‹ La France avec ses colonies;Chapitre 99 sur 147 · CARTE · texte numérisé non relu

CARTE

des

Voies ÎVaviQables

' Les ooiesoux. ont

ejuniot/cnne unnxow

• ve/nertt de, plus cLe Jo.ooo tonnes sont

ombrers cL'ujv traxt/ dont la largeur est proportionnelle, eu

• lie. ) Les rruiCLUJ- pré/e/es, Ulsi/ue le.rmdiaue-^'^, U- rapport, uufislati/ ■ I. Il './frautx .sont marques par* -une hpne ponctue^.

Fier. I3i.

Savoie, Haute-Savoie, Drôme, Hautes-Alpes, Basses-Alpes; dans !a région des Pyrénées, Aude, Haute-Garonne, Basses-Pyrénées; lans les Landes ; et, au centre, dans le Cher et l'Yonne, départements qui ont chacun plus de 90 kilomètres flottables.

■1° Los canaux de navigation, ayant une longueur d'environ \ 000 kilomètres, et distingués en canaux de jonction, qui réunisenl deux bassins ou deux cours d'eau dans un même bassin.

et en canaux latéraux, qui longent ou empruntent le lit d'un cours d'eau naturel et en facilitent la navigation. (V. Taol. de stat., n° 7.)

La somme des marchandises qui parcourent les canaux est à peu près le double de la somme des marchandises qui parcourent les voies fluviales naturelles. Les premières cependant sont seules assujetties à des droits, droits minimes d'ailleurs, qui ne couvrent pas les frais d'entretien depuis que l'État est propriétaire de la plupart des canaux. Une partie de ces voies n'a qu'une navigation nominale ; 1 \ .000 kilomètres seulement sont fréquentés et les trois quarts du trafic se concentrent sur 1 ,800 kilomètres environ.

Paris et le bassin de la Seine sont le principal centre de la canalisation et de la navigation intérieure de la France ; la nature géologique delà contrée avait préparé cet état de choses; les intérêts politiques et commerciaux ont fait le reste.

La navigation dans le lit môme de la Seine ne remonte pasau delà de Méry, un peu au-dessus du confluent de l'Aube Mais, en réalité, le fleuve présente à la batellerie une ligne continue de 655 kilomètres, composée du canal de la haut< Seine (76 kil.) qui, entrepris au xvne siècle, refait de 1840 ; 1846, suit le fleuve depuis Villebertin, à 9 kil. 1/2 en amont d Troyes, jusqu'à Marcilly sur l'Aube, près du confluent de cett rivière, et que l'on projette d'étendre en amont jusqu'à Bai sur-Seine, de la haute Seine du confluent de l'Aube à Pari (212 kil.), de la basse Seine, de Paris à Rouen (242 kil.), se< tions dont on a rendu la navigation plus facile au moyen d't cluses et de barrages construits depuis 1838, et de la Seii maritime de Rouen à la mer (125 kil.). La pente est faible et. remonte est facilitée par le touage. Les chômages occasions par les glaces ne sont guère en moyenne que d'une semaii par an. Sur le canal et sur la haute Seine jusqu'à Montereai le trafic est médiocre ; il ne dépasse pas 3000 tonnes sur canal et 80,000 sur le fleuve. Depuis le confluent de l'Yonne,

a une grande importance : 940,000 tonnes sur la haute Seine : 850,000 tonnes sur la basse Seine.

Sur la rive droite, Y Aube est navigable depuis Arcis-sur- Aube (45 kil. et 10,000 tonnes) ; et la Marne depuis Château- Renard (325 kil.).

