc.), et moitié des grandes Antilles, du Brésil l( Java par Anvers, de Maurice (Afrique), etc.

Le café (plus de 70 millions dans les années ordinaire^ millions en 1872) venant du Brésil, d'Haïti et des autres grai3f Antilles, de l'Inde et indirectement de Java, du Venezuela :

Le tabac (plus de 25 millions) ; elle le tire des États-Unis, 3! grandes Antilles, de l'Algérie, de la Turquie ;

Le cacao (18 millions), qui, mélangé ou non avec le sue. est la matière première du chocolat ; elle le tire du Brésil, ê Antilles, du Pérou, du Venezuela ;

Le thé, dont elle consomme une valeur d'environ 2 illions, venant de Chine directement ou par voie d'Aï cterre ;

La vanille (4 millions), venant de la Réunion et du Mexi e, directement ou par voie d'Angleterre ;

Les épices : poivre et piment (environ 4 million s), de 1.' 1 laisie (Sumatra, Bornéo, Java) et de l'Inde; cannelle, classe! cannelle de Chine, la plus répandue, et cannelle de Ce Mi la plus estimée; clous de girofle, de la Réunion, des II anglaises, etc. ; muscades venant des Moluques, par voi I Hollande, etc.

On peut y joindre la gomme (environ 8 millions), du Séiftj de l'Egypte, de la Turquie, etc. ; le quinquina (environ S iil lions), venant, directement ou parvoie d'Angleterre, du Me\ * du Pérou, des États-Unis ; les bois de teinture (environ ISP

;), de l'Amérique centrale, du Brésil, du Sénégal; Yindigo Lron.25 millions), venant d'abord, comme son nom l'indique, Inde, puis de Java, des Antilles, du Guatemala, etc. ;s denrées nous viennent pour la plupart des régions troles.

Les métaux et substances minérales, à savoir : i cuivre (35 à 40 millions), de l'Angleterre, du Pérou, du i,.des États-Unis, de l'Espagne, de la Russie, etc. ; i plomb (19 millions), de l'Espagne, de l'Italie, de l'Algérie, Angleterre ;

■ tinc (14 millions), des Pays-Bas, de la Belgique, de la sse;

étain (environ 14 millions;, de la Hollande (étain de Banca), 'Angleterre et des Indes anglaises, du Pérou; i fonte et le fer (environ 20 millions), de l'Angleterre, de la »se, de la Belgique et de la Suède ;

s cendres et regrets d'orfèvre (32 millions), contenant de la ille de métaux précieux qu'extraient les laveursde cendres;

ance les achète à la Belgique, à l'Italie, à la Suisse, à l'Aligne, aux États-Unis ;

s minerais divers (29 millions) ;

soufre (environ 7 millions), de Sicile.

i:ette catégorie se rattachent :

i houille et le coke, qu'elle tire, pour une valeur de 100 à (millions, de Belgique, d'Angleterre et de Prusse; 1 bitume avec les huiles de pétrole et de schiste (environ i .liions venant du Levant par l'Angleterre, des États-Unis, Misse, etc.

iLes bois de construction, qu'elle importe pour une vau le plus de 130 millions; elle tire ses sapins, ses mâts, ses fciirds du Nord (Norvège, Russie et côtes de la Baltique), \t llemagne et de la Suisse ; ses merrains de chêne, de hiiche, des États-Unis, de la Belgique.

ÏAbois exotiques (19 millions).

1 va autres matières premières de ï industrie, à savoir : Ht ères végétales :

*' graines oléagineuses et fruits oléagineux qu'elle tire

1 lus de 100 millions : les graines de lin, de la Russie, de

l'Italie, de l'Inde ; les arachides, du Sénégal ; le sésame, l'Inde, de l'Egypte, du Levant ;

Le suif et le saindoux (55 millions), de la Russie, de l'AngL terre, de l'Italie et de la Plata ;

V huile d'olive (25 millions), de l'Italie et des autres pays ri rains de la Méditerranée ;

Le caoutchouc et le gutta-pe relia (7 millions) ;

Les huiles grasses (100 millions), de l'Allemagne, etc.;

La potasse (15 millions), des Etats-Unis (potasse d'Aï rique), d'Italie (potasse de Toscane), des Pays-Bas (potas-i Russie) ;

Les plumes de parures (3 millions), de l'Angleterre, de l'A magne, de l'Italie, de l'Egypte, de l'Algérie, de la Plata ;

Le safran (4 millions).

7° Les -produits employés par l'agriculture, à savoir :

Les bestiaux (150 millions), de l'Allemagne, de la Belgùî, de la Suisse et de l'Italie;

Les engrais (de 40 à 15 millions), principalement le guannu Pérou, du Chili et de la Plata, et le noir animal de la Ruse, de l'Allemagne et de la Belgique;

Les graines à ensemencer (20 millions), d'Angleterre, <1 . emagne, des États-Unis, etc. ;

Les œufs de vers à soie (10 millions), de la Chine et du Jaj i.

8° Les autres substances alimentaires :

Les poissons de mer (30 millions), qui nous viennent Mil al de l'Angleterre et de la Hollande ;

Les fromages et beurre (30 millions), de la Belgique, des 1 s- Bas, de la Suisse, de l'Italie, de l'Angleterre;

Les fruits (30 millions), frais on secs, qui viennent, sinul les derniers, figues, dattes, pistaches, raisins secs, etc. du Levant, de l'Espagne, de l'Italie, de l'Autriche, de l'Algérie

Le riz (1 8 à 8 millions), de l'Italie, de l'Inde et des États-l i>, directement ou par voie d'Angleterre ;

Les chevaux (15 millions) , de l'Allemagne (Mecki';bourg, etc.), de l'Angleterre, de la Belgique, de la Holl an de la Suisse ;

La viande (35 millions), salée ou fumée, qui vientde 1W de l'Angleterre, de l'Allemagne, des États-Unis, de la Plat

ri

LE COMMENCE. 59y

Les légumes conservés ou secs (8 millions), de la Belgique, e I Italie, de 1 Espagne, etc. ; B 4 '

j Les caux-de-yie (5 millions), de l'Allemagne, de l'Espagne de i Suisse et de l'Angleterre ; ' ° '

Les vins (o à 19 millions), de l'Espagne et du Portugal •

L*ss£r uons m de rAuema^ de * *w*.

j Les céréales forment un article tout spécial dont l'importa on, rès-variable, s'élève quelquefois, en temps de Se à - de 400 millions et descend au-dessous de 50 miS 'en Bips d abondance. La France les tire ordinairement delà K mçndmnale, de l'Algérie, par Marseille, et des État ! us, par le Havre.

