‹ La France avec ses colonies;Chapitre 13 sur 147 · I.ÏH · texte numérisé non relu

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du Jura, est vers le nord -ouest.

Comme l'indique le cours des eaux, le terrain est en pente douce, peu!

productif , quelquefois cultivé plus souvent couvert de forêts.

Sur le versant oriental, ces plateaux tombent d'une altitude de 450 à 600 mètres dans la plaine de la Saône, élevée d'environ 200 mètres, en lui présentant un talus rapide, profondément échancré par de petites vallées , comme le valSuzon(fig.30).

On les appelle plateau de Langres du nom de la ville de Langres assise sur l'un d'eux à une altitude de 473 mètres (voir fig.

31) ; voir aussi plus loin la montagne et le sud du plateau de Langres, à la fi-

Fis. 31.

Langres et son plateau (extrait de la carte de l'État-major au 80,000e).

jure représentant la source de la Seine. Les points culminants lans La partie septentrionale sont le Haut-du-Sec (516 mères et La montagne du Saule (512 mètres) qui domine la vallée [de La Tille. Entre l'Ource , affluent de la Seine , et rOuche, le plateau s'élève davantage; à son extrémité méridionale , il atteint 593 mètres au mont Tasselot et 608 au signal de Malain, où commencent à apparaître les terrains

primaires. C'est au sud de ce dernier sommet que débouche le chemin de fer de Paris à Dijon, après avoir traversé la ligne de faîte par le tunnel de Blaisy- Bas. Du côté de l'ouest, les coteaux boisés, ou parés de vignobles , s'inclinent doucement et sont sillonnés par des vallées boisées ; au confluent des rivières, ils forment des promontoires avancés. Les habitants delà plaine de la Saône

désignent cette région de plateaux sous le nom générique de « la Montagne ».

Au sud, entre l'Oze et l'Armançon, est une région où les val-

Fig. 32. — Mont Auxois (extrait de la carte de l'État-major au 80,000e).

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lées sont plus fraîches, à cause de l'imperméabilité du soussol, et les coteaux plus déchiquetés ; elle est désignée sous le nom d'Auxois. Le mont Auxois (418 mètres), promontoire qui domine la plaine des Laumes, au confluent de l'Oze et de la Brenne, et qui a été le théâtre de la lutte de César contre Vercingétorix, en dépend (voir fîg. 32). Le pays d'Auxois est en quelque sorte le nœud qui unit le plateau de Langres, la Côte d'Or et le Morvan, et le point où les eaux se partagent pour couler vers la Seine, vers la Saône et vers la Loire.

La Côte d'Or, séparée du plateau de Langres par la profonde vallée de l'Ouche, s'étend de cette vallée jusqu'à celle de la Dheune, sur une longueur de 50 kilomètres. C'est un plateau étroit, s'élevant à 584 métrés au mont Afrique visible de Dijon, et à 636 mètres dans le bois Janson; il doit son nom de Côte d'Or aux riches vignobles qui, au-dessous de la zone des bois, revêtent de Dijon à Chagny tout son versant oriental et qui produisent les vins les plus renommés de la Bourgogne. Le nom de Côte d'Or s'applique par extension au revers occidental comme au revers oriental, et la Côte d'Or, dans sa plus large acception, sert de ligne de partage des eaux et s'étend jusqu'à la dépression du canal du Centre.

25. i.c Morvan et le» collines du Nivernais. — Au sud-ouest de l'Auxois, se dresse un massif de granit, de porphyre et de schistes cristallins, entouré de terrains basaltiques : c'est le Morvan. Sur son sol imperméable courent de nombreux et limpides ruisseaux qui portent leurs eaux à la Loire ou à la Seine et qui entretiennent la fraîcheur des prairies ; quoique la direction générale des monts soit du nord au sud, sur une longueur d'environ 80 kilomètres, c'est moins une chaîne qu'un amas de surfaces ondulées et de dômes qui dépassent en général 600 mètres et qui atteignent leur plus grande élévation au sud-est de Château-Chinon. Au sud de la forêt d'Anost, le sommet des Grands-Bois a 804 mètres; plus au sud, la chaîne du grand Montarnu atteint 847 mètres, le bois de Folin 861 mètres, et dans les Bois du Roi, le mamelon le plus élevé est à une altitude de 902 mètres. Plus au sud encore, à la source de l'Yonne, le mont Préneley a 850 mètres et le mont Beuvray, sur le sommet duquel fut probablement l'antique Bibracte, en a 810.

faes forêts recouvrent en grande partie les hauteurs du hiorvan. «

La vallée de l'Arrotin, ou plaine de YAutunois, qui recèle la nouille, accumulée dans un bas-fond entre le granit et le gneiss, marque la limite sud-est du Morvan.

Les collines du Nivernais s'étendent des vallées de l'Yonne et de l'Aron, par lesquelles passe le canal du Nivernais et qui les séparent des monts du Morvan, jusqu'à la vallée de la Noliain. Elles forment plusieurs rangées allongées du nord au sud, très-boisées et séparées par les vallons où coulent parallèlement les petites rivières tributaires de l'Yonne ou de la Loire ; elles sont formées en général de terrains tertiaires reposant sur un sol jurassique, quoique leur principale crête, a L'ouest de Saint-Saulge (452 mètres), soit composée de schistes cristallins. Au nord du Morvan et des collines du Nivernais, jusqu'à Auxcrre et Tonnerre, règne la région monotone des plateaux calcaires et secs de VAuxerrois qu'entrecoupent de gracieuses vallées.

Sur la rive gauche de la Nohain, à la limite des terrains jurassiques, crétacés et tertiaires, le terrain se relève en manière de bourrelet ; le sol , maigre et imperméable , se couvre d'étangs, de landes, de forêts : c'est la Puisayc, dont L'altitude la plus grande est de 388 mètres (à l'ouest de Courson) et qui s'étend, en s'abaissant vers le nord-ouest, jusqu'à Briare.

An delà du canal de Briare, le bassin de la Seine et celui de la Loire ne sont séparés que par un plateau de terrain tertiaire, qui nulle part n'atteint 200 mètres et que recouvre en grande partie la vaste mais monotone forêt d'Orléans. Ce plateau domine par un talus d'une cinquantaine de mètres le val de Loire. Une bulle, au nord de Gien, s'élève à 187 mètres : c'est le point culminant; mais, à l'endroit où passe le canal d'Orléans, la ligne de faîte n'a plus que 128 mètres, et au delà elle se confond avec la Beauce,

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