La Marne est une voie de communication importante ; la navigation commence en amont de Saint-Dizier par le canal latéral à la Marne qui part de Donjeux, dessert les hauts fourneaux et forges de la Haute-Marne et s'étend jusqu'à Dizy, en face d'Épernay (137 kil.). De Dizy, le cours de la rivière a été canalisé sur 178 kilomètres, et quelques-uns de ses méandres ont été coupés par des canaux qui abrègent la navigation, comme le canal de ■eaux à Chalifert (12 kil.), le canal de Chelles, le canal à demi souterrain de Saint-Maur (1 kil.) continué jusqu'à la Seine par le canal de Saint-Maurice (près de 4 kil.). Le trafic moyen est de 274,000 tonnes sur le canal latéral et de 142,000 sur la Marne canalisée. Deux affluents de la Marne, l'Ourcq, depuis le Port-aux-Perches (12 kil.) et le Grand-Morin (16 kil.) sont navigables. On peut considérer le canal de l'Ourcq (107 kil. et 267,000 t.) comme une dépendance de la Marne qu'il longe ; il s'étend de Mareuil au bassin de la Villette, qu'il alimente et qui alimente à son tour, d'une part, le canal Saint-Martin (4 kil. 1/2 et 1 million de t.), aujourd'hui en grande partie souterrain, débouchant près du pont d'Austerlitz dans la Seine ; d'autre part, le canal Saint-Denis (6 kil. 1/2), débouchant dans la Seine à la Briche, près de Saint-Denis. Le bassin de la Villette a un mouvement total d'entrée et de sortie (2 millions de tonnes) comparable à celui des premiers ports de France.

L'Oise est une voie plus importante encore : le tonnage moyen y atteint presque 1,700,000 tonnes, consistant principalement en houille. L'Oise n'a pour ainsi dire pas de commencement de navigation, parce que de deux côtés, dans son cours supérieur, elle se réunit par des canaux à d'autres bassins.

C'est àChauny cependant que la navigation commence ; mais elle suit de préférence le canal de Manicamp (près de 5 kil.), qui s'étend de l'écluse de Chauny au confluent de la Lette, puis le canal latéral à VOise (près de 29 kil.), de Manicamp (con-

Huent de la Lette) à Janville, et enfin l'Oise canalisée (105 kil.) de Janville à la Seine. L'Oise n'a qu'un affluent navigable, mais le trafic y est très -considérable : c'est Y Aisne, munie d'un canal latéral de Vouziers (1 ) à Condé-sous-Vailly (63 ML), puis Y Aisne canalisée (56 ML); le transport atteint 430,000 tonnes" dans la première section et 645,000 dans la seconde. L'Andelle (3 Ml.) est navigable depuis Pitres. Sur la rive gauche de la Seine, YYonne est canalisée d'Auxerre jusqu'au confluent à Montereau (112 kil.) ; flottable d'abord à bûches perdues depuis sa source (76 ML), puis en train depuis le pertuis d'Armes (77 ML), cette rivière porte environ 400,000 tonnes et doit presque tout son trafic aux deux canaux qui prolongent en amont sa navigation.

L'Eure est canalisée depuis Louviers (15 ML et 3,500 t.) ; la Rille est navigable naturellement depuis Pont-Audemer (15 kil. et 25,000 t.).

Il n'y a qu'un seul canal de jonction dans l'intérieur du bassin : le canal de V Aisne à la Marne (58 kil. et 412,000 tonnes), qui s'étend de Berry-au-Bac à Condé, emprunte les eaux de la Vesle et dessert Reims.

A l'extérieur, la Seine communique avec tous les grands bassins limitrophes.

A la Fère, commence le canal de Saint-Quentin (96 kil.), dont la première partie, de la Fère à Chauny sur l'Oise, et de Chauny à Saint-Simon et à Saint-Quentin sur la Somme, fut ouverte en 1738 et fut d'abord, du nom de son propriétaire, dit canal Crozat ; le seuil à franchir n'a qu'une altitude de 85 mètres, 24 mètres au-dessus de l'Oise et 16 au-dessus de lu Somme. Dans la seconde partie, entre la Somme et l'Escaut, le seuil atteint 142 mètres; le canal le franchit par un long souterrain au débouché duquel il atteint l'Escaut au Catelet et il se termine à Cambrai, reliant ainsi à la Seine la Somme, YEscaut et les canaux de la Flandre.

Le canal de la Somme, qui commence à Saint-Simon et se continue, le long du fleuve, par Amiens et Abbeville, jusqu'à Saint

(1) De Vieux-les-Asfeld à Vouziers, c'est un embranchement du canal des Ardennes qui sert de canal latéral.

alery-sur-Somme (env. 140 kil. et 90/00 t.), relie de ce côté i réseau à la mer (1).

