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ît les montagnes du Lomont (930 mètres à la partie la plus îaute) que cette rivière traverse, puis contourne.
Au nord-est, le Jura se termine à l'étroite vallée du Rhin qu'il lomine depuis le confluent de l'Aare jusque dans le voisinage de '»àle; en réalité il se relève même de l'autre côté du fleuve Laos le Jura de Souabe. C'est dans cette partie nord-est que lasse par un tunnel le chemin de fer qui relie Bâle à la Suisse
centrale, par Olten, et c'est là que fut livrée, au bord
de la
Fig. 24. — Le Reculet et le Crêt de la Neige. (Extrait de lu cai-te de l'État-major
au 80,000e.)
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use, la bataille de Saint-Jacques, en 1444. Au nord, le Jura -rend par ses derniers coteaux jusque dans la plaine d'Alice. Au nord-ouest, cette plaine, resserrée entre le Jura et les -, n'a que 350 mètres d'altitude au point de partage M eaux du Rhône et du Rhin entre Délie et Massevaux : c'est col de Valdieu ; plus à l'ouest, elle se resserre encore et s'acdente de quelques collines. L'ensemble de ce passage entre s Vosges et le Jura s'appelle la trouée de Belfort, du nom de la place forte, qui, adossée aux Vosges, défend le passage et qui s'est illustrée par sa résistance en 1871 ; par là ont maintes fois passé les invasions germaines pour déboucher dans la vallée "du Rhône et dans la vallée de la Seine ; là sont Villersexel etHéricourt, théâtres des dernières batailles de la guerre de 1871 .
16. La plaine de la Saône. — A l'ouest du Jura, jusqu'à la Côte d'Or et aux Cévennes, et jusqu'au Doubs, s'étend sur une longueur de 200 kilomètres et sur une largeur de 40 à 65 kilomètres, la haute et grande plaine de la Saône (250 à 175 mètres) (voir fig. 30). Toute la partie méridionale de cette plaine, du Doubs au Rhône, est le plateau de la Bresse, qui a été un lac durant l'époque tertiaire, et qui, à cause de son sous-sol argileux et de son peu de pente, a de nombreux étangs ; la pente générale, rendue manifeste par la direction des cours d'eau, est du sud-est au nord-ouest (de 350 mètres environ à 177 mètres au confluent de la Saône et du Doubs). La partie méridionale de la Bresse, la Bombes, est la plus élevée (300 à 350 mètres) et a la forme d'un cône très-aplati ; mais elle a aussi un sous-sol imperméable et plus d'étangs que le reste de la Bresse, étangs creusés pour la plupart de main d'homme.
17. Les Vosges. — Au nord de la trouée de Belfort est une ligne de collines filant entre l'Oignon et le Doubs dans la direction du sud-ouest et ayant pour plus haut sommet la montagne du Salbert, qui s'élève au-dessus de Belfort et qui atteint 647 mètres ; cette ligne marque la limite des terrains jurassiques et des terrains relevés par les soulèvements des Vosges.
Les Vosges, que les Allemands nomment Wasgaux sont une chaîne orientée vers le nord-nord-est et longue de 240 kilomètres en ligne directe, en y comprenant le Haardt qui en est le prolongement. Quoiqu'elles ne constituent pas une ligne im-
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