2il ^importation de. produit, manufacturés

IL importation des produits fabriqués n'est guère que la |«eme partie de l'importation totale; elle est d'environ 0 millions, et porte principalement sur : Les tissus, à savoir :

Les tissus de laine (plus de 90 ,01111008), de l'Angleterre de

Hemagne, de la Belgique, etc. ;

^es tissus de chanvre et de lin (18 millions), de la Belgique de 1 ngleterre (et de l'Irlande), de l'Italie ■ '

« tissus de coton (plus de 00 millions), de l'Angleterre, de la f --que, de la Suisse; *e,aeid

^tissus de soie (Ta millions), de la Suisse, de l'Allemagne, ! Angleterre et de l'Italie; '

«tissus de poil (5 millions), de l'Angleterre, delà Bellie ;

««M» et tresses (12 millions), de l'Angleterre, de l'Ksne, de la Belgique et de la Russie ;

iZulSLfJe 'aine ('8 miUions)' dc ''Angleterre, de la », que, de 1 Allemagne; fils de coton (plus de 30 millions) ,1c

fecf ,il Belgique; fils de lin p-«-*£ï

5'^* rfe^"e <17 mil»°^, «le l'Italie, dn Pérou, du

' machines (plus de 20 millions), de l'Angleterre de I, Ipue, de l'Allemagne: 'Angleterre, de la

Les outils et ouvrages eu métaux (15 millions), de la B( gique, de l'Angleterre, de l'Allemagne ;

L'horlogerie (2 millions), de la Suisse, de l'Allemagne, i l'Angleterre.

242. IL 'ex portât ion. — Par une conséquence nature' de son état industriel, la France exporte principalement d objets manufacturés; mais la différence est bien moins gran qu'à l'importation, puisque, dans un total de 3 milliards :\ les produits manufacturés figurent pour 1,800 millions et produits naturels pour environ 2 milliards en 1873 (Voir Tu de stat., n° 44).

On voit quelquefois figurer à l'importation et à l'exportati des marchandises de môme genre échangées entre les mon* pays, soit qu'il s'agisse d'espèces distinctes dans le me • genre, soit qu'il s'agisse des mêmes espèces ; cela tient à ce ( • chaque négociant, quand le commerce est libre, achète et v< I là où il trouve, dans le moment, à acheter au meilleur coin ! et à vendre avec le plus de bénéfice.

Les principaux produits manufacturés, à l'exportation, s ( (voir Tabl. de stat., n° 47) :

1° Les tissus, à savoir :

Les tissus de soie (435 millions), expédiés en Anglete ', aux États-Unis, en Allemagne, en Belgique, en Italie, en vpagne, etc. ;

Les tissus de laine (314 millions), en Angleterre, en Suis îj aux États-Unis, en Italie, en Belgique, etc. ;

Les tissus de coton (70 millions), en Angleterre, en Suisse n Italie, dans les colonies, etc. ;

Les tissus de lin ou de chanvre (23 millions), en Algf'S aux colonies, en Angleterre, aux États-Unis, en Espagne, e ;

Les fls, fils de coton (6 millions) et de laine (31 millions). ls de lin (12 millions), en Italie, en Suisse, en Belgique, etc.

2° Les articles de toilette :

La lingerie (100 millions), dans l'Amérique du Sud, es Antilles, les États-Unis, l'Angleterre, l'Egypte, etc. ;

Les chapeaux (14 millions), en Angleterre, aux Etats-Itt dans l'Amérique du Sud, l'Espagne, le Levant, etc. ;

Les modes (33 millions) et plumes (5 millions), en Ai (>

erre, aux États-Unis, au Brésil, en Belgique, en Egypte, etc.;

La parfumerie (17 millions), en Angleterre, aux États-Unis, >n Belgique, dans l'Amérique du Sud, en Turquie, etc.

3° Les produits chimiques, à savoir :

Les produits chimiques proprement dits (45 millions), en Belgique, etc.;

La garancinc, la garance, l'indigo et les autres couleurs 30 millions), en Belgique, en Espagne, en Suisse, en Italie, en Lngleterre, dans les colonies françaises, etc. ;

Les médicaments (14 millions), en Belgique, en Espagne, en misse, en Italie, etc. ;

Le savon (11 millions), en Algérie, aux États-Unis, en Suisse, n Italie, etc. ;

La stéarine et les bougies (5 millions), en Algérie, dans les olonies françaises, en Turquie, etc.

4° Le sucre (180 millions), en Turquie, dans le Levant, en Angleterre, en Italie, etc.

5° La tabletterie, mercerie et ouvrages en bois (\ 80 millions) , en

ngleterre, en Belgique, en Allemagne, en Italie, en Espagne, etc.

6° Les peaux, à savoir :

Les peaux ouvrées (140 millions), en Angleterre, en Espane, etc. ;

Les peaux préparées (108 millions), en Angleterre, en Tur-

îie, etc.

7° Les produits des industries des métaux, à savoir :

Le fer, la fonte et l'acier (36 millions) ;

Les outils (90 millions), en Angleterre, en Italie, etc. ;

Les machines (26 millions), en Italie, en Espagne, dans

.mérique du Sud, dans les colonies, etc. ;

Les armes (8 millions), en Italie, dans les colonies, en Amélie, etc. ; 'orfèvrerie et la bijouterie (35 millions), en Amérique, en

rquie, ni Egypte, en Espagne, etc. ;

'horlogerie (15 millions), en Italie, dans le Levant, en lérique, etc.