A la Fère, commence un autre canal, le canal de la Sambre l'Oise (09 kil.), qui remonte l'Oise en s'élevant de 89 mètres ; il •anchit le seuil en s'alimentant à l'aide de plusieurs ruisseaux e la Thiérache, et, après une descente de 5m,60 seulement de ente, il aboutit à Landrecies, sur la Sambre qui est canalisé': )2 kil.) jusqu'à Erquelines, sur la frontière française; de là il se Hitinue en Belgique dans la région des houillères. La canalisaon de la Sambre a été commencée en 1690, pour approviionner l'armée française qui assiégeait Namur ; mais le canal e la Sambre à l'Oise n'a été livré à la navigation qu'en 1839. ans cette riche contrée agricole et industrielle, le trafic est écessairement important et les canaux, qui transportent la ouille, le minerai, les matériaux de construction, les denses agricoles, luttent par le bon marché contre la concurrence es chemins de fer : 650,000 tonnes pour le canal de la Samre et 1 ,620,000 tonnes pour celui de Saint- Quentin. V Aisne communique avec la Meuse par le canal des Arennes (88 kil. (?) et 116,000 t.) qui commence à Vieux-lessfeld, se détache de l'Aisne à Semuy, et passe au nord de Krgonne par le défilé du Chêne-Populeux en s'élevant de 8 mètres par 37 écluses; après avoir redescendu 17 mètres r 7 écluses, il atteint la vallée de la Bar et la suit jusqu'aussous de Pont-à-Bar (commune deDonchery) où il se réunit a Meuse, entre Sedan et Mézières.

..a Marne communique aveclaMoseWeet le Bhin par le canal la Marne au Rhin. Ce canal, construit de 1839 à 1853, le plus long de France; il mesure 317 kilomètres dont \ ne sont plus sur le territoire administré par la France, de- 5 le traité de 1871. Il se détache du canal latéral à la Marne itry-le- François, remonte l'Ornain par Bar-le-Duc, franchit un souterrain un premier seuil pour pénétrer dans la vallée i Meuse, puis un second seuil pour entrer dans la vallée

Il faut ajouter l'Avre, navigable de Moreuil au confluent. En réalité le canal compte 100 kilomètres, parce que la section de e;y à Vouziers, latérale à l'Aisne, en dépend.

de la Moselle avec laquelle il communique d'abord par le petit embranchement de Toul (2 kil.) ; il suit cette rivière dans une c-troite vallée où le canal, la rivière et le chemin de fer sont serrés l'un contre les autres et où les travaux d'art ont dû être multiplies, envoie un petit embranchement à Frouard, remonte la Meurtheen desservant Nancy, puis le Sanon, entre à la Gard( sur le territoire perdu par la France, traverse la région de:

"i svroàïr de Gjxpb&if "'■ w4&-

Canal de Bourço^'ne

Echelle -x: 3oo.ooo

ii un ll.poiir' Sou mètres}

-t Ji'ife d'àlusc

Fie. 132.

étangs où il communique avec le canal des houillères di ;i Sarre, suit quelque peu le cours de cette rivière, fran i' sous le môme tunnel que le chemin de fer le seuil des Yo - (331 m. d'altitude) à Arschwiller, et, suivant la vallée àU Zorn, débouche à Saverne dans la plaine d'Alsace d'où ilg.[lt l'IU et le Rhin en aval de Strasbourg.

