L'AFRIQUE FRANÇAISE
(Voir dans l'Atlas la planche des Colonies.)
269. La région du Sénégal. — Sur la côte occidentale t1 l'Afrique et presque à la limite sud-ouest du Sahara, dus le 16e degré de latitude septentrionale, est le Sénégal, rand fleuve d'environ 1,600 kilomètres de longueur, formé de eux bras qui descendent vers le nord dans la région du Fontafalon, en formant deux chutes. Le Sénégal reçoit la Falémé, .lis coule au nord-ouest et à l'ouest en décrivant un grand 'c de cercle. La contrée qu'il traverse est montagneuse à l'est 2 Fouta Djalon), couverte au centre, dans les parties arrosées, ; forêts d'arbres très-épineux (le Fouta), sablonneuse et maréigeuse à l'ouest, dans le voisinage de la mer (le Oualo, le vyor, etc.)- Le fleuve est sujet, dans la saison des pluies, à 5 crues considérables (16 m. à Bakel, lm20 à Saint-Louis);
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ses débordements forment des cours d'eau temporaires, dits marigots. Dans son cours inférieur, il est semé de nombreuses îles et il enveloppe de ses bras la grande île de Morfil; son embouchure, qui se recourbe vers le sud devant une longue digue de sable, est variable et obstruée par une barre mobile qui ne permet pas aux gros navires d'y pénétrer. Il n'est navigable jusqu'à Bakel et à Médine (1,000 kil.) que pendant la saison des hautes eaux.
A 180 kilomètres au sud de l'embouchure est le Cap-Vert derrière lequel s'abrite la petite île ou, pour mieux dire, le rocher de Gorée, mesurant seulement 17 hectares. C'est la seule bonne rade de cette côte.
A 180 kilomètres au sud de Gorée, est l'embouchure de h Gambie, le fleuve le plus important de la contrée après le Sénégal; un plateau sans eau et sans habitants sépare les deu: bassins. Depuis Gorée règne, sur une longueur de plusieur: centaines de kilomètres, une côte généralement basse, percée de larges estuaires, bordée d'îles et de nombreux marigot que bordent des mangliers, des plétuviers et des roseaux Parmi les cours d'eau qui débouchent dans ces estuaires sont au nord de la Gambie, le Sa!oum, qui communique avec c fleuve; au sud, la rivière de Cacheo, la rivière de Geba dor l'estuaire se confond avec le delta du Rio-Grande, la Caxa maiice.
270. lie climat. — Le Sénégal a le climat chaud des ta piques ; c'est pendant les trois mois de mars, avril et ma correspondant à notre printemps, que la température moyenn est la plus élevée : dans l'intérieur, à Médine, 34°, 2, tandis qu durant nos mois d'été on ne compte en moyenne que 29°, 9, ( 25°, 9 dans nos mois d'hiver ; quand souffle l'harmattan, ver d'est, le thermomètre peut monter à 65° à l'ombre. Sur le bor de la mer, grâce à l'influence de l'Océan, la distribution de 1 chaleur est différente : à Saint-Louis et à Gorée, 20°, 5 en hive: 20 à 21 au printemps, 26 à 27 en été et en automne. En réalit le Sénégal n'a que d°ux saisons : de décembre à mai, les ven de nord-est, c'est-à-dire l'alizé, dominent, excepté à Sair Louis ; ce sont des vents secs, souvent frais, souvent aussi fo tement échauffés par la traversée du désert; de juin à novembi
es vents deviennent variables, et ceux d'ouest sont fréquents : ••'est la saison des pluies, dite hivernage, laquelle commence
jrdinairement dans les premiers jours de juillet. La pluie est beaucoup moins abondande sur le continent et surtout dans l'intérieur, dont le séjour est très-malsain, que dans l'île de ,îorée, station qui, ainsi que Tîle Saint-Louis, n'est nullement préjudiciable à la santé des Européens.