1° Les industries diverses, à savoir :

•e papier (50 millions), en Angleterre, en Espagne, aux

jts-Unis et dans toute l'Amérique, en Turquie, etc. ;

LA FH\XCE. 34

La poterie et la verrerie (62 millions), en Italie, dans tout le Levant, en Belgique, en Angleterre, etc. ;

Les instruments de musique (1 1 millions), en Angleterre aux États-Unis, en Belgique, en Espagne, etc.

Les principaux produits naturels sont :

1° Les vins (270 millions), en Angleterre, en Russie, en Belgique, en Suisse, en Italie, en Allemagne, en Egypte, au Brésil, aux États-Unis, à la Plata, etc. ;

Les eaux-de-vie (75 millions) et liqueurs (6 millions), expédiées à peu près dans les mêmes pays.

2° Les fibres textiles, à savoir :

La soie (130 millions), en Suisse, en Angleterre, en Aile magne, en Espagne ;

Le coton (60 millions), en Allemagne, en Italie, etc. ;

La laine (30 millions), en Allemagne, etc. ;

Les poils (25 millions), en Angleterre, etc.

3° Les substances alimentaires, à savoir :

Les céréales, dont l'exportation, très-variable (46 million en 1871 et 247 en 1872) et soumise aux mêmes influences qu l'importation, mais en sens contraire, se fait surtout en Angl( terre, en Belgique, en Suisse, etc. ;

Le fromage et le beurre (65 millions), en Angleterre, en Be gique, etc. ;

Les œufs (30 millions), eii Angleterre, etc. ;

Les légumes secs (8 millions), en Angleterre, en Belgique, etc

Les fruits (32 millions), en Angleterre, en Autriche, etc. ;

L'huile d'olive (5 millions) et les huiles de graines (S mi lions), aux États-Unis, en Suisse, dans les colonies, etc. ;

Les poissons de mer (30 millions), aux États-Unis, etc. ;

La viande salée (10 millions), en Angleterre, etc.

4° Les -produits agricoles, à savoir :

Les chevaux (43 millions), en Espagne (mulets), en Angleten en Belgique, en Italie;

Les bestiaux (30 millions), en Angleterre, en Espagne, et»

Les graines à ensemencer (24 millions), en Angleten Allemagne, etc. ;

Les tourteaux (10 millions), en Angleterre, en Belgique, e\>

o° Diverses matières premières, à savoir :

Les peaux brutes (39 millions) et les poils (10 millions), en Angleterre, etc.;

Les fruits oléagineux (10 millions), en Angleterre, en Belgique, cle. ;

Les bois (28 millions), en Belgique, en Allemagne, en Espagne, etc. ;

Le cuivre (il millions), en Angleterre, en Italie, eu Suisse, etc. ; La graisse (13 millions), en Angleterre, etc. 243. Les pays» «l'importation et «l'exportation. — Les pays avec lesquels la France entretient le commerce le plus suivi sont naturellement, tout d'abord, les plus voisins de son propre territoire, ceux qui, par mer ou par terre, bordent sa frontière; au premier rang, les plus riches, au second, les moins riches et les plus éloignés qui lui fournissent leurs principales matières premières. Voici, classés par ordre d'importance, ceux avec lesquels elle fait (au commerce général) un chiffre d'affaires supérieur à 100 millions. Ces chiffres ne sont qu'approximatifs, parce qu'ils varient d'une année à l'autre, parce qu'ils sont imparfaitement recueillis (voir Tabl. de stat., n° 51), et wee que par les pays limitrophes entrent ou sortent beaucoup le marchandises ayant une destination plus lointaine.

1° L'Angleterre (1) fait avec la France un commerce général

i'environ 2 milliards ; elle importe en France pour près de

;300 millions : de soie (10G millions), de coton, de laine, de tissus

(le laine, de houille, de cuivre, d'huiles, de café, de machines,

I*' fils de coton, de fer, fonte et aciers, de tissus de coton, de

ute, de fils, de poils de chèvre, de cigares, de peaux ; elle exporte

le France pour près de 1,200 millions : des tissus de soie

-il millions), des tissus de laine, de la soie, de la mercerie,

le l.i farine, des ouvrages en cuir, des céréales, du beurre,

es œufs, des vins, des eaux-dc-vie et liqueurs, des peaux

réparées, des graines à ensemencer, des vêtements et de la

ogerie, des poils, des bestiaux, du sucre brut, des tissus de

oton, de la lésine, des outils, des produits chimiques, des

i Ne sont désignés en caractères gras que les pays dont le uiÛYe d'allaires dépasse 300 millions.

60 i LA FRANGE.

modes, des fruits, du papier et des livres, des tourteaux, de [a viande, des chiffons, des fils.

2° La Belgique fait avec la France un commerce d'environ un milliard; elle importe en France pour plus de 500 millions : de houille (83 millions), de laine, de lin, de bestiaux, de sucre,' de coke, de tissus et fils de lin, de matériaux à bâtir, de fils de laine, de zinc, de toiles, de bois, de chevaux ; elle exporte de France une valeur d'environ 500 millions en : laine (65 millions) (1), céréales, tissus de laine, vins, tissus de soie, lin, mercerie, fils de laine, beurre.

3° Le Zollverein qui, outre l'Empire d'Allemagne, y inclus aujourd'hui l'Alsace-Lorraine, comprend le grand-duché de Luxembourg, fait avec nous un commerce d'environ 900 millions; elle importait pour 445 millions : tissus et fils de coton d'Alsace (57 millions), tissus de laine (46 millions), bestiaux d'Allemagne (35 millions), tissus de soie, orfèvrerie et bijouterie, bois communs, bière, laines en masse, houille, peaux, etc.; et elle tirait de France pour 455 millions : céréales (40 millions), vins, coton, lainages et laine, mercerie, ouvrages en métaux, soie, sucre, peaux préparées ou brutes, etc.

