‹ La France avec ses colonies;Chapitre 136 sur 147 · i()l — publiques de filles · texte numérisé non relu

i()l — publiques de filles

10,998 — libres —

(2) On compte aujourd'hui près de 30,000 cours d'adultes.

(3) 3,652 asiles avec 148,000 enfants en 1872.

(4) Il existe 81 écoles normales primaires de garçons et 11 de filles.

ments spéciaux. Il est pratiqué aussi clans un grand nombre de pensionnats et d'externats privés (1).

L'État, pour former les professeurs de cet enseignement, a créé Y École normale spéciale de Cluny.

345. L'enseignement secondaire classique. — Il est donné par l'Etat dans les lycées, par l'État et les communes dans les collèges communaux (2), par le clergé dans les petits séminaires, par le clergé et par les laïques dans des établissements libres (3). Il y a un lycée dans la plupart des chefs-lieux de département (4). Paris possède cinq lycées, un collège communal, et un collège libre assimilé, à certains égards, aux lycées. Les deux divisions des études classiques ont leur sanction dans les diplômes de bachelier es lettres et de bachelier es sciences que délivre le ministre, après examen fait par les Facultés.

VÉcole normale supérieure, à Paris, forme des professeurs destinés à donner l'enseignement classique dans les établissements publics.

346. L'enseignement supérieur. — Il est donné (1875) aunom de l'État, par les Facultés qui ont d'ordinaire leur siège au chef-lieu d'Académie. Il y a, en France (1875), 15 facultés des lettres et 15 des sciences, 11 de droit,! de théologie, 3 de médecine, 3 écoles supérieures de pharmacie dans les 3 facultés de médecine, et 21 écoles préparatoires de médecine et de pharmacie. Les Facultés, indépendamment des cours que font les professeurs, sont chargées de faire subir aux candidats, chacun dans leur ordre, les examens qui confèrent les grades de bachelier, de licencié et de docteur (V. le tableau ci-après\

(1) 75 lycées (sur 81) et 244 collèges communaux donnent l'enseignement secondaire spécial (en 1872) : avec la population des écoles municipales et des établissements libres, on peut compter environ 50,000 élèves de l'enseignement industriel.

(2) Il y a 244 collèges communaux (France et Algérie), et 26,000 élèves, dont 13,500 reçoivent l'enseignement classique.

(3) Les établissements libres qui étaient, il y a quelques années, au , nombre d'environ 1,000, comptent approximativement 80,000 élèves.

(4) Il y a 81 lycées (dont 1 à Alger) renfermant près de 38,000 élèves, ' dont 30,003 environ reçoivent l'enseignement classique (1872).

Siège dos Facultés de l'Etat.

Mr

Marseille

Besançon

Qordeaux

Caen

Vlermont

Dijon

Douai

Lllle....\

Grenoble

Lyon

Montpellier

Nancy

Paris

Poitios

Hennés

Toulouse

Montant an

Totaux

Facultés Lettres. Sciences. Droit. Théologie. Médecine. Total.

1 protestante.

lie Collège de France et le Muséum d'histoire naturelle, établissements de l'État, représentent les hautes études indépendantes. Un certain nombre de cours libres et de conférences peuvent être rangés dans la môme catégorie. Le Conservatoire des arts et métiers, à Paris, qui est rattaché au ministère de l'agriculture et du commerce, est en quelque sorte la Faculté de l'industrie.

En 1875, la loi a décidé la liberté de l'enseignement supérieur, autorisant ainsi, dans certaines conditions, l'établissement de facultés autres que celles de l'État.

347. lie* écoles spéciales. — Indépendamment des école militaires et autres déjà mentionnées, il faut citer: Ie à Paris, Y Ecole polytechnique qui fournit des officiers à l'armée et des ingénieurs aux services publics , Y École nationale des mines, Y École nationale des ponts et chaussées, Y École centrale des arts et manufactures qui prépare des ingénieurs civils ; l'JÊvole des chartes qui forme des archivistes-paléographes ; YÉcole pratique des hautes i tudes qui prépare des jeunes gens a l'étude approfondie des mathématiques, de la physique, de la chimie, de l'histoire naturelle, des sciences historiques et de la philologie ; YÉcole des beaux-arts qui forme des peintres, des sculp-

LA FHANCE . I I

teurs, des architectes ; le Conservatoire de musique et de déclamation qui forme des artistes dramatiques et des musiciens ; l'École des langues orientales vivantes ; 2° hors de Paris, 3 Ecoles d'arts et métiers, à Chàlons-sur-Marne, à Angers, à Aix ; 3 Ecoles d'agriculture, à Grand-Jouan (Loire-Inférieure), à Grignon (Seine-et-Oise), à Montpellier; 3 Écoles vétérinaires, à Alfort. Seine), à Lyon, à Toulouse ; Y École des mineurs de Saint- Étienne ; YÉcole des maîtres ouvriers mineurs d'Alais ; Y École d'horlogerie de Cludes (Haute-Savoie) ; YEcole pratique d'irrigation et d<> drainage de Lézardeau (Finistère) ; YEcole d'Athènes; la Villa Médicis, à Rome ; les Ecoles de la Légion d'honneur, à Saint-Denis et Écouen, etc.