VYonne communique avec la Saône par le canal de B<rgogne (242 kil.) qui a son point de départ à la Roch Yonne, au confluent de l'Yonne et del'Armançon,par 80 n*'es

d'altitude; ce canal, en se dirigeant au sud-est, remonte l'Arjhançon, puis la Brenne, puis l'Armançon, jusque vers la sourbe de cette dernière, franchit la ligne de faîte à Pouilly par un souterrain dont l'altitude est de 375 mètres (voir fig. 131), recueille par des rigoles l'eau de plusieurs étangs qui alimentent le bief de partage et les premières écluses, atteint au pont d'Ouche, par 325 mètres, le bassin du Rhône, descend avec rOuehe vers le nord-est jusqu'à Dijon, puis vers le sud-est jusqu'à Saint-Jean de Losne où il atteint la Saône. Le trafic moyen est de 369,000 tonnes. Ce canal, dont la construction avait été commencée sous Louis XV, a. été livré à la navigation en

D'Avxerrc, où l'Yonne devient navigable, part le canal du Nivernais (174 kil.) (1), qui, commencé en 1784, n'a été achevé qu'en 1843. Il remonte l'Yonne, l'espace de 103 kilomètres 1/2, en s'élevant de 166 mètres jusqu'au plateau des Brûlés où est le bief de partage, et descend le Beuvron et l'Aron, avec une pente de 74 mètres sur un espace de 66 kilomètres, jusqu'à Vecize où il atteint la Loire.

Près de Moret, à Saint-Mammês, où le Loing se jette dans la Seine, commence le canal du Loing (49 kil.), qui remonte la rivière jusqu'à Buges, en aval de Montargis. A Buges commence le canal de Briare (59 kil.), qui continue à remonter le loing, traverse la ligne de faîte, dont l'altitude n'est que de i~:» mètres, et se termine dans la Loire'à Briare, formant avec !•' canal du Loing une ligne de navigation dirigée du nord au sud et longue de 108 kilomètres. De Buges part vers l'ouest un troisième canal, le canal d'Orléans (73 kil.), qui s'alimente péniblement à l'aide de 1 1 étangs et de plusieurs ruisseaux, tra- |verse en serpentant la ligne de faîte par une altitude de

28 mètres et débouche dans la Loire à Combleux, en amont l'Orléans. Le canal du Loing transporte 317,000 tonnes, le

anal de Briare, 205,000, et le canal d'Orléans, 52,000 seuleut' ii t. Ce sont les premiers canaux à bief de partage que la

rance ait possédés. Le canal de Briare, entrepris sous le

kgne de Henri IV, lut ouvert en 1642, et la triple ligne de

Il faut ajouter 3 kil. 1/2 pour le bief de partage

navigation, grâce au duc d'Orléans et aux régiments qui travaillèrent au canal du Loing, fut achevée dès 1724.

Plusieurs projets ont été formés pour améliorer le système des canaux de la Seine, le plus complet que possède la France après les canaux de la Flandre. Ils consistent principalement dans la construction d'un canal de la haute Marne qui irait rejoindre la Saône à Gray, et dans divers tronçons, un de Chauny à Berry-au-Bac, un partant de Vitry-le-François, traversant l'Aube et la Seine et aboutissant à St-Florentin, près de la Roche-sur-Yonne, un de Joigny à Montargis; ces tronçons relieraient les canaux déjà construits pour former d'Abbeville à Orléans un grand canal circulaire autour de Paris.

Dans les petits bassins côtiers qui dépendent du bassin de la Seine, sont navigables plusieurs estuaires ou cours d'eau de Bretagne et du Cotentin, dont la navigation est exclusivement maritime : la Taute (21 kil. et 69,000 t.), la Douve (30 kil. et 37,000 t.), la Vire (46 kil. et 25,000 t.), depuis Pont-Farcy, qui avec deux petits canaux, dits canaux de Vire et Taute, forment un réseau par lequel s'exportent une partie des produits agricoles de cette contrée. VOrne est navigable (18 kil. el 54,000 1.), de Caen à la mer, et l'on projette de la relier, ainsi que la Vire, à la Mayenne ; la Dives et la Vie, son affluent, (27 kil.) et la Touques (45 kil.) sont également navigables. D'Eu au Tréport il y a un canal alimenté par la Bresle. Nous avons dit que la Somme, canalisée sur toute sa longueur, se rattache au réseau sôquanais. La Canche a quelques kilomètres de navigation maritime.

Les bassins de la mer du Nord sont très-bien pourvus à l'ouest, dans la riche plaine de Flandre ; ils sont pauvres à l'est, sur le terrain plus accidenté et moins fertile de l'Ardenne et de la Lorraine.