4° L'Italie fait avec nous un commerce de près de 800 millions, et imposte en France pour près de 450 millions de marchandises : soie 'moulinée (139 millions), huile d'olive, coton, bestiaux, céréales, chapeaux de paille, soie grége, bourre de soie, nattes, peaux, soufre, riz, garance, bois,, cendres d'orfèvre; elle exporte de France pour environ 350 millions : de tissus de laine (45 millions), de soie, de tissus de soie, de sucre raffiné, de tissus de coton, de vins, de mercerie, de poteries et cristaux, etc.

5° La Suisse fait avec nous un commerce de 775 millions; elle importe pour environ 380 millions (2) de : soie (24 millions),

(l)Le Tabl. de stat. 46 donne le total (import, et exp. réunies) du commerce général avec tous les pays.

(2) La Suisse qui figure pour 775 millions au commerce général ?n 1873, ne figure que pour 430 millions au commerce spécial, parce que beaucoup de marchandises qui lui sont destinées transitent par la France : de là son rang. Môme observation pour la Belgique et l'An* gleterre.

wis, bestiaux, cendres d'orfèvre, etc., et exporte : de la soie io millions), du coton, des tissus de soie, des vins, des tissus Je laine, des céréales, des tissus de coton, etc., pour une valeur le 375 millions.

f>° Les États-Unis, dont le commerce avec la France est Penviron 600 millions, importent chez nous 200 millions : coon (H 7 millions), suif, tabac, viandes salées, pétrole, céréales, ît exportent 400 millions : soieries (167 millions), lainages, K\iu\ préparées, vins, gants, mercerie, horlogerie, etc.

7° L'Espagne, dont le commerce est de 325 millions, imlorte en France pour 150 millions de : plomb (17 millions), mile d'olive, fruits, laine, etc., et exporte pour 175 millions e : tissus de laine (22 millions), tissus de soie, mules, mererie, coton, soie, bois, bestiaux, ouvrages en cuir, etc. 8° La Turquie fait un commerce d'environ 300 millions ; lie importe pour 180 millions de : soie (48 millions), coton, line, graines oléagineuses, etc., et exporte pour 120 millions sucre raffiné (H millions), tissus de soie, tissus de laine, eaux préparées, etc.

9° L'Algérie fait avec la France un commerce d'environ 300 lillions, important en France 140 millions : moutons (32 unions), laines, céréales, bœufs, peaux, minerai de fer ; exporint 100 millions : cotonnades (23 millions), vins. lainages, tissus e lin et de chanvre, ouvrages en cuir, tissus de soie, etc. La République Argentine fait un commerce de 230 millions; nportant en France 105 millions : laine (61 millions), peaux, ■aisses; exportant 125 millions : vins (24 millions), confections, inages, soieries, etc.

La Russie fait un commerce de 200 millions, important en ^ance 152 millions : céréales (80 millions), lin, graines oléagi- 'uses, laines, bois de construction, chanvre, etc.; exportant î millions : vins (9 millions), sucre, soieries, mercerie, etc. Le Rrésil fait un commerce de 160 millions, important en ance 65 millions : café (25 millions), coton, peaux, sucre, cao, bois exotiques, etc.; exportant 95 millions : confections 2 millions), ouvrages en cuir, lainages, bijouterie, vins, etc. La Chine fait avec la France un commerce direct de 150 mil- >ns, donnant 122 millions : soie (87 millions), thé, nattes,

cocons, etc.; achetant seulement 27 millions : lainages (11 millions), cotonnades, mercerie, etc.

Les Indes anglaises font avec la France un commerce direct de 125 millions, donnant Ho millions : coton (40 millions), graines oléagineuses, indigo, café, soie, peaux, laine, etc.; ache-' tant 10 millions : cotonnades (2 millions), soieries, or filé, etc.

L'Egypte fait avec la France un commerce de 110 millions donnant 55 millions : coton (23 millions), graines, sucre, soie, etc.; achetant 55 millions : machines (10 millions), outils soieries, lainages, etc.

L'Uruguay fait avec la France un commerce de plus de 10 millions, donnant 50 millions : de laine (20 millions), peaux graisse ; achetant 55 millions : vins (8 millions), confections lainages, ouvrages en cuir, soieries, etc.

Les États ou possessions avec lesquelles la France fait plu de 50 millions d'affaires sont ensuite : le Pérou, les Pays-Bas, 1< Chili, le Japon, les colonies espagnoles d'Amérique, l'Autrichi et la Martinique.

244. L,e transit. — Le transit porte sur un poids d'emiroi 2 millions 1 /3 de quintaux et sur une valeur de 550 millions d francs ; les tissus et surtout les tissus de soie en sont 1 principal objet, au point de vue delà valeur. Il a lieu naturelle ment entre les pays qui, entourant la France, empruntent soi territoire pour communiquer entre eux :

La Suisse qui n'a par elle-même aucun débouché maritime V Angleterre, Y Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Belgique; : faut y ajouter les États-Unis.

On peut rattacher au transit les importations temporaire, c'est-à-dire les produits qui entrent à la condition de sorti après avoir reçu une certaine main-d'œuvre, et qui soi exempts des droits de douane : tels le blé, la fonte, les graine oléagineuses, la houille, qui sortent sous forme de farim de machines, d'huile, etc. Ces produits, dont la valeur est d'ei viron 75 millions à l'entrée, en valent 130 à la sortie.

245. Lesporâs, Jes douanes et les entrepôts. - Les points par lesquels entre et sort le commerce extérieur où s'acquittent les droits s'appellent les douanes. Sur env

on 150 millions de droits d'entrée que perçoit le Tréso

i moitié est payée par le sucre et par le café. A quelques iceptions près, telles que Paris, qui reçoit directement de l'é- •anger une notable partie de ses marchandises, les douanes ont situées à la frontière, dans les ports pour la navigation iaritime,aux premières stations des chemins de fer, des cours 'eau et des routes pour le commerce de terre. Les villes qui, à un ou à plusieurs de ces titres, ont une imortance commerciale peuvent se diviser en trois groupes éographiques :

1° Les ports et douanes de l'océan Atlantique (Voir fïg. d 34 t 135) (I).