Il existe aussi en ce genre divers établissements privés ou communaux, entre autres, des cours de dessin pratique ou des écoles, telles que l'École centrale lyonnaise, l'École d'horlogerie de Besançon, les Écoles supérieures de commerce, à Paris, à Rouen, au Havre, à Lyon, à Marseille, etc.

348. L*a<lministrafioi] académique. — L'instruction publique est régie par la loi du 15 mars 18ô'0, amendée ou développée par les lois du 14 juin 1854, du 21 juin 18C5 et du 11 avril 18G7.

L'administration de chacune des 16 académies ou circonscriptions territoriales de l'instruction publique est confiée à un recteur assisté d'un conseil académique. Ce recteur a sous ses ordres, dans chaque département, un inspecteur d'académie, et, dans la plupart des arrondissements, un insp cteur de l'instruction primaire. L'inspecteur d'académie fait partie du conseil départemental que préside le préfet.

Les 16 académies sont :

Au Nord et au Nord-Ouest.

Académies. Départements du ressort.

Douai Nord, Aisne, Ardennes, Pas-de-Calais, Somme.

Caen Calvados, Eure, Manche, Orne, Sarthe, Seine-Inférieure.

Paris Seine, Cher, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Loiret, Marne

Oise, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise.

Rennes Ule-et- Vilaine, Côtes-du-Nord, Finistère, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Morbihan.

Au Nord-Est.

Nancy Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges.

Besancon Uoubs, Jura, Haute-S;iône, arrondissement de Belfort.

Dijon.* Côte-d'Or, Aube, Haute-Marne, Nièvre, Yonne.

Cfumbéry Savoie, Haute-Savoie.

Au Sud-Est.

Lyon Rhône, Ain, Loire, Saône-et-Loire.

Grenoble .... Isère, Hautes-Alpes, Ardèclie, Drôme.

Aix Bouches-du-Rhône, Basses-Alpes, Alpes - Maritimes,

Corse, Var, Vaucluse.

Montpellier.. Hérault, Aude, Gard, Lozère, Pyrénées-Orientales.

Au Sud-Ouest.

Toulouse.... Haute-Garonne, Ariége, Aveyron, Gers, Lot, Hautes- Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne.

Bordeaux .... Gironde, Dordogne, Landes, Lot-et-Garonne, Basses- Pyrénées.

Poitiers Vienne, Charente, Charente-Inférieure, Indre, Indre-et- Loire, Deux-Sèvres, Vendée, Haute Vienne.

Au Centre.

Clermont,... Puy-de-Dôme, Allier, Cantal, Corrèze, Creuse, Haute- Loire.

349. E.es colonies. — L'Algérie forme une académie particulière ; l'île de la Réunion a un lycée ; Pondichéry et Cayenne ont un collège ; la Martinique et la Guadeloupe ont des établissements libres.

350. Los (sociétés savantes et l'Insfifut. — L'instruction est facilitée, d'une part, par les bibliothèques et les musées, où sont rassemblés les chefs-d'œuvre de la pensée et de l'art, d'autre part, par les corps savants qui font ou qui stimulent les travaux littéraires et scientifiques et groupent les hommes distingués. La plupart des villes ont une bibliothèque, et, depuis quelques années, beaucoup de communes et d'écoles primaires en ont été pourvues soit par l'État, soit par des associations privées. Presque tous les départements possèdent une ou plusieurs sociétés savantes dont quelques-

unes jouissent d'une grande renommée. Paris en renferme un grand nombre.

On trouve, en outre, à Paris quelques grandes institutions publiques :

V Observatoire, le Bureau des longitudes, Y Académie de médecine ;

Et, placé au sommet de la science, l'Institut de France, composé de cinq académies, Y Académie française, Y Académie des inscriptions et belles-lettres, Y Académie des sciences, Y Académie des beaux-arts, Y Académie des sciences morales et, politiques, dont les membres, au nombre de 40 pour chaque académie (1) (l'Académie des sciences seule en a 66), sont élus par leurs confrères.

9e Section.

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