La Flandre en est toute sillonnée. De Cambrai, où aboutit le canal de Saint-Quentin, à la frontière (63 kil.), l'Escaut est navigable ; la Scarpe l'est depuis Arras (67 kil.) jusqu'à son confluent qui se trouve en Belgique presque sur la frontière ; le

canal de la Sensée (25 kil.), ainsi nommé de la rivière qui l'alimente, réunit Y Escaut (àEtrun) à la Scarpe (à Courchelettes), en passant par Bouchain ; cette ligne se continue en deçà et au delà delà frontière par le canal deCondé à Mons (5 kil. en France) et par d'autres canaux qui conduisent à Mons, à Charleroi et à Bruxelles ; c'est une des voies les plus importantes pour le transport delà houille. Le tonnage moyen de la navigation de l'Escaut est de 1,175,000 tonnes; celui du canal de la Sensée de 590,000 tonnes ; celui de la Scarpe au-dessous de la jonction du canal de la Sensée, de 330,000 tonnes. A l'ouest de la Scarpe commence une suite de canaux qui longent le pied du plateau d'Artois et s'étendent de la Scarpe à la mer. Ce sont le canal de la haute Deule (26 kil. et 651,000 t.) du fort de Scarpe à Bauvin, lecanal d'Aire à la Bassée (42 kil. (1) et 615,000 t.) de la Bassée (Bauvin) à Aire sur la Lys, le canal de Neuffossé (18 kil. et €68,000 t.) d'Aire à Saint-Omer sur l'Aa, l'Aa, navigable de Saint-Omer à Gravelines (35 kil. et 375,000 t.). Cette ligne se ramifie : au sud-ouest, par le canal de Calais (42 kil. et 96,000 t.) allant du AYest, sur l'Aa, à Calais, avec embranchements sur Ardres et Guines ; au nord, par le canal de la basse Deule (44 kil. et 651,000 t.) de Bauvin à Armentières sur la Lys par Lille avec embranchement sur Seclin, et par le canal de Roubaix (19 kil.) qui s'embranche sur le précédent à Marquette et va rejoindre l'Escaut au delà de la frontière ; par les canaux d'Eazebrouck

■> \ kil. et 18,000 1.), par les canaux de la Colme (38kil. et 1 U ,000 1.) de YYatten sur l'Aa à la frontière , le canal de Bergues à Dunkerque (8 kil. et 1 13,000 t.) et l'embranchement de Hondschoote, le canal de Bourbourg (20 kil. et 314,000 t.) de Guindal, sur l'Aa, au canal de Mardyck (0kil,4) qui dessert Dunkerque, et le c //'// de Dunkerque à Fumes (14 kil. et 92,000 t.) qui continue la ligne de navigation par delà la frontière. La richesse invitait à creuser des canaux dans cette contrée et l'absence de tout relief rendait le travail facile. Les canaux d'Aire à la Bassée, d'Hazebrouck et de Bergues à Dunkerque remontent au moyen âge

ni à la domination espagnole ; plusieurs autres datent du vvine siècle.

I, ii avec l'embranchement de Nœnx.

La 3Ieu.se n'offre jusqu'ici à la navigation que de médiocres ressources ; elle est navigable de Verdun au confluent du €hiers et canalisée de ce confluent à la frontière (229 kil. et 27,000 t.), d'où la navigation gagne Namur; pour compléter le réseau et réparer quelque peu les pertes de 1871, on travaille' à relier par un canal la partie supérieure du fleuve au canal de la Marne au Rhin (à Troussey). Le Chiers (37 kil.) et la Semoy (18 kil.), ses affluents, ont une petite partie de leur cours navigable. La Moselle est navigable depuis Frouard (120 kil. jusqu'à notre ancienne frontière) et la Meurthe depuis Malzéville, en amont de Nancy (12 kil.). Nous avons entièrement perdu, depuis le traité de 1871, le canal des houillères de la Sarre (75 kil.), qui s'étend du canal de la Marne au Rhin à Sarreguemines où la Sarre devient navigable, ainsi que le canal des Salines de l'est (18 kil.), qui en est un embranchement et qui va jusqu'à Dieuze ; nous avons perdu également la navigation du Rhin, celle de 1*111 depuis Colmar.le canal de Soultz à Strasbourg une partie du canal de la Marne au Rhin et une plus grande partie du canal de la Saône au Rhin. C'est pour remplacer en partie ces lignes perdues que l'on a commencé à creuser un canal qui, de Toul et de Nancy, sur la Moselle et la Meurthe, gagnera, à travers les Faucilles (par 361 m. d'altitude), la Saône i\ Port-sur-Saône.