(Ji avelines, petite ville de 7,700 habitants, sur FAa, à 2 kiloîètres de la mer du Nord, importe surtout de la houille d'Anleterre et des bois de la Baltique.

Dunkerque, ville de 34,000 habitants, notre principal entrent sur la mer du Nord, port militaire sous Louis XIV, port karchand aujourd'hui, fait par an un commerce d'environ 75 millions de francs, consistant surtout en laines, lin, graines éagineuses, fer, bois, bitume, houille, à l'importation ; en icre, céréales, fer, pommes de terre, huiles, fils, à l'exporta- )n. Il a un mouvement d'entrée et de sortie d'environ 750 illions de tonnes sans compter le cabotage, et possède une arine d'environ 35,000 tonnes.

.Calais, ville de 12,800 habitants sur le Pas-de-Calais, le

>int de communication le plus rapproché entre la France et

'Angleterre, fait par an un commerce d'environ 100 millions

s francs, consistant surtout en laine, bois, fonte, houille, soie,

te, à l'importation ; et en lainages, vins, céréales, soieries, ou-

- on métal, à l'exportation. Il a un mouvement d'entrée et de

î Lied environ 010 millions de tonnes sans compter le cabotage.

Boulogne, ville de 40,000 habitants sur la Manche, bâtie à

mbourhure de la Liane, point d'embarquement pour l'An-

iterre plus fréquenté encore que Calais, faisant un commerce

770 millions consistant principalement en soieries et soies,

ae, lainages, fils, cotonnades, houille, bois, à l'importation ;

l Sont mentionnés les ports qui, en 1872, ont eu un effectif d'au moins MO tonnes ou un mouvement maritime d'au moins 10,000 tonnes.

en soieries et soies, lainages, ouvrages en cuir, ou en métal mercerie, à l'exportation. Il a un mouvement d'entrée et d sortie de 660 millions de tonnes, sans compter le cabotage et possède une marine d'environ \ 1,000 tonnes.

Étaples, Berk, le Hourdel ont peu d'importance.

Abbeville (18,000 hab.) n'a qu'un mouvement do 20,000 ton nés; S ai?it-Valery- sur-Somme (3,700 hab.) en a un de 40,00 tonnes. Eu et le Tréport n'atteignent pas ce chiffre.

Dieppe, ville de 20,000 habitants, sur la Manche, bain de n très-fréquenté, fait, principalement avec l'Angleterre, un co • merce de 235 millions, important surtout de la laine, du cot<, de la houille, de la soie, du bois, de la fonte, exportant <; soieries et de la soie, des lainages, du sucre, des peaux préf rées, des céréales; le mouvement de la navigation est ! 620 millions de tonnes et le tonnage de la marine marchai 3 y est de 12 millions de tonnes.

5aint-Valery-en-Caux et Fécamp (13,000 hab.) sont plutôt des rts de pêche que de commerce; cependant Fécamp, qui ssède une marine de 11,000 tonnes, a un mouvement de na- ;ation commerciale de 50,000 tonnes.

Le Havre, grande ville de 87,800 habitants, est, à l'embouiio de la Seine, le véritable port de Paris et le principal brepôt du commerce extérieur de la Normandie. C'est un de ; deux plus grands ports de commerce. La ville est coupée en

Fi g. 136

sens de bassins à flot, bassin de l'Eure, bassin Vauban, in du Commerce, bassin de la Citadelle, etc., dont plusieurs uchent directement dans l'avant-port et où stationnent les ces. V entrepôt du Havre a reçu, dans l'année 1872, une ir de plus de 120 millions en marchandises; son commerce de 1,680 millions de francs, consistant, à l'importation, en [200 millions), en laine, en soieries, en peaux, en café, en es, en céréales, en cuivre, en cotonnades, en viandes

salées, en bijouterie, en bois exotiques et bois communs, c houille, en tabac, etc.; et à l'exportation, en soieries (19t mi lions), en lainages, en ouvrages en peau, en confections lingerie, en peaux préparées, en mercerie, en cotonnades, t bijouterie et horlogerie, en ouvrages en métal, en vins, en c réaies, en sucre, etc. C'est avec Y Angleterre, l'Allemagne et 1 États-Unis que ce port a ses plus nombreuses relation le mouvement de la navigation, cabotage non compris, a éi en 1872, de 2,366 millions de tonnes; l'effectif de la marine ( de 135,000 tonnes.

Rouen, ville de 102,500 habitants, est sur la Seine, à 120kil mètres de la mer ; mais la marée y porte les bâtiments, même, par suite des endiguements du fleuve, monte aujoi d'hui plus haut qu'autrefois. Le commerce extérieur de Rou est de 96 millions, et consiste, à l'importation, en cotonnade pierres, huiles, houille, et à l'exportation, en sucre, céréal machines , etc. Le mouvement de la navigation est 350,000 tonnes et l'effectif de la marine de 9,000 tonnes.

Honflair, ville de 9,000 habitants, située à l'embouchure la Seine, sur la rive gauche, en face du Havre, a un mouvenm de navigation d'environ 300,000 tonnes.

Trouville (5,800 hab.), bain de mer renommé et port ! poche, a un mouvement de 80,000 tonnes.

Caen, ville de 41,200 habitants, sur l'Orne canalisée,à 14kmètres de la mer, avec Ouistreham pour avant-port, a un m veinent d'environ 200, 000 tonnes et une marine de 9,000 toni .

Isigny, Carentan, Saint-Vaast, petits ports du Bessin etu Cotentin, qui expédient en Angleterre des œufs, du beunvt de la viande, n'ont ensemble qu'un mouvement de 70,000 loin •

Cherbourg (35,600 hab.), à la fois port militaire et porle commerce, a un mouvement de navigation de 400,000 ton * et une marine marchande de 14,000 tonnes.

Portbail, petit porta 10 kilomètres au sud du cap CartereiM Houle et Regnéville, situés à l'ouest du Cotentin, ont enun mouvement d'environ 25,000 tonnes.