La Saône et le Rhône présentent du nord au sud une longue ligne de navigation presque droite qui, dans l'antiquité, lorsque le commerce avait pour centre la Méditerranée, a été la plu.' fréquentée des Gaules. Elle n'est plus aujourd'hui qu'au <jua trième rang ; tandis que le tonnage moyen pour l'ensemble di bassin de la Seine est de 504,000 tonnes et pour les autres bas sins de la Manche et les bassins de la mer du Nord de 263,00fi il descend à 83,000 pour la Loire et à 74,000 pour le Rhône.

La Saône est canalisée depuis Ray jusqu'à son confluen (314 kil.) et la lenteur de son cours rend'la navigation assez fa cile. Le trafic moyen est de 266,000 tonnes ; mais il estpresqu« nul en amont de Gray et se concentre principalement entn

Saini-Jean-de-Losne et le confluent. Il n'en est pas de môme du Rhône qui, clans son cours supérieur, du Parc à Lyon (158 kil.), est navigable, mais trop rapide, trop étranglé dans des passes étroites et, sur quelques autres points, trop embarrassé de bancs de sable, pour être d'une grande utilité au commerce, et qui, dans son cours inférieur, de Lyon à la mer (331 kil.), présente de grands obstacles à la navigation ; celle-ci atteint cependant, de Lyon à Arles, 292,000 tonnes, tandis que, du l'arc à Lyon, elle n'est que de 73,000 tonnes. De savants ingénieurs pensent qu'il faut renoncer à améliorer le cours du fleuve et qu'il vaudrait mieux creuser de Lyon à Arles un canal latéral. Au-dessous d'Arles, le petit et le grand Rhône sont navigables (125,000 t.) ; mais le commerce se sert non moins souvent (122,000 t.) du canal d'Arles à Bouc (47 kil.) qui aboutit à la Tourde-Bouc, au débouché de l'étang de Berre. Ce qui gêne la navigation du bas Rhône, c'est la barre qui en rend l'entrée difficile ; un canal d'une médiocre longueur (3kil,6), mais large et profond, allant de la tour Saint-Louis dans le golfe de Fos, le muai Saint-Louis, a été récemment creusé pour faciliter à la navigation maritime l'accès du fleuve.

A la navigation de la rive droite appartient l'Ain, navigable depuis Condes(91 kil.), mais, du côté des Cévennes, la Saône et le Rhône ne reçoivent aucun affluent navigable; toutefois "ii projette d'y faire aboutir un canal venu de la Moselle et un canal venu de la Marne (voir II). Déjà, de ce côté, le bassin du Hhùne est uni au bassin de la Seine par le canal de Bourgogne i voir 1), et au bassin de la Loire par le canal du Centre (120 kil.).

L'unique point où la jonction de la Saône et de la Loire fût possible était netlement marqué par la nature dans la dépression qui sépare le massif du Morvan des monts du Charollais : c'est là qu'a été construit, de 1783 à 1793, par les États de Bourgogne, le canal nommé d'abord, du nom de la province qu'il traverse, canal du Charollais. Ayant son point de départ sur la Saône a Chalon-sur-Saône, à une altitude de 170 mètres (Voir 6g. 132), il se dirige d'abord le long de la Thalie vers le nord- «»iie>t jusqu'à Chagny, puis vers le sud-ouest en remontant à 1 aide de '.■! écluses la vallée de la Dheune ; le bief de partage est ii l'étang de Long-Pendu qui, placé sur la limite des deux

Page 1