Granville (14,700 hab.), bâtie au pied d'un promontoire, m mouvement de 80,000 tonnes; elle arme pour la pèche el itretient de fréquentes communications avec Jersey.

LE COMMERCE. «il

Saint-Malo (12,300 lmb.), à l'embouchure de la Rance, dans a baie du mont Saint-Michel, célèbre, surtout au dix-septième iècle, par ses armements pour la pèche et par ses corsaires, ntretient les mêmes relations, mais a une plus grande imporînce ; il a un mouvement maritime de 330,000 tonnes et un fieetif de 14,000 tonnes. Saint-Servan (12,600 hab.), qui n'est éparé de Saint-Malo que par une chaussée, a un effectif de 7,000 tonnes, mais 40,000 tonnes seulement de mouvement e navigation.

Dahouet est un petit port de pèche. Le Légué (840 hab.) est ! port de Saint-Brieuc, qui le domine du haut de son rocher ; louvement de navigation, 30,000 tonnes ; marine, 0,000 tonnes.

Binic, Pontrieux, Paimpol (2,900 hab.), Pontrieux, Tréguier,

!erros, Lannion, Morlaix (14,400 hab.) sont, comme le Légué, e petits ports de la côte septentrionale de la Bretagne dont les tarins s'adonnent surtout à la pèche ; ils ont ensemble un mouiment total de 70,000 tonnes et une marine de 16,000 tonnes. Brest, ville de 60,300 habitants, située sur le côté d'une maîifique rade, ayant un port militaire creusé du temps de mis XIV, et un port marchand qui a été récemment l'objet de ands travaux inachevés, a un mouvement de navigation de >0,000 tonnes et une marine marchande de o,000 tonnes. Landerneau, Camaret et Douamenez sont, comme Brest, uv ports de l'extrémité du Finistère, qui pratiquent beaucoup pêche et qui ont un elFeetif de 7,000 tonnes, sur la côte méridionale de la Bretagne, Audierne, Quimper, rneau, Lorient, Port-Louis, l'île de Groix, Hennebonl, Palais, Étel, Porthaliguen, Carnac, Auras, port Navalo, urzeau, Vannes, Redon, Mesquer, le Croisic, le Pouliguen, la Indre sont les principaux ports d'un pays où chaque anse, >ur ainsi dire, cache un port de pèche ; le mouvement dcnavilion ne dépasse guère 75,000 tonnes dans tous ces ports unis, mais l'effectif de la marine atteint 40,000 tonnes Nantes et Saint-Nazaire sont les deux ports de la Loire, antes, sur la ri\e droite du fleuve, à L2 kilomètres de la mer, ande ville de 1 18:.:i00 habitants, est le port le plus ancien et le incipal centre du commerce ; son entrepôt, en 1872, a reçu ie valeur de 12 millions de marchandises. Son commerce

extérieur a été de 125 millions, dont 70 en importation, d sucre (42 millions), de bois, d'huile, de café, d'engrais, defonu de houille, et 55 en exportation, de céréales (26 millions), d sucre raffiné, de machines, etc. L'Angleterre, la Guadeloupt les États Scandinaves, les Pays-Bas alimentent surtout ce coin merce. Le mouvement total de la navigation est de 235,000 ton nés et l'effectif de la marine de 137,000 tonnes.

Saint-Nazaire (17,000 hab.) est le port neuf, bâti sur ] rive droite à l'embouchure même du fleuve, et par suite beau coup plus facilement accessible que Nantes aux navires de foi tonnage. Son commerce est de 140 millions: 50 millions en in portation, d'indigo (4 millions), de houille, de quinquina, d cotonnades, de bois, etc.; 90 millions en exportation, de lainagi (20 millions), de bijouterie, d'ouvrages en cuir, de soieries, etc. c'est avec l'Angleterre, le Mexique, la Nouvelle-Grenade, 1 Réunion, la Martinique et la Guadeloupe que se fait ce con merce. Le mouvement maritime est de 450,000 tonnes; l'effec tif de la marine qui, contrairement à ce qui a lieu dans la pli part des autres ports, consiste principalement en navires vapeur, est d'environ 22,000 tonnes.

Noirmoutier, les Sables-d'Olonne, Ars, la Flotte, Marans, Sain Martin, la Rochelle, plus florissante au moyen âge qu'aujoui d'hui,Rochefort, Charente ,Ro\3in, sont les principaux ports de 1 Vendée et des Charentes, exportant les produits agricoles et sui tout l'eau-de-vie de la contrée. Ensemble, ils ont un mouvemei maritime de 25 à 30,000 tonnes et un effectif de 16,000 tonne?

Bordeaux (194,000 hab.), sur la Garonne, à 120 kilomètres c l'embouchure, est le grand port du midi de la France. Il est diyi de remarque que chaque grand fleuve de l'Atlantique a son po simple ou double, Rouen et le Havre pour la Seine, Nantes i Saint-Nazaire pour la Loire, Bordeaux pour la Garonne, reliai le commerce intérieur de leur bassin au commerce maritime d monde. Le commerce de Bordeaux est de 565 millions : 202 mi lions en importation, de bois (18 millions), de peaux, de caf de laine, de sucre, de morues, de houille, et 363 millions I exportation de vins (123 millions), de poissons, de bijouteri d'eau-de-vie, de fruits, de céréales, de lainages ; ce commen se fait avec Y Angleterre, les États Scandinaves, l'Autriche, 1'.'

nérique du Sud, etc. L'effectif de la marine est de 134 000 ton ies; le mouvement de la navigation de 1,360,000 tonnes

Libourne (15,000 hab.), le port de la Dordogne, a peu d'im- •urtance.

. Bayonne, ville de 27,200 habitants, sur la rive gauche de Adour a , kilomètres d'une mer orageuse et de l'embouhure dangereuse du fleuve, fait un commerce de 30 millions le francs : to millions en importation de lainages, cotonnades, Ubac, minerai de fer, etc., 20 millions en exportation de laitages, résines, bois, etc. Bavonne est le principal débouché de h France dans l'ouest et le centre de l'Espagne. L'effectif du ort est de 9,000 tonnes et le mouvement de la navigation de 0,000 tonnes.

i 2° Les ports et douanes de la Méditerranée (voir fig. 135

Port-Vendres .'(2,200 hab.), au pied des rochers pyrénéens le arcarès sur l'étang deLeucate, à l'embouchure de l'Ady s'ont ■s débouchés maritimes du Roussillon ; la navigation n'y déasse pas 30,000 tonnes. *

La Nouvelle (2,000 hab.), dont le port est le canal qui réunit *ang de Sijean à la mer et qui sert de débouché à Narbonne plus d importance par la pêche que par le commerce- l'efctil de la marine y est de 5,000 tonnes. 4^(8,800 hab.), bâtie au pied d'une montagne volcanique a ie marine assez importante à cause de la pêche, 11,000 tonîs, mais le mouvement de la navigation commerciale n'v dé- •->c pas 10,000 tonnes. V

'Cette, ville de 25,800 habitants, bâtie entre l'étang de Thau | a mer au pied d'une petite montagne et au débouché du «U du Midi, est notre second port de commerce sur la Médimuiee. Son commerce est de 128 millions; on y importe du is (16 millions), des bestiaux, des céréales, de la laine, du tfre, du poisson, du vin, du minerai de fer; on en exporte s vins (29 millions), des eaux-de-vie, du sel du savo7e ;■ surtout avec l'Espagne, l'Italie et l'Algérie que ce pori S

***, Martigues, Port-de-Bouc , aux bouches du Rhône

LA FBAHCB.

font plus de cabotage que de commerce extérieur ; Marseill est leur entrepôt ; l'effectif de la marine y est de 25,00 tonnes.

Marseille, ville de 312,900 habitants, est le grand port del Méditerranée et le port de France qui fait le plus d'affaire» Longtemps Marseille n'a eu qu'un seul port, celui qu'on nomm aujourd'hui le vieux Port, auquel aboutit la Cannebière. Depu: 1851, de gigantesques travaux ont été exécutés pour jeter d( digues, faire sauter des rochers, aplanir des quais et créer, a nord du vieux Port, une série de bassins que rendait nécessa res l'activité croissante du commerce : le port de la Joliette, bassin du Lazaret, le bassin Napoléon.

La rade est très-grande, semée d'îles, éclairée du côté c terre par les fanaux de la côte et des ports, et, en pleine me signalée par le phare de l'île du Planier.

Marseille est aujourd'hui la première ville maritime de France. Elle a presque le monopole de la navigation française d;n la Méditerranée, et par conséquent des relations avec les États c sud de l'Europe, Espagne, Italie, Autriche par Trieste, Grèce, Tu quie, Russie par Odessa ; avec l'Algérie, les États barbaresquo l'Egypte, le Levant et la mer Noire ; elle est située sur la grarx ligne de l'Inde et de l'Orient. Hors de la Méditerranée, Marseil fait un commerce très-suivi avec l'Angleterre, entretient des r lations assez importantes avec les côtes occidentale et orienta d'Afrique, la Réunion et l'Inde, quelques relations avec l'Am rique, Brésil, Plata et Antilles. Ce commerce était, en 1872, « 2,042 millions ; il comprenait surtout, à l'importation, les soi (199 millions) de l'Italie et de l'Orient, les céréales de la m Noire, de l'Egypte, de l'Algérie et de l'Italie qui eneombrenl 1 quais dans les années de cherté, lalaine de Russie, deTurqui d'Algérie, d'Australie, les peaux du Levant, de l'Algérie, l'Amérique, les bestiaux, les huiles d'olives d'Italie et les gr; nés oléagineuses du Levant et de l'Afrique, le sucre, le café, cacao , les épices des contrées tropicales, le minerai de fer Sardaigne, de Corse et d'Algérie. L'effectif de la marine m< chande y est de près de 200,000 tonnes, dont plus de la moi consiste en bâtiments à vapeur ; sur 68,000 chevaux-vapeur q possède le commerce français, 35,000, c'est-à-dire lamoit,

tppnrtiennent au seul port de Marseille. Le mouvement total de a navigation, non compris le cabotage, est de 3,528 millions de ormes, dont 4,750 millions à l'entrée, 1,778 à la sortie (année 872). La môme année, l'entrepôt de Marseille a reçu une valeur e 153 millions.

La Seyne (10,100 hab.) doit son importance à ses grands hantiers de construction.

Toulon (69,100 hab.), notre port militaire sur la Méditerranée, 'a qu'une importance très-secondaire sous le rapport comlercial : 30,000 tonnes de mouvement maritime, et une marine [b 8,000 tonnes.

Les Pesquiers, Saint-Tropez, Antib es réunis n'atteignent pas lême au tonnage de la navigation de Toulon.

Nice (52,400 hab.), dont le commerce (22 millions) se fait jirtout avec l'Italie, importe des céréales, de l'huile, des vins,

porte de l'huile, du biscuit, etc.; le mouvement de la navi-

tion y est de 14,000 tonnes ; l'effectif de la marine n'y est

ière que de 1,000 tonnes.

Menton (6,600 hab.), avec 20,000 tonnes de mouvement marine, est notre port le plus oriental.

Bastia (17,800 hab.), Calzarello, Ajaccio sont les principaux

rts de la Corse, dont le commerce est de 7 millions et consiste

importation de bestiaux, de minerai de fer, de charbon et en 'îx>rtation de bois, de citrons, de charbon ; le mouvement de i navigation dans ces trois ports est de 140,000 tonnes et l'ef- Itif de 5, 000 tonnes.

1° Les douanes et entrepôts de la frontière de terre (fîg. 136).

.<■> cinq principales douanes de la frontière de Belgique lit : Tourcoing , Roubaix , Lille , Valenciennes et Jeutlnt.

'"iircoing (43,300 hab.), ville manufacturière, première sta- I i française du chemin de fer de Courtrai à Lille, reçoit à sa •l.ume une valeur de 155 millions, consistant en laine (45 milli|is),lin, manganèse, bestiaux, houille delà Belgique et d'Anvn à l'importation ; en laine (31 millions), fils, soieries, cé- -, etc., à l'exportation.

Roubaix (76,000 hab.), grande ville manufacturière située B1 le même chemin de fer, reçoit à sa douane 60 millions, con-

sistant en laine, fil de laine, houille, à l'importation ; en laine tissus de laine, fils de laine à l'exportation.

Lille, ville de 158,000 habitants, la grande cité commercial et industrielle du Nord, a, par sa douane, un mouvement d 74 millions de francs en importation de tissus de chanvre et d lin, de fils, de lin, de fonte, et en exportation de fils, de lin, d'oi; vrages en métal; toutefois le commerce avec l'étranger par 1 douane de Lille n'est que la moindre partie du commère total de cette ville.

Valenciennes (24,600 hab.) reçoit à sa douane une valei de 82 millions en chevaux, bestiaux, lainages, sucre, houil venant de l'étranger et en sucre, céréales, ouvrages en meta poterie sortant de France.

Jeumont (2, 140 hab.), dernière station française du chemin* fer de Maubeuge à Charleroi, reçoit à sa douane une valeur < 126 millions : houille, bestiaux, zinc, fonte, à l'importation; c réaies, laine, fonte, à l'exportation.

Les plus importantes douanes de notre nouvelle frontièr par lesquelles nous communiquons avec nos anciennes pr vinces perdues et avec l'Allemagne, sont Pagny, Emberméi et Belfort.

Pagny (1,040 hab.), dernière station demeurée française i chemin de fer de Nancy à Metz, a reçu, en 1872, une valeur 83 millions : bestiaux, houille, fonte, poterie, etc., à l'impori tion ; céréales, matériaux de construction, bois, soie, etc., l'exportation.

Emberménil (420 hab.), dernière station demeurée frança du chemin de fer de Paris à Strasbourg, a reçu à sa douane, 1872, une valeur de 185 millions de francs : en bestiai bière, lainages, ouvrages en métal, houblon, bois, à l'impor tion ; et en céréales, laine, coton, lainages, etc., à l'exportion.

Belfort (8,000 hab.), devenue notre débouché sur la Ha 3 Alsace, a reçu, en 1872, 380 millions : cotonnades (36 millioi , soie, coton, soieries, laine, lainages, bois, à l'importatk ; coton (20 millions), céréales, soie, laine, fonte, vins, lainage houille, à l'exportation. La présence du coton et de la soie à Importation et à l'exportation montre que les courants comiri'-

aux de la France, venus du Havre et de la vallée du Rhône, se roisent sur ce point avec les courants étrangers venus de Italie par la Suisse et d'Anvers.

Derrière ces débouchés placés sur la frontière de mer et sur îlle de terre, Paris fait un commerce direct avec l'étranger ; sa ouane a reçu, en 1872, 715 millions de marchandises, 332 veant de l'étranger et 363 destinés à l'étranger ; dans ce chiffre »s métaux précieux importés ou exportés figurent pour 175 milons; 13 millions ont passé par son entrepôt. Lyon, dans le sudjt, a aussi un commerce du môme genre, mais bien moins inportant; il n'a atteint que 16 millions en 1872. t 246. L«c résunié du commerce. — Le commerce, condéré au point de vue de l'importance du trafic, dépend de la odudion, puisqu'il ne peut porter que sur des produits natiomx ou sur des produits étrangers obtenus en échange de j'oduits nationaux.

Considéré au point de vue des lieux où il s'exerce, il dépend !S voies de communication et des agglomérations d'habitants : les >ies de communication conduisent les produits qui d'orditire stationnent et sont l'objet d'échanges aux têtes de ligne arseille, le Havre, etc.) ; les grandes agglomérations d'homes les attirent et les consomment (Paris, etc.). Le commerce français se compose du commerce intérieur, l'on ne saurait évaluer avec précision, et du commerce exté- ;ur, dont le chiffre est un de ceux que la statistique releille régulièrement (1). Le commerce extérieur, qui se déloppe avec l'accroissement de la production nationale, avec mélioration des voies de communication, avec les progrès de 'liberté des échanges, a, par cette triple cause, considéraient augmenté en France : il était inférieur à 1 milliard il '<' cinq wm te ans, il est aujourd'hui de plus de 9 milliards. (Voir Ibl destat., nos 43 et 44.)

pur la figure ci-jointe (fig. 137), on peut suivre d'année en *|iée, depuis 1830, le mouvement de notre commerce général (pins le numéraire) ; on se rend aisément compte des causes

; ) Il y a pourtant de très-grandes différences à cet égard entre les « uations faites par les douanes des diverses nations. (Voir Tabl. de *'., no 51.)

qui, à certaines époques, en ont arrêté le développement, et cette courbe peut donner une idée approximative de l'accroissement général de la richesse dont le commerce est une des manifestations ; toutefois, par suite de la facilité apportée au> communications, les relations commerciales se sont accrue* dans une proportion plus grande que la production même d(

Milliards g defrtfncs «g

Fisr. 137.

la richesse. A ce progrès, d'ailleurs, ont participé ^toutes 1< nations civilisées, et certains pays, moins éprouvés que nov par les crises politiques, en ont, comme on le voit poi l'Angleterre, plus largement profité que nous.

Depuis un demi-siècle, le progrès des voies de communicant et du crédit a été très-marqué : les lignes de chemins de fer 0

quadruplé depuis 1850 (voir Tabl. de stat., n° 32), ainsi que le nombre des lettres (voir Tabl. de stat., n° 34), les escomptes de la Banque de France (voir Tabl. de stat., n° 42), le mouvement des métaux précieux (voir Tabl. de stat., n° 39). Quoique la France fasse plus de commerce par mer que par terre (voir Tabl. \le stat., ri0 45), le progrès de sa marine a été beaucoup moins •apide que celui de ses autres voies de communication (voir ?abl. de stat., nos 35, 3G, 37 et 38).